Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Robinson
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Lun 8 Jan - 13:23

Robinson "Rob" Crusoé

Nom : Robinson Crusoé, Rob pour les intimes
Folklore : Vendredi ou la Vie sauvage, les aventures de Robinson Crusoé
Autres informations :
- Est doté de branchies qui lui permet de respirer sous l'eau
- Est actuellement le seul habitant de l'île de la Tortue
- Sa solitude l'a rendu fou, accentuant son trouble, le jeune homme étant atteint de Schyzophrénie et d'une dissociation de l'identité, étant persuadé de ne pas être le seul sur son île.



Histoire

« Je vais te raconter l'histoire d'un grand homme, un voyageur. Il a traversé le monde entier... Il a tout vu, tout entendu... C'était un grand homme, un génie un peu fou... Car dans tout génie il y a un  grain de folie... »

C'était ainsi chaque soir alors que le gamin s'apprêtait à s'endormir pour un autre jour plein de monotonie. Moi ? Je ne suis qu'un gosse comme une centaine d'autres, je suis un visage parmi des myriades d'autres, tellement semblables, je suis le pauvre gosse, celui qu'on pointe du doigt en disant « Tu vois ? Ça pourrait être pire ! ». Celui qui a perdu ses parents alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson à l'esprit vierge. Celui qui a du être recueilli par les parents de sa mère. Je ne suis pas malheureux, ça non... Il faut savoir qu'à l'époque où j'ai vécu chez eux, je n'ai manqué de rien... De rien vraiment ? Si... C'était comme si une partie de moi était incomplète, j'avais l'impression de tourner en rond comme un requin dans une cage. Je mis un paquet de temps à comprendre ce qui me manquais tant... J'étais pas un gamin comme les autres, ça, j'en étais intimement convaincu, là où la plupart des gosses de mon âge rêvaient à reprendre le commerce de leurs parents, moi je rêvais d'ailleurs, de milliers de levés de soleil différents, je rêvais de voir la lune, les étoiles, de parcourir des miles et des miles, comme l'homme aux histoires que me contaient sans cesse ma grand mère avant de m'endormir. Mais j'étais trop jeune, trop jeune pour qu'on donne crédit à mes paroles. Alors même que les gens me forçaient à oublier tout ça, moi j'en rêvais, encore et encore. Je mis ce rêve dans un coin de ma caboche, et devint le gosse modèle, l'éducation que me payais mes grands parents cultiva mon intellect, et je compris que pour réussir dans la vie et atteindre ses rêves, il fallait attraper tout ce qui passait à ma portée. Les gens me trouvaient bizarres, mais qu'importe ! On est toujours le gosse bizarre d'un autre n'est-ce pas ?
L'enfance laissa place à l'adolescence, et là... l'envie de liberté gravita avec encore plus de poids. J'avais tout vu de ce lieu, j'avais arpenté chaque chemin et ne m'y sentais plus à ma place. C'est à ce moment que je commençais mes excursions en douce. Parfois... il n'y avait rien... Et je revenais bredouille. Mais d'autres fois, je tombais sur des petits trésors, je pouvais apercevoir ces grands monstres de bois aux coques  goudronnés, des navires, comme on les appelaient, je pouvais entendre les marins chanter de temps en temps, chants que j'appris à comprendre.
Puis vint finalement le jour de ma majorité, j'étais devenu un grand garçon, un adulte « mature et responsable », et je n'attendis pas plus. Malgré les grands espoirs de ma famille de me voir devenir maçon, charpentier ou quoi que ce soit d'autre... j'en avais reçu la formation, mais refusais de m'y employer. C'est un sac plein de matériel et la tête pleine de rêve que je quittais ma ville natale. Bien sûr, ma provenance était tabou. Personne ne devait entendre parler d'une ville sous marine. L'attente fut longue, avant que l'aventure vienne me trouver. J'avais toujours imaginé ce jour comme celui où L'AVENTURE avec un grand A me percuterait violemment. Ce jour là, je me contentais de me faire passager clandestin d'un navire de pêche. Comme la plupart des aventures commencent en mer... C'est ainsi que je me fis engager comme matelot sur un navire respectable. L'aventure ne fut pas vraiment au rendez-vous, et je déchantais fort vite... Mon job ? Laver le pont aussi souvent que cela s'avérait nécessaire. Mais mon éducation avait permis de garder ce petit côté curieux qui faisait tout mon charme. C'est ainsi que je finis par avoir quelques connaissances en navigation. J'étais pas un as, mais je me débrouillais de mieux en mieux. J'entrais petit à petit dans une petite routine, j'avais un éventail de tâches à effectuer, un jour je pouvais être à la cuisine, un autre à nettoyer le pont. Petit à petit des liens forts se créèrent. Et j'eus pour la première fois de ma vie l'impression d'être à ma place. De pas être l'espèce