Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Sir Gawain
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Dim 19 Avr - 1:22
Je viens d'arriver à Fairy Tales. Je crois. Du moins j'y étais parti. On ne sait déjà pas vraiment comment ça marche ce genre de voyage, mais personnellement je n'ai aucune maitrise de mon arrivée. Là tout de suite, tout ce que je sais avec certitude c'est que j'ai un sacré mal de crâne et que j'ai l'impression d'avoir pris une belle cuite à coup de Whiskey et d'Irish Coffee bien dosés. Pour aller avec ça j'ai la tête qui tourne et j'ai l'impression que mon cerveau se prend pour un farfadet, le sol tangue dangereusement et je me croirais au milieu de l'océan. L'odeur aussi me rappelle l'océan... Mais pourquoi donc suis-je sur l'océan moi ? J'ouvre difficilement les yeux, le soleil me brûlant violemment la rétine, mais je finis par vaincre la lumière, tout en voyant des étoiles. Ce qui ne va pas très bien dans le décor ensoleillé... Cela dit, il a du pleuvoir il y a peu vu le merveilleux arc-en-ciel que j'arrive à distinguer entre le silhouettes. Silhouettes ? Mais où suis-je ? J'ai du mal à distinguer les visages encore mais je peu certifier qu'il y a un attroupement penché sur moi qui me dévisage, et à première vu, ce ne sont pas des lutins provenant de mon imagination. Cela fait tellement longtemps que je ne suis pas venu sur Fairy Tales que je ne sais même plus s'il y a encore des lutins cela dit. Je finis tout de même par reprendre mes esprits et je me redresse délicatement en grommelant sous le poids de mon encéphale encore engourdi. Avant de bougonner quelque chose en me pinçant l'arrête du nez, les yeux clos, espérant faire passer la douleur.

"Mh... Bien le bonjour messieurs. Belle journée n'est-ce pas ?" Le tout avec un magnifique sourire pour terminer mon entrée en beauté.

Je me relève donc un peu péniblement en essayant de ne pas tituber. Mais rien à faire le sol tangue toujours autant. Je relève la tête et là je comprends tout de suis mieux pourquoi je ne suis pas stable. Non pas que ma chute n'y soit pour rien. Je dois faire une sacrée tête. Enfin... je ne sais pas si ça me surprend particulièrement, j'en suis encore au stade où j'essaye de me remettre les idées en place. En revenant à Fairy Tales on ne savait pas à quoi s'attendre alors on s'attendait à à peu près tout. Bon... Magnifique. Je commence à avancer d'un pas sûr mais pas droit sur le pont du navire sur lequel j'ai atterri, manquant de percuter un jeune rouquin, avant de m'excuser.

"Veuillez m'excuser mon brave. Est-ce que... Je suis navré de vous importuner, est-ce que l'un de vous pourrait me dire si je suis bien à Fairy Tales ?"

Je regarde alors les marins, qui semblent relativement surpris par... à peu près tout. En effet, je ne sais déjà pas comment je suis arrivé là, mais ces braves ne savent ni d'où je viens, ni qui je suis, ni ce que je fais là, ce qui doit être assez déconcertant. Sans parler de mon physique avantageux et de mon attitude naturelle et décontractée même dans une telle situation. En parlant de situation, où sont donc mes camarades ? Le Seigneur Yvain n'a pas l'air d'être dans les parages... J'ai dû me perdre tout seul. Néanmoins, je vois certains des membres de l’équipage acquiescé à ma question, l'air quelque peu absorber dans leur pensés, toujours en me fixant avant curiosité et incompréhension.

"Je vous remercie. Et, oh, veuillez m'excusez, j'ai perdu mes bonnes manières, je me présente, Seigneur Gawain du Faucon Blanc, Chevalier de la Table Rond à la court d'Arthur Pendragon, à Camelot. Pourrais-je parler au capitaine de ce navire ? Puisqu'il semblerait que je ne sois échoué ici pour l'instant."

J'observe autour de moi quelques instant, puis entends des bruits de pas assuré, accompagné d'une voix plus forte et intelligible que les autres. Elle me semblait appartenir à quelqu'un de confiant et sûr de lui. Je crois que j'ai trouvé le Capitaine du navire.
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Sindbad
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Dim 19 Avr - 19:24
Sindbad était allongé sur ce qui lui servait de lit dans la cabine du capitaine. Cela faisait une semaine qu’ils avaient quitté le port. Et depuis, ça n’avait pas été de tout repos. En ce cours laps de temps, le navire avait dû faire face à quatre tempêtes. Quatre ! C’était un miracle qu’ils n’aient pas coulé. Miracle qui devait être dû au fait que Sindbad avait sans doute plus l’habitude que n’importe qui dans ce genre de situation. Il n’avait pas son pareil pour naviguer sur une mer agitée. Et heureusement, le navire s’était avéré très résistant. Mais il avait tout de même été très amoché par toutes ces péripéties. Sindbad envisageait de faire une halte sur la prochaine île pour trouver de quoi réparer un peu tout ça. Parce qu’il était bien possible qu’après avoir survécu à quatre violentes tempêtes, la cinquième serait fatale.

Mais le pire, c’est que les deux dernières intempéries étaient arrivées en moins de deux jours. Entre les deux, Sindbad s’était arrangé pour que ses hommes se relaient pour aller se reposer, mais lui ne l’avait pas fait, préférant rester éveillé pendant que son équipage était considérablement réduit. Il n’avait donc pas eu le temps de faire un somme quand la deuxième catastrophe surgit. Il leur avait fallu plusieurs heures pour en sortir. Plusieurs heures où Sindbad s’était démené à la barre, ou avait été aider son équipage dans les manœuvres quand ils manquaient de force. Finalement, ils s’en étaient sortis. Une heure plus tard, Sindbad s’était retiré dans sa cabine, estimant qu’il avait grandement mérité un peu de repos. Il avait tout de même demandé à être réveillé si jamais il se passait quelque chose d’inhabituel.

Il était donc peinard dans son pieu, à dormir comme une pierre. Quand soudain un bruit le réveilla. Sindbad ouvrit un œil et regarda vers la porte. Quelqu’un frappait… Qu’est-ce qu’il se passait encore ? Il ne se sentait guère reposé, il avait dormit combien de temps ? Peu importe. Il se leva péniblement et soupira un bon coup. Il regarda en direction de sa table. Une bouteille du meilleur alcool s’y trouvait. Voilà ce qu’il lui fallait pour se donner du courage. Il s’y dirigea donc, ouvrit la bouteille et but quelque gorgés. La fatigue se fit tout de suite moins ressentir. C’était sans doute qu’une impression mais tant qu’il avait l’air en forme, c’était tout ce qui comptait.

-Ah…rien ne vaut un bon rhum.

Il referma la bouteille et se dirigea vers sa porte –porte à laquelle un membre de son équipage semblait s’acharner-, puis l’ouvrit. Un jeune marin brun de petite taille se trouvait devant.

-Qu’est-ce qui se passe ? Encore une tempête ? Un monstre marin ? Un tsunami ?
-Non capitaine ! Nous avons un passager clandestin !

…Clandestin ? Cela faisait une semaine qu’ils avaient quitté le port et c’était seulement maintenant qu’un passager clandestin se manifestait ? En général, c’était plutôt quelques heures après le départ. Une journée grand maximum. Mais une semaine… Le marin sembla voir l’interrogation de son capitaine.

-Il est sortit de nulle part ! Il est apparu comme ça !
-T’es conscient que tu n’expliques rien là ? Bon, allons voir ce passager clandestin. Au fait, ça fait combien de temps que je me suis retiré dans ma cabine ?
-Une demi-heure, capitaine.
-…Eh bien je suppose que c’est mieux que rien.

Et effectivement en regardant l’arc-en-ciel, il estimait que ça ne faisait pas longtemps qu’il était parti dormir. Peu importe. Sindbad regarda l’attroupement réuni au milieu du pont. Tout son équipage s’y trouvait. C’était rassurant de voir qu’il n’y en avait pas un qui avait gardé son poste, pas un qui vérifiait qu’ils n’étaient pas en train de changer de cap. Halala. Il s’avança donc vers le groupe d’un pas assuré, énergique, masquant parfaitement le fait qu'il avait plusieurs heures de sommeil en retard. Hors de question de paraître un peu faiblard devant ses hommes ! Il repéra celui qui devait être le fameux clandestin. Peut-être qu’il n’avait pas la mémoire des visages, mais s’il avait engagé un marin avec cette couleur de cheveux, il s’en rappellerait.

-Alors il paraît que quelqu’un s’est incrusté sur mon navire ?  Dit-il d’une voix forte.

Aussitôt les têtes se tournèrent vers lui et les marins s’écartèrent pour le laisser passer. Il pénétra dans le cercle et s’arrêta devant le nouveau venu. C’était un homme de grande taille, fort, mais dont la couleur de cheveux faisait fort peu virile à son humble avis. Enfin, chacun ses goûts. Il se tenait de manière assez sûre de lui mais ça se voyait qu’il n’avait pas l’habitude d’être sur un bateau.

-Capitaine ! Il dit qu’il est le Seigneur Gawain de la coure ronde de la table d’un dragon ! Il dit qu’il s’est échoué ici !

Sindbad regarda le marin roux qui venait de dire ça en haussant un sourcil. Il n’avait pas dû tout comprendre celui-là. Cette phrase n’avait aucun sens, peu importe dans quel ordre il mettait les mots. Mais cela fît rire Sindbad de bon cœur. Puis, se reprenant, il tapa amicalement sur l’épaule du moussaillon.

-Je crois que notre invité peut parler par lui-même. Puis, se tournant vers le-dit invité. Bienvenu à bord ! Tu te trouves sur le navire du célèbre Sindbad ! Alors comme ça tu t’es « échoué » ici ? Peut-on savoir comment ? Et d'où est-ce que tu viens ?
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Sir Gawain
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Dim 19 Avr - 20:56
Cette voix des plus détendu ne trompait pas. Je me retourne alors vivement et avec grâce d'une volte-face fluide laissant mes cheveux voler au vent à la mode Loréal, quoi que légèrement chancelant, je conserve ma contenance. Je n'ai pas l'habitude des navires. Je place une main sur ma hanche pour prendre un air plus décontracté mais confiant, je suis tout de même plutôt agréable et courtois, et puis, j'inspire ce que je suis : quelqu'un de bien. Voilà donc le fameux Capitaine du navire. Un bel homme grand et fier, il n'a pas l'air d'avoir froid aux yeux. Reste à savoir si c'est un homme d'honneur ou une crapule qui dépossède les plus démunis pour son compte. Mon visage affiche un sourire amical, je ne suis nullement nerveux, il faut beau et le soleil brille comme un lingot d'or et je ne serais pas vraiment étonné si l'arc-en-ciel prenait son départ sur ma personne.

J'observe alors la scène en silence, il n'est pas dans ma nature de couper les gens, aussi, j'attends d'être inviter à parler. Le jeune rouquin, que j'avais au préalable bousculer par mégarde, prend la parole en essayant de retranscrire mes propos, m'extorquant un sourire amusé que j'aurais pu accompagner d'un léger ricanement bienveillant. La table du Dragon ! Mon oncle serait sans doute dépité. Nous lui jouons déjà suffisamment de tours comme ça, bien que ceci ne soient pas vraiment apparentés à des farces, mais plutôt à des coup du destin. La chance ne sourit pas toujours aux meilleurs ni à ceux qui veulent le bien. Finalement, le capitaine semble compréhensif et préfère s'amuser de l'incompréhension de son moussaillon, m'invitant donc à prendre la parole.


"Mes hommages capitaine ! Je suis vraiment navré de m'inviter ainsi sur votre navire, ce n'étais nullement mon intention. Je me nomme Seigneur Gawain, chevalier à la Table Ronde de Camelot sous les ordre d'Arthur Pendragon. Nous avons quitté Fairy Tales il y a bien longtemps et revenons tout juste au pays. Malheureusement, je ne sais pas vraiment comment ces voyages fonctionnent et je me suis échoué sur votre navire par mégarde. J'en suis vraiment navré, pourriez vous me déposer à votre prochaine escale Messire Sindbad ? Ou devrais-je dire, Capitaine !"

Sur ses belles paroles je réalise une révérence légère et diplomate pleine de courtoisie avant de revenir à ma posture plus altière mais détendu, sans vraiment avoir de stabilité parfaite, mon sourire simple toujours dessiné sur mes lèvres. J'aime ma capacité à avoir l'air à la fois noble mais suffisamment simple pour être apprécié du peuple, en espérant que cela fonctionne également avec les marins, vu que je ne connais pas vraiment ce monde. Je porte ma main à mon épée, sans aucune intention de la dégainer, histoire d'avoir un peu plus de contenance, peut-être que cela m'aidera à rester droit malgré les mouvement de balancier des flots faisant grincer les planches du pont. J'observe brièvement le bâtiment pour constater quelques défauts.

"Vous devez navigué depuis longtemps. Vous êtes certainement un grand marin pour résister à de telles tempêtes. Pardonnez-moi je n'ai pas de grandes connaissances en la matière mais votre, euh... barrière m'a l'air endommagée."

Je demande donc cela au capitaine, en regardant le pavois du navire, bien que ce terme technique me soit parfaitement inconnu. J'ai donc un air interrogateur et un ton sceptique sur mes propres propos. La navigation et moi ça fait définitivement deux. Non pas que je n'aime pas ça, non, je n'ai juste pas eu beaucoup l'occasion de navigué, et je n'ai surtout jamais eu à m'occuper d'un navire, nous étions juste passager, telle une cargaison que l'ont transporte pour aller se battre sur une autre île. J'ai donc encore moins eu l'occasion de naviguer sur les eaux de Seven Seas, nous restions dans le vert de la forêt avec nos farfadets à boire notre bière dans les pubs et les tavernes à proximités. Cela dit, ce n'est pas que nous avons beaucoup navigué dans l'autre monde non plus. Du moins pour ma part.