de gamin bizarre du fond de la pièce. Ça faisait du bien. Mais comme beaucoup de choses dans la vie, le bonheur ne dure pas. Le bateau sur lequel nous naviguions heurta une chose énorme, non identifiée, je ne sus que plus tard que nous étions sur la trajectoire de l'île de la tortue alors que cette brave bête avait décidée de remonter à la surface. Le bateau se transforma en petit bois, et les marins finirent frigorifiés, noyés ou boulottés par les requins... Parfois, dans les pires situations, le destin vous envoie un signal, vous faisant comprendre qu'il n'est pas trop tard. C'est dans ce cauchemars qu'une île apparut à mes yeux, n'entendant que mon courage, je m'approchais de cette dernière, finissant par l'atteindre après une heure de nage, au prix d'un violent effort. Cette île n'était pas n'importe quelle île. Il s'agissait d'une île vivante. En effet, c'est sur le dos d'une tortue géante qu'avait germé un réel écosystème. Et c'est ainsi que l'île gagna son premier habitant humanoïde. Mes connaissances apprises lors de mon premier et seul voyage, ainsi que pendant mon apprentissage m'auront apportées beaucoup, et permis de survivre. J'explorais l'îlot, trouvant dans un premier temps un point d'eau potable, non loin de la plage. Décidant de m'y établir, les journées passaient, alors que j'essayais de garder un mode de vie « respectable », civilisé... Puis... Ces derniers continuaient à passer, et j'étais toujours plus seul. J'abandonnais petit à petit mon humanité, devenant une sorte d'animal sauvage. Mais c'est alors que quelque chose me sauva.  Ce fut un beau matin que je rencontrais celle qui allait devenir ma GRANDE compagne. Alors que je dormais, comme à mon habitude, à même le sol, à côté du point d'eau, un petit bruit me fit ouvrir un œil, puis l'autre. Je tombais nez à nez avec la créature la plus étrange que je n'avais jamais vu. Une sorte de lézard amphibien rose. Sa tête était couronnée de multitudes de petites cornes en forme de fougère. La créature s'enfuit, craintive à mon approche, mais revenait chaque jour au même endroit, s'approchant à  chaque nouvelle journée passant. C'est ainsi que je rencontrais ma première amie sur cette île. Tenn. Je n'avais jamais vu jusqu'à présent de créatures comme elle. Il fallut attendre encore une quinzaine de jours, avant que ma solitude prenne fin brutalement. J'avais repris une vie d'humain, et me baladais chaque matin sur la plage, ramassant les choses que m'emmenais la mer. C'est ainsi que j'avais fabriqué une petite maison, et des tas d'autres petites choses rudimentaires, quel ne fut pas ma surprise de voir un enfant, échoué sur le rivage. Je crus d'abord qu'il s'agissait d'un cadavre ramené à moi par la mer, cruelle ironie du sort. Mais l'enfant finit par ouvrir les yeux, me regardant avec de grands yeux bleu. Il était maigrichon, sa peau était couleur café au lait. Son expression était rieuse et pleine d’entrain, pourtant. Il me rappelait un peu moi, quand j'étais plus jeune. Je le pris rapidement sous mon aile, en tant que naufragés, il fallait se serrer les coudes, c'est ainsi que notre grande famille s'établit. Mais, comme depuis le début de cette histoire, vous comprendrez que lorsqu'une bonne chose arrive, une mauvaise chose la suit, histoire de contrebalancer le destin. C'est donc quelques jours plus tard que je compris que nous ne nous trouvions pas sur une île, mais sur une tortue géante, quand l'animal plongea sous l'eau pour quelques jours, remontant par la suite. Aucun être humain n'aurait pu survivre à part moi. Enfin... C'est ce que je croyais.

« Bah alors Rob ? Tu pensais que tu allais te débarrasser de moi ? »


L'enfant... était toujours là. Et c'est ce jour là que mon être se scinda réellement en deux et que je compris l'étendue de ma folie. Une partie de ma personne était persuadée que le petit avait survécu, et l'autre était intimement convaincue que le petit homme était un fruit de mon imagination, un mirage, une tromperie de mon cerveau pour m'empêcher de mourir de solitude. Au fil du temps, le petit garçonnet fut rejoint par une foules de personnes toutes plus colorés les uns que les autres. La solitude n'était plus, mais la folie, elle, avait posé bagage et s'était trouvé une place parmi toute cette foule.

Ce qu'on en dit

En réalité, Rob n'est pas vraiment célèbre, il s'agit juste d'un gars vivant sur une île déserte, depuis le temps, il a été oublié de tous, naufragé anonyme.
Ce qu'elle est

Robinson est seul sur une île, se battant contre les voix qu'il entend dans sa tête et les visages qu'il voit chaque jours, n'existant pas. En gros, de marginal, il est passé au stade supérieur: celui d'Hermite



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