Il va tout de même falloir que je me fasse à l'idée, n’apercevant pas de terre à l'horizon, en supposant que nous sommes bien à Fairy Tales, il va donc nous falloir certainement plusieurs jours avant d'arriver à bon port, si tenté que ce soit dans leurs plans, d'autant que je ne peux rentrer seul, et une fois arrivée, si tenté que le port soit toujours à Great Sandplace, il va me falloir plusieurs jours de marche, à moins de trouver de braves marchands pouvant m'escorter. Les fleurs de lys semblable à des trèfles des écussons de nos Terres commencent à me manquer et j'ai hâte de revoir Camelot, si tenter que la forteresse soit toujours debout après notre longue absence. Nous avons beau avoir été des légendes, nous sommes certainement tombés dans l'oublie, preuve en est avec ce jeunot. Il est loin le temps où tous connaissaient nos noms, mais nous ne somme plus que des Légendes contés auxquelles rares sont ceux qui croient encore en nous. Il va falloir que nous remédiions à cela. Pour l'honneur et la liberté !
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Sindbad
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Dim 19 Avr - 23:04
Donc définitivement, son moussaillon s’était planté dans pas mal de mots. Mais il faut dire, quelle idée de se présenter en balançant son nom, sa fonction, le mec pour qui on bosse et l’endroit où on bosse. Sérieusement, "Gawain" aurait suffit. Par contre il prétendait avoir échoué par mégarde sur son navire ? Genre comme ça ? Pouf il est apparu là ? Et sans faire exprès ? Comment est-ce qu’on apparaît sans faire exprès sur un navire ? Parce que techniquement, il aurait pu apparaître n’importe où au milieu de l’océan. Il avait quand même une chance monstrueuse en atterrissant pile à cet endroit au moment où son navire y était. C’était tout de même très improbable…Ouais bon, bah admettons. Sindbad avait vu tellement de choses improbables au cours de ses nombreux voyages qu’il était prêt à accepter ça. Mais autre chose intrigua le marin. Il était apparu, ça ok…Mais d’où ? Il disait qu’il était revenu à Fairy Tales… Mais à part à Fairy Tales, il pouvait être où auparavant ? Est-ce qu’il parlait d’une île éloignée ?

Sindbad s’interrompit dans ses réflexions lorsqu’il vit le seigneur machin faire une révérence. Il se mit à rire aux éclats. Pas un rire moqueur, mais juste un rire, parce qu’il était de bonne humeur et que ça l’amusait de voir quelqu’un faire autant de manière dans un lieu où les manières…bah on s’en fichait un peu. Il tapota amicalement l’épaule de Gawain quand il se releva.

-Pas besoin de faire des courbettes ici, mon gars ! Bon, je ne vais pas te jeter par dessus-bord ! J’te déposerai la prochaine fois qu’on arrivera au port ! Mais ça risque de prendre un moment. On l’a quitté il y a une semaine !

Non, Sindbad était cool, il n’allait pas le donner à manger aux requins. Déjà parce que ça ne servait à rien et puis ça n’avait pas l’air d’être le genre de mec à chercher les ennuis. Et puis même si ce n’était le cas, ce n’était pas le genre de Sin de balancer les gens à la mer. Bon, par contre, qu’est-ce qu’il allait faire de lui ? Il n’allait pas le laisser papillonner sur son navire pendant tout le voyage ! Mais à le regarder, c’était clair que les navires, il n’avait pas l’habitude, alors lui donner un taf… Bon, c’était déjà une chance qu’il ne soit pas en train de vomir par-dessus-bord à cause du mal de mer… Pas encore en tout cas.

-Vous devez naviguer depuis longtemps. Vous êtes certainement un grand marin pour résister à de telles tempêtes. Pardonnez-moi je n'ai pas de grandes connaissances en la matière mais votre, euh... barrière m'a l'air endommagée.

…Si il n’y avait que la « barrière » comme il dit… Dire qu’il avait réussit à oublier cette triste situation pendant ses trente minutes de sommeil. Mais Sindbad ne laissa rien paraître de son désarroi et garda son sourire assuré.

-Je vois que tu as l’œil, mon gars. On a survécu à quatre tempêtes depuis le début du voyage et c’était assez violent je dois dire. Mais il en faut plus pour avoir raison d'un marin comme moi ! Et fort heureusement, ce rafiot est solide ! On comptait justement s’arrêter à la prochaine île pour trouver de quoi réparer tout ça. D’ailleurs en parlant de ça…

Sindbad observa les membres de son équipage, toujours agglutinés autour d’eux. Il attendit trois secondes, le temps de voir si l’un d’entre eux allait comprendre le problème… Mais visiblement non. Sindbad sortit sa boussole de sa poche, la regarda brièvement, ce qui confirma ce qu’il pensait et la lança à un de ses hommes qui la rattrapa maladroitement, ne s’attendant pas à ce geste de son supérieur.

-Je vous signale que le vent a tourné et que le navire a changé de cap. Alors tout le monde à son poste ! Rectifiez le cap ! Il n’y a plus rien à voir ici ! Toi, prend la barre en attendant que je te relaie ! Dit-il en s’adressant au rouquin.

Il regarda tout le monde se précipiter pour appliquer ses ordres. Ces hommes étaient très efficaces pour obéir, mais ils manquaient pour la plupart d’expériences et d’initiatives. Il s’absentait à peine une demi-heure, et ils avaient réussi à dévier de presque 90°. Ils étaient en plein grand large mais non, il n’y en avait pas un qui faisait gaffe. Il suffisait de pas grand-chose pour les distraire. Un mec qui apparaît sur le pont et pouf ! Tout le monde s’arrête de bosser ! Enfin bon, c’était pas grave, c’était pas comme s’ils avaient une destination précise ou qu’ils avaient un temps à respecter. C’est juste que c’est mieux de garder le même cap si on veut éviter de tourner en rond. D’ailleurs, une fois qu’il fût assuré que tout le monde faisait bien son travail, il se tourna de nouveau vers Gawain.

-J’ai dit que je ne te jetterai pas par-dessus bord, mais il n’y a pas de place pour les tire-au-flan sur un navire. Et sans vouloir te vexer, t’as vraiment pas l’air d’un marin confirmé. Donc soit tu sais cuisiner et tu assisteras notre coq –Sin se rapprocha de Gawain en mettant une de ses mains comme pour cacher sa bouche aux éventuels curieux- parce qu’il est vraiment nul –puis il se ré écarta, prit un balais qui traînait contre le bastingage et le tendit à son interlocuteur- soit tu t’occupes de faire briller ce pont comme un sou neuf ! Alors ?


Dernière édition par Sindbad le Mar 2 Juin - 22:28, édité 1 fois
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Lun 20 Avr - 1:12
Le capitaine avait l'air amusé par mes bonnes manières manifestes. Je comprends que mon attitude doit sembler pompeuse, mais je trouve personnellement que même les gens n'ayant pas eu la chance de bénéficier d'une éducation exemplaire mérite tout autant le respect. Il est évident que mon attitude est la même avec tous les gens du peuple, je suis même parfois moins courtois avec des nobles ne méritant pas cette peine. Bref, Messire Sindbad à l'air d'en rire au vu de l'accolade amicale qu'il me donne fermement avant de me gratifier d'un accueil amical à première vu.

"Pas besoin de faire des courbettes ici, mon gars ! Bon, je ne vais pas te jeter par dessus-bord ! J’te déposerais la prochaine fois qu’on arrivera au port ! Mais ça risque de prendre un moment. On l’a quitté il y a une semaine !"

Bon, voilà une bonne chose de faite, je vais finalement arriver à bon port. Je ne sais quand, mais je ne vais pas leurs faire faire un détour exprès. Tout aurait été plus simple si je pouvais voler, mais il faut croire que mon côté faucon est un leur, tous les oiseaux ne volent pas et je tiens plus de l'autruche que de du macareux d'Irlande. Bien qu'en réalité je ressemble d'avantage à un flamant rose, mais c'est un détail. Je lui réponds donc avec un sourire tout aussi amusé.

"Ce n'est que de la bienséance vous savez. J'ai plus de mal à ne pas m'en encombrer qu'à l'appliqué, question d'habitude j'imagine."

En réalité c'est plus une question d'éducation, mais, bien que je ne vois pas cela comme un point négatif, cela pourrait être mal perçu, mais n'ayant pas l'air moqueur ni supérieur, je ne pense pas que mes propos ne soient mal interprétés à l'heure actuelle. Je lui indique donc son pavois cassé, à la suite de quoi il me compte brièvement son périple de la semaine.

"Je vois que tu as l’œil, mon gars. On a survécu quatre tempêtes depuis le début du voyage et c’était assez violent je dois dire. Mais il en faut plus pour avoir raison d'un marin comme moi ! Et fort heureusement, ce rafiot est solide ! "

Les eaux de Seven Seas m'ont l'air bien dangereuses. Ce doit être un grand marin pour avoir survécu à tant de tempêtes en si peu de temps, et il doit avoir de bons éléments.

"Et bien, je ne savais pas que les eaux de Seven Seas étaient si dangereuse. A moins que cela ai changé depuis ma dernière venue ici. Vous devez être un grand marin pour avoir survécu à tant de tempêtes en si peu de temps."

"On comptait justement s’arrêter à la prochaine île pour trouver de quoi réparer tout ça. D’ailleurs en parlant de ça…"

Il sort donc une boussole qu'il semble observer avec attention, je constate que personne autour de lui n'a vraiment l'air de saisir le but de la manœuvre de leur capitaine, mais n'ayant aucune connaissance en la matière je fais confiance au meneur du navire, le laissant à son cap sur ses trésors. Il s'adresse finalement à son équipage et au jeunot de toute à l'heure.

"Je vous signale que le vent a tourné et que le navire a changé de cap. Alors tout le monde à son poste ! Rectifiez le cap ! Il n’y a plus rien à voir ici ! Toi, prend la barre en attendant que je te relaie !"

Changement de cap, et bien, je suis navré, je crois que mon arrivée brutale n'y est pas pour rien. En parlant d'arrivé brutale j'ai du tomber sur la tête en arrivant je suis encore un peu sonné, mais ça va tout de même bien mieux que tout à l'heure. L'air marin est rafraichissant et le bruit des vagues calmant. Néanmoins, je suis étonné de voir le jeune prendre la barre, ce doit être une recrue prometteuse.

Tout le monde se précipite à son poste, tout est bien rangé, chacun sait ce qu'il a à faire, on dirait des fourmis qui se hâte à leur tâche. Un mot du Capitaine et tout le monde exécute. Quelqu'un ferme qui a de l'autorité. Cela me rappel quelque peu mon oncle, pourtant, les chevaliers sont moins disciplinés, mais notre loyauté est à tout épreuve. Enfin, je ne citerais pas une certains personne que je n'ai qu'envie de tuer pour ce qu'il à fait, ce qui me fait afficher un regard légèrement contrarié une dizaine de secondes. Je m'adresse de nouveau au capitaine en désignant du regard le jeune rouquin.

"Une bonne recrue j'imagine ? Il est jeune et semble dégourdi."

Finalement il se retourne vers moi pour me donner des indications.

"J’ai dit que je ne te jetterai pas par-dessus bord, mais il n’y a pas de place pour les tire-au-flan sur un navire. Et sans vouloir te vexer, t’as vraiment pas l’air d’un marin confirmé. Donc soit tu sais cuisiner et tu assisteras notre coq parce qu’il est vraiment nul soit tu t’occupes de faire briller ce pont comme un sou neuf ! Alors ?"

Je ne peux m'empêcher de laisser s'échapper un rire amuser sur la réflexion au sujet du coq. Pas un rire moqueur, un léger ricanement amusé et presque attendri. Malheureusement, je n'ai jamais été très bon en cuisine. Nous emmenons surtout de la charcuterie et de la viande quand nous somme en campagne et nous n'avons pas le temps de faire la cuisine. Et puis, je ne suis pas des meilleurs en cuisine. De plus, je préfère profiter de l'air frais du large que d'être coincé en cuisine. J'attrape donc avec aisance la balais qui m'est lancé au vol pour le faire légèrement tournoyer avant de le poser sur mon épaule et je réponds avec mon éternel sourire, presque joueur cette fois-ci.

"En effet, je n'ai aucune connaissance en navigation, et si cela ne dérange pas, je préfère prendre l'air frais au large, j'accepte donc cette tâche, à vos ordres Capitaine !"

Je me penche légèrement sur ses belles paroles et au lieu d'une révérence je fais un salut militaire de la main avec une regard malicieux, acceptant avec motivation ce "défis". Je me mets donc au boulot à mon poste, exécutant ma tâche en sifflant légèrement un petit air. Au bout de quelques minutes je m'habitue finalement au balancier du navire et me déplaçant aisément je commence à chanter en sautillant presque avec aisance sur le pont, évitant de déranger les hommes au travail. Et en parlant de chanter je chante plutôt bien. Mais ces chants ils ne les connaissent surement pas puisque je les ramène de l'autre monde.

"C'est un fameux trois mâts, fin comme un oiseau ! HISSE ET HO ! Santiano ! Dix-huit nœuds quatre-cent tonneaux, je suis fier d'y être matelot ! Tiens bon la vague et tiens bon le vent ! HISSE ET HO ! Santiano !" Je commence alors à chanter avec ma voix plutôt puissante et portante, sans pour autant chanter fort. Il faut dire qu'elle est grave et raisonnante, ce qui la rend par ailleurs très agréable à l'oreille.
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Sindbad
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Lun 20 Avr - 14:11
Sindbad regardait tout le monde s’atteler à sa tâche. Comme c’était bien d’avoir un équipage aussi obéissant. Il n’avait pas toujours eu cette chance. Il en avait connu des plus rebelles et il avait même eu droit à quelques idiots qui voulaient faire une mutinerie. Mais bon, une mutinerie contre lui, c’était une fort mauvaise idée et il les avait vite remis à leur place ! Parfois ils avaient besoin d’être un peu dressés, mais une fois que c’était fait, ils s’avéraient dociles. Surtout les mutins. Quand ils se sont fait remettre à leur place, généralement, ils ne posaient plus aucun problème et se montraient on ne peu plus serviables.

-Une bonne recrue j'imagine ? Il est jeune et semble dégourdi.

Sindbad suivi le regard de Gawain et observa le rouquin à la barre.

-Effectivement ! Ce gamin est débrouillard, ce qui est rare pour un jeune de son âge. Il fera un grand marin !

Cela lui rappelait sa jeunesse. Mais bon, lui il n’avait pas eu le choix. Quand tu vis dans la rue, soit t’es débrouillard, soit tu meurs de faim. Enfin bref, il demanda au nouvel arrivant quel travail lui convenait le mieux à bord du navire. Celui-ci s’empara du balais, s’amusa un peu avec avant de le mettre sur son épaule en souriant.

-En effet, je n'ai aucune connaissance en navigation, et si cela ne dérange pas, je préfère prendre l'air frais au large, j'accepte donc cette tâche, à vos ordres Capitaine !

Sin était un peu déçut. Pas de cuistot accompli sur son navire. Dommage. Mais il sourit à la nouvelle recrue. C’était bien la première fois qu’une personne acceptait de passer le balai avec le sourire. En général, c’était plutôt le truc que personne ne voulait faire. Bah au moins ils avaient quelqu’un pour faire le ménage maintenant, pas besoin de faire tirer l’équipage au sort. Il regarda Gawain faire un salut d’allure militaire. C’était mieux que la révérence, au moins il apprend vite ce petit gars !

-Eh bien encore bienvenu à bord matelot !

Il accompagna ses paroles en posant amicalement sa main sur l'épaule du nouveau. Puis, il le laissa à sa tâche et lui alla reprendre la sienne… euh non avant ça, il allait faire un petit détour par sa cabine. Il rentra dedans et regarda son lit qui l’appelait. Plus tard ! Il dormirait ce soir ! Il préférait rester pour surveiller son équipage encore un peu, ainsi que la nouvelle recrue. En plus, il faisait un temps radieux, cela aurait été dommage de ne pas en profiter. En revanche, il récupéra la bouteille de rhum sur sa table. Voilà qui allait l’aider à tenir. Il la leva à hauteur de ses yeux et constata avec déception qu’elle était déjà à moitié vide. Décidément, ces bouteilles étaient beaucoup trop petites. Bon tant pis, il l’embarqua, sortit de sa cabine et rejoignit le rouquin à la barre.

-Tu peux retourner à ton poste, moussaillon.

Et sur ce, il prit sa place tandis que le jeune garçon acquiesçait et retournait à ses occupations après lui avoir rendu sa boussole. Ils n’avaient pas encore changer de cap, mais en même temps, ils avaient dû l’attendre pour virer de bord. En regardant ses hommes, le capitaine remarqua que la plupart avaient l’air à leur poste pour procéder à la manœuvre.

-Préparez-vous à virer de bord !

En attendant que les derniers préparatifs se terminent, Sindbad positionna son navire correctement par rapport au vent, qui avait soit dit en passant encore tourné. Il se mit au prêt et regarda de nouveau ses hommes. Tout lui semblait en ordre, mais il fallait s’en assurer.

-Paré à virer !
-Paré ! Répondirent ses hommes en chœur
-On vire !

Et Sindbad fit jouer la barre pour changer de direction. Lorsqu’ils se retrouvèrent face au vent, les voiles se dégonflèrent. Mais le navire continua de virer jusqu’à un angle d’environ 45° par rapport au vent et elles se gonflèrent de nouveau sous l’action du vent. Sindbad continua encore de virer pour obtenir un angle d’environ 60°, ce qui les faisait un peu dévier de leur trajectoire initiale, mais la navigation n’en serait que plus agréable. Après tout, ils n’avaient pas de destination précise alors tant qu’à faire, il valait mieux éviter la gîte ou les vagues qui s’écrasent sur le pont sinon l’équipage allait râler. Surtout le petit nouveau, là, il n’apprécierait sûrement pas que des vagues viennent arroser le navire pendant qu’il passait le balai. Et voilà, manœuvre réussie ! Cela méritait bien un petit remontant ! Sindbad envoya voler le bouchon de sa bouteille et but plusieurs gorgées. Ah cela faisait du bien. Il regarda l’horizon. La mer. Il apprécia ce vent agréable qui soufflait sur son visage et faisait voler ses cheveux. Il aimait beaucoup ces moments de calme, à la barre de son navire. C’était ça la vie, la vraie.

-C'est un fameux trois mâts, fin comme un oiseau ! HISSE ET HO ! Santiano ! Dix-huit nœuds quatre-cent tonneaux, je suis fier d'y être matelot ! Tiens bon la vague et tiens bon le vent ! HISSE ET HO ! Santiano !

Son attention fût attiré par l’auteur de ce chant. Le marin fût surpris. Ce mec ne savait rien de la navigation. C’était même pas dit qu’il avait déjà mit un pied sur un navire et pourtant…

-Tient, j’la connaissais pas celle-là !

Comment il faisait pour connaître une chanson de marin qui lui-même ne connaissait pas ? Bah peu importe, c’était sympa ! Il rigola un bon coup et, au troisième refrain, Sindbad se mit à chanter allègrement également. Les paroles n’étaient pas très difficile à retenir.

L’après-midi passa ainsi sans encombrement –Ôh joie-. Ils avaient eu la chance d’avoir un beau temps le reste de la journée, le vent était avec eux et à présent, le ciel adoptait une couleur rosée tandis que le soleil se rapprochait de la ligne d’horizon. C’était un spectacle toujours aussi magnifique à voir, Sindbad ne s’en lassait pas.

-A la soupe !!!

Ah ? C’était l’heure de manger ! Tout le monde abandonna son poste pour se réunir sur le pont. Bah oui, par un temps comme ça, on va pas aller s’enfermer pour aller manger. Sindbad quitta également la barre pour rejoindre les autres. Avec ce vent, ils ne risquaient pas de dévier beaucoup de toute façon et au pire, il rectifierait la trajectoire après s’être remplit l’estomac ! Il prêtait tout de même attention à un éventuel changement du vent. Tout le monde prit une assiette et la tendit vers le coq qui les remplit de… de… Oui bah Sindbad avait depuis longtemps arrêté d’essayer de deviner ce que cet homme leur servait. De toute façon il n’était pas difficile. Quand on a plusieurs fois manqué de mourir de faim, on est prêt à manger n’importe quoi. Et puis le plus important dans les repas, ce n’était pas la nourriture. C’était la boisson ! Une fois qu’il eu fini de servir tout le monde, le coq ouvrit un tonneau de rhum et commença à distribuer les choppes. Le repas se passa dans la bonne humeur et tout le monde riait en racontant des anecdotes sur leurs vies à terre. Mais tous se mirent à écouter Sindbad lorsque ce dernier raconta la fois où, en pleine mer, lui et son équipage s’étaient fait attaquer par de gigantesques oiseaux.

-Ils étaient plus grands que les plus grandes maisons que vous avez pu contempler ! Et leurs griffes avaient plus de forces que mille hommes réunis ! Ils nous jetèrent des rochers de la taille d’un éléphant sur notre navire ! Je parvins à éviter le premier grâce à mon habileté à la barre, mais aussi habile que je sois, je ne pu éviter le second et le navire coula !

Tous étaient pendus à ses lèvres tandis qu’il racontait ses aventures ! Sindbad adorait raconter ses histoires. Cela lui rappelait quand son père lui racontait les siennes. En plus, Sin avait un véritable talent pour captiver son public. Il savait faire rêver les jeunots. En plus, ça mettait toujours la bonne ambiance. Quand il eut fini son récit, il se tourna vers la nouvelle recrue.

-Je t’ai entendu chanter cet après-midi ! Fais-nous part de ta culture allez ! Je suis sûr que tu en connais plein d’autre !
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Sir Gawain
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Lun 20 Avr - 16:58
J'observe alors le jeune matelot à la barre avant d'entendre le capitaine dire qu'il est un bon élément. Je ne peux m'empêcher d'avoir un léger pincement au cœur quand je pense aux tempêtes qu'il a déjà essuyées, préférant ne pas imaginer de tragiques événements. Mourir si jeune en mer est fort malheureux. Toujours en observant le jeune je questionne mon hôte.

"Comment se prénomme t-il ? Que je puisse conter vos louages une fois revenu sur la terre ferme."

Je me mets donc à l'ouvrage et commence à chanter. Après deux couplets, le capitaine me rejoint dans ma chansonnette virile. Je me stoppe deux secondes pour regarder le capitaine à sa barre d'un air amusé avec un large sourire motivé pour reprendre en cœur avec le capitaine tout en retournant vaquer à mes occupations. Finalement sonne l'heure du repas. J'esquive donc tous les empressés se jetant de leur poste pour aller à la soupe et regarde alors tout ses braves au cœur vaillant d'un sourire amusé. J'ai toujours aimé me mêler aux gens du peuple, leur insouciance et leurs problèmes quotidien, bien loin de notre monde de nobles bourges qui ne pensent qu'aux richesses et au pouvoir.

Je les rejoins avec une légère distance, restant debout derrière les hommes, mon fameux sourire toujours sur mes lèvres, le vent soufflant sur mon visage. Le ciel ressemblait à mes cheveux, malheureusement je n'ai pas pu profiter du soleil pour user de ma force à bon escient, mais la mer à l'air calme. Je préfère ne pas avoir eu besoin de m'en servir cela dit. Cela serait mauvais signe, au moins nous sommes toujours à flots.

Le repas n'étais pas fameux, mais je m'en contente, nous avons eu pire en campagne. Vient donc l'heure de la boisson et des anecdotes croustillantes. Le coq sert tout le monde et je lève ma choppe pour trinquer avec les hommes.

"A la vôtre camardes ! Que le voyage soit bon et les vents nous soient favorables !"

Nous vidons alors tous nos choppes cul sec en riant avant de revenir au calme des mémoires terrestres des matelots. Je ne me lasse pas d'entendre les hommes nous raconter leurs vies à Terre. Je reste silencieux, écoutant en souriant et riant avec eux. Finalement le Capitaine se lève pour compter ses aventures avec panache. Une histoire d'oiseau plus grand que les maisons. Certainement un Rokh ou un Hræsvelg. Du moins ce sont les seuls que je connaisse.

"Certainement des oiseaux Rokh. Je ne savais pas qu'il y en avait encore à Fairy Tales. Vous avez de la chance de vous en être tirer. Comment avez-vous fait pour revenir au port après cela ?"

Finalement, ile se tourne vers moi, m'ayant écouté chanter, il ne semble pas connaitre. Rien d'étonnant à cela.

"Je t’ai entendu chanter cet après-midi ! Fais-nous part de ta culture allez ! Je suis sûr que tu en connais plein d’autre !"

"Et bien, je ramène ce chant des Terres au delà de Fairy Tales. J'ai eu l'occasion de prendre la mer et d'entendre les hommes de là-bas chanter, et comme j'ai bonne mémoire des paroles j'en ai retenu quelques uns. Peut-être voulez-vous en entendre un autre ?"

Sur ces paroles, je lance un regard interrogateur à Messire Sindbad avant de me redresser en accompagnant mon mouvement d'un geste de la main, invitant alors les hommes à m'écouter et pose un pied sur une des caisses sur lesquelles j'étais assis, je lance un regard malicieux à l'assemblée et me concentre en prenant une bouffée d'air, puis j'entame la chansonnette.

"Sont des hommes de grand courage,
Ceux qui partiront avec nous
Ils ne craindront point les coups,
Ni les naufrages,
Ni l'abordage,
Du péril seront jaloux
Tout ceux qui partiront avec nous.
"

Je n'ai pas choisi de chanter ça au hasard, en fait je m'adresse aux hommes. Je pense que cette chanson est motivante et donne du courage, peut-être donnera-t-elle confiance en eux aux hommes. Tout le monde à besoin de savoir qu'il est vaillant et capable. Je continu donc de chanter un peu avec les hommes.

Après cette soirée pour le moins agréable je me retire sur le pont et observe l'horizon de la mer calme. Je respire le grand air, mais quelque chose à l'horizon attire mon attention et je commence à monter les cordages pour prendre dans la hauteur, pas spécialement inquiet mais intrigué je commence à siffloter un refrain. Je vois alors la mer bouger et crois bon d'interpeler le Capitaine.

"Capitaine ! Je me trompe certainement, mais est-ce normal que nous nous dirigions droit sur cette île mouvante au loin ?"

Mais je ne pense pas être fou et cette île semble se rapprocher dangereusement. En réalité elle nous fonce droit dessus. Oh... Ce n'est pas vraiment une île ça... Sauf si les îles ont des bras. Je me balance sur les cordages en observant l'intrus et je me mets alors à chanter avec mon éternelle bonne humeur. Cette situation n'a rien d'amusante, mais mieux vaut en rire, j'ai survécu à pire, et puis, il ne faut pas inquiéter le reste des hommes.

"Ohé Ohé Capitaine abandonné ! Ohé Ohé mets des ailes à ton voilier ! Sonner sonner les sirènes aux vents salé ! Sonner Sonner la dernière traversée !"

Je chante gaiement avec une ironie non caché. Oui cette situation me fait rire, mais avec un certain sarcasme, puisqu'il est possible que j'y laisse ma peau cette fois. Les combats en mer, ce n’est pas trop mon truc et mon épée ne risque pas de m'être d'une grande utilisé cette fois-ci.
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Lun 20 Avr - 19:03
-Certainement des oiseaux Rokh. Je ne savais pas qu'il y en avait encore à Fairy Tales. Vous avez de la chance de vous en être tirer. Comment avez-vous fait pour revenir au port après cela ?

C’est qu’il avait de la culture celui-là ! Oiseau Rokh, oui, c’était comme ça que ça s’appellait il lui semblait. Mais pour son public qui n’avait pas encore vu toutes les merveilles et les monstruosités de ces mers, une description valait mieux qu’on nom.

-Bien sûr qu’il y en a encore à Fairy Tales ! Et il y a également pleins d’autres créatures étranges et mystérieuses ! J’ai eu effectivement de la chance, ce qui ne fût pas le cas de mes camarades. Je me suis accroché à une planche de bois qui avait appartenu au navire ! J’ai dérivé pendant de nombreuses heures qui m’ont semblées interminables ! Mais enfin j’atteignit une île ! Elle semblait renfermer tout ce qu’il fallait pour m’assurer une bonne survie ! J’étais alors loin de me douter que mon aventure ne faisait que commencer !

Et il continua en parlant d’un homme qui avait pour spécialité d’étrangler les personnes qui avaient le malheur de le croiser et comment cet homme avait amèrement regretté d’avoir tenté de réserver le même sort à Sindbad. Puis il raconta comment des marchands qui passaient avec leur navire l’avait recueillit. Mais il ne rentra pas encore au port pour autant ! L’histoire était encore longue. Lorsqu’il eu finit, il invita Gawain à chanter.

-Et bien, je ramène ce chant des Terres au delà de Fairy Tales. J'ai eu l'occasion de prendre la mer et d'entendre les hommes de là-bas chanter, et comme j'ai bonne mémoire des paroles j'en ai retenu quelques uns. Peut-être voulez-vous en entendre un autre ?
-Et comment que j’en veux une autre !

Le nouveau prit alors position et commença à chanter une chanson qui était fort au goût de l’équipage. Au bout de quelques couplets, tout le monde se mit à chanter, même Sindbad qui y prit un amusement sincère. C’était une bonne recrue que ce p’tit gars ! Il était nul en navigation, mais il était doué en animation !

Une fois le repas terminé, Sindbad alla reprendre la barre. Il regarda le magnifique ciel étoilé. Certains de ses hommes allèrent dormir, tandis que les autres retournaient à leur poste. Mais par ce vent calme, ils n'y avait pas grand-chose à faire. Sindbad pensa qu’il était peut-être temps pour lui d’aller dormir. Cela faisait plus d’une journée qu’il ne s’était pas reposé, si on oubliait la petite pause d’une demi-heure. Et la fatigue commençait vraiment à se faire ressentir. Mais non ! l’équipage était diminué de moitié donc il restait éveillé ! Au milieu de la nuit, ceux qui dormaient prendraient la place de ceux qui étaient resté éveillés et ensuite, au petit matin, une fois que tout le monde sera là, il irait dormir. Il n’avait que quelques heures de plus à tenir. Enfin ça faisait beaucoup d’heures quand même. Mais Sindbad était un homme fort ! Il pouvait endurer cela ! Il passa sa large main sur son visage, comme si ça allait l’aider à tenir. Puis il sortit sa longue vue et observa les alentours. Et là, quelle joie ! Une île à bâbord ! Formidable ! Ils allaient enfin pouvoir faire une escale et réparer ce rafiot !

-Capitaine ! Je me trompe certainement, mais est-ce normal que nous nous dirigions droit sur cette île mouvante au loin ?

Hein quoi ? Une île mouvante ? Ah on ne lui referait pas le coup de la baleine géante hein ! Sindbad regarda toujours attentivement l’île qu’il avait en vue… Mais non elle ne bougeait pas. Ah oui, il avait dit « droit devant ». Sindbad orienta donc sa longue vue en conséquence et -Nom d’un calamar ! Qu’est-ce que c’était que ça !? La lumière de la lune lui permettait de distinguer des tentacules autour d’une immense masse noire. Et ce n’était que la partie immergée de l’iceberg. Et effectivement, ça fonçait droit sur eux !

-Tout le monde sur le pont !!!!!!!! Tout le monde à son poste !

Hurla-t-il de manière suffisamment forte pour réveiller les endormis. L’équipage se dépêcha de se mettre en mouvement. Cette chose n’avait très certainement pas de bonnes intentions ! Sindbad prévint rapidement son équipage qu’il virait à bâbord et fit tourner violemment la barre du navire qui tourna à la gauche. Il avait repéré une île, et il valait mieux s’y diriger le plus vite possible ! Mais elle semblait tout de même vachement loin. Ils n’auraient pas le temps d’y arriver, mais il fallait à tout prix s’en rapprocher.

Soudain, le navire entra en collision contre quelque chose et fût violemment secoué. Ils venaient de percuter la créature. Un silence de plomb s’ensuivit.

-Ne vous approchez pas du bord ! Aux armes !

Ca allait commencer… Sindbad tira son sabre et le teint fermement dans sa main, un sourire provocateur et confiant sur les lèvres. Il allait y avoir de l’action. Plus personne ne bougeait, armes en mains, et ils attendaient que le pire arrive. Le capitaine sentit le navire s’arrêter. Quelque chose devait l’agripper. Des secondes passèrent. Sans rien. Interminables. Puis un hurlement. Une tentacule venait de surgir de la mer, avait aggripé un de ses hommes et l’avait emmené au fond de l’eau. Puis une deuxième arriva, puis une multitude. Il en jaillissait de toutes parts. C’était mauvais. Très mauvais. Il n’y avait aucun endroit à l’abri. La créature avait assez de force pour briser le bois du navire comme si de rien n’était. Sindbad se démenait et coupait chaque tentacules qui s’approchaient trop près de lui. Il tenta aussi d’aider ceux qui étaient en difficultés, tout en réfléchissant à un plan pour se tirer de là. C’est que c’était rapide en plus ! Tellement rapide que là, il ne la vit pas venir. Il sentit quelque chose agripper sa jambe, et en un instant, il se retrouva en l’air, puis tiré sous l’eau. Heureusement, il n’avait pas lâcher son sabre. Il coupa la tentacule qui le maintenait. Il en profita pour regarder son ennemi. Bon, comme il regardait sous l’eau, il ne voyait pas clairement, mais il distinguait tout de même une énorme, gigantesque forme noire, située juste en dessous du navire. Bon, inutile de rester là, il allait manquer d’air. Il commença à remonter à la surface mais avant de l’atteindre, il fut encore trois fois agrippé par le monstre, et à chaque fois il lui coupa le membre. Cela ne semblait pas lui faire mal, c’était plutôt décourageant.

Il finit par atteindre la surface et prit une grande respiration. De l’air ! Sale bête ! Si seulement il avait un harpon géant pour l’embrocher ! Sindbad nagea jusqu’au navire et s’y accrocha. Il regarda vers le haut. Un harpon géant ? ... Bon... Il avait une idée. Il escalada comme il put la coque du navire et se hissa sur le pont. A bord, c’était l’anarchie. Le monstre attaquait de toutes part avec ses multiples bras et ses hommes peinaient à lutter. Mais pour le coup, si Sindbad voulait que quelque uns s’en sortent, il ne pouvait pas s’attarder à les aider individuellement. Il repéra quelques hommes à proximité de lui.

-Gawain ! Tim ! Jerry ! Avec moi dans la cale ! Les autres, sur l’avant du pont ! Quand le navire explosera, vous sautez tous et vous nagez vers l’île en face comme si la mort était à vos trousses !

Ce qui était en fait plus ou moins le cas. Il ne perdit pas de temps en explications et se dirigea en courant vers la cale en espérant que les trois qu’il avait appelé le suive, tout en tranchant les tentacules qui tentaient de l’attraper. Une fois arrivé dans la cale, il s’adressa aux trois matelots.

-Réunissez tous les barils au centre !

Pendant ce temps, il prit un poignard qu’il dissimulait dans sa botte et l’utilisa pour percer un petit baril de poudre. Il entreprit ensuite de faire un chemin de poudre démarrant à l’entrée de la cale et finissant là où les autres avaient réunis tout les barils de poudre et de rhum. Tant de gâchis. Il en avait presque envie de pleurer... Mais bon, s’ils mourraient, ils ne pourraient pas le boire de toute façon. Il regarda ses hommes finirent le travail. Il s’arrêta sur le roux. Il était vraiment efficace. Gawain l’avait aussi remarqué, il lui avait demandé son nom un peu plus tôt dans la journée, quand tout allait encore bien. Sindbad lui avait répondu qu’il s’appelait Timothée, mais Tim ça restait plus court. Les trois finirent enfin leur travail. Ils n’avaient pas été long.

-Vous avez trente secondes pour rejoindre les autres à l’avant du pont ! Sautez quand ça explose !

Sindbad mit alors le feu au chemin de poudre et sortit de la cale à la suite des autres. Mais contrairement à eux, il se dirigea vers l’arrière du navire. Son plan ne se limitait pas à le faire exploser. Cela ne suffirait sans doute pas à arrêter le monstre marin. S’il voulait donner un maximum de chances de survie à ceux qui restaient –et à lui-, il fallait faire plus. Il s’accrocha au pataras et attendit. Il n’eut pas à attendre longtemps. Un éclaire de flamme jaillit du centre du navire, qui fût coupé en deux de la manière la moins nette qui soit. Sindbad se protégea le visage des projections de bois avec son bras qui ne s’accrochait pas au cordage et il regarda à l’autre extrémité du navire ses hommes sauter. Puis son regard se dirigea vers le haut du mât -qui était sur sa moitié du bateau, comme il l'avait pensé-, et enfin entre les deux bouts de ce qui avait été son navire. Il regarda l’eau. Et la créature qui devait inévitablement se trouver dessous. Oui, elle allait regretter de s’en être prit à Sindbad ! Le héros des mers !
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Lun 20 Avr - 23:23
"Tout le monde sur le pont !!!!!!!! Tout le monde à son poste !"

Ah, non je ne me trompais pas vraiment. Voilà qu'une pieuvre géante nous attaque. Alors que le monstre marin s'approche je continue de sourire en sifflotant, mais mon visage prend des traits plus sérieux. Ils veulent de l'aventure ? En voilà !

"Ne vous approchez pas du bord ! Aux armes !"

Je sors mon épée de son fourreau, je n'ai jamais autant regretté le soleil de la journée. Je descends donc de mon perchoir en me laissant tomber du mât jusque sur le pont avec souplesse, atterrissant sur pied avec une stabilité qui m'étonne moi même. Pas tout aussi fluide lorsque je me relève puisque j'ai un léger mouvement de recule et m'en amuse en sautillant presque sur place. L'immobilité ce n’est pas trop mon truc non plus, surtout sur l'eau. Je fais des moulinets avec mon arme en main, en garde mécréant, tu va goûter au fer de Gawain du Faucon Blanc ! Sauf si je me noie avant.

La bête approche et enlace le navire de ses tentacules. Elle n'en a que huit cela dit. Ce qui est déjà un nombre conséquent pour un animal de cette taille n'étant pas vraiment amical. J'esquive avec aisance les assauts sautant de droite et de gauche tranchant les tentacules par des légers moulinets. Une fois qu'ils seront trop courts nous seront certainement déjà sous l'eau, mais bon, un peu d’enthousiasme que diable ! Je vois autour de moi les membres de l'équipage paniquer, je m'adresse alors à eux d'une vois forte pour réconforter les troupes.

"Pas de panique camarades ! Ce n'est qu'un gros calamar ! Courage !"

J'affiche un regard fier et amusé et commence à chanter.

"Lèves ton verre mon ami ! Le jour n'est pas fini ! Le soleil brille encore sur nos sombres remords ! Et partout où qu'on aille, sur cette terre des hommes ! Il n'y a qu’une vérité ! Tous les chemins mènent au Rhum !"

J'espère que ma confiance rassurera les troupes, je suis comme ça, j'aime inspirer la confiance. Je me penche en arrière en mode limbo pour éviter un tentacule.

"Olé ! Raté ! Essaye encore mon ami ! Tu y étais presque ! Mais n'espère pas trop manger du faucon ce soir ! Je te souhaite bien du courage !"

J'escalade le mât m'aidant d'une corde, ligotant une de ses tentacule dans celle-ci, à défaut ça va l'occuper quelques secondes. Je regarde derrière moi et vois le capitaine se faire malmené, ce qui effraye les moussaillons. JE siffle finalement le capitaine une fois qu'il est hors de l'eau pour le charrier.

"Un problème Capitaine ? Ce n'est pas le moment de prendre un bain on a besoin d'un coup de main là haut le navire vous imite ! Ahaha ! Vous aller vous en sortir ou vous voulez un coup de main ?"

Sur ces belles paroles, le destin se retourne contre moi et je suis soulevé par une jambe. Je m'adresse de nouveau au Capitaine la tête en bas en brandissant mon épée.

"Oh ! En fait débrouillez vous tout seul, j'ai un léger contretemps !"

Je tranche net le tentacule du calamar et atterri sur le pont de manière bien moins classe que tantôt, me redressant aussitôt sur le regard des membres dépassés par les événements. Je m'adresse alors à euh avec en train tout en bondissant sur mes pieds et évitant une planche.

"Voilà un exemple typique d'un retour de bâton ! Wow !"

J'esquive de nouveau une chute de... morceau de navire. Il va finir broyer sous peu. Mais le capitaine remonte enfin sur le navire, je l'attrape par le bras pour l'aider à remonter sur le navire.

"C'est ce que j’appelle plongé avec panache. J'espère qu'avec votre expérience vous avez un plan ! Vous avez dû en tuer des centaines ?"

Oui cette phrase est à moitié ironique, mais je pense réellement qu'il a un plan. Ce qui à l'air d'être le cas puisqu'il nous emmène avec le jeune mousse et un autre homme dans la cale du navire. Suivant ses indications je déplace les tonneaux de rhum pendant que le capitaine trace un chemin de poudre. Je comprends alors sa manœuvre.

"Vous avez trente secondes pour rejoindre les autres à l’avant du pont ! Sautez quand ça explose !"

Acquiesce et m'exécute, attrapant Tim par le bras pour qu'il me suive. Je sors de la cale et rejoins le pont, voyant que le capitaine ne prend pas la même direction que nous, je repère un chemin sur le monstre levant un tentacule et m'y engage en trainant Tim à ma suite.

"Suis-moi !"

Je cours et saute, glissant légèrement sur le bras sur monstre et, une fois arrivé au sommet de son bras, je lance Tim au large en direction de Tim histoire de lui donner un peu d'avance. "NAGES !" Toujours mon sourire au lèvre je m'élance de l'autre côté du navire explosant. Il était fendu et en train de couler et comprenant partiellement la manœuvre du Capitaine je ne puis je résoudre à l'abandonner, question d'honneur. Je réalise un atterrissage particulièrement raté à côté de ce dernier en m'éclatant littéralement au sol en pente. Je soupire alors largement en rigolant de bon cœur. J'aime les missions coopératives et je n'ai jamais eu l'occasion d'en réaliser une telle en pleine mer ! C'est merveilleux ! Je me relève donc avec une souplesse tanguante au vu de la situation. Je manque toujours de stabilité sur ce navire, mais mon égo m'aide à faire illusion.

"Oyé Capitaine ! Un petit coup de main ?"

Je ne sais par quel miracle j'ai évité les débris lors de ma descente mais qu'importe. Si ce combat naval dur plusieurs heure peut-être que le soleil pointera le bout de son nez et que je pourrais enfin m'amuser un peu. Même si je dois avouer que c'est assez coquasse à l'heure actuelle. J'ai toujours se regard amusé plein de défi et de malice, je me remet à chanter pour l'ambiance.

"Lèves ton verre mon ami ! Le jour n'est pas fini ! Le soleil brille encore sur nos sombres remords ! Et partout où qu'on aille, sur cette terre des hommes ! Il n'y a qu’une vérité ! Tous les chemins mènent au Rhum !"


Dernière édition par Sir Gawain le Dim 19 Juil - 19:18, édité 1 fois
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Mar 21 Avr - 12:29
Le plan de Sindbad était foireux. Mais vraiment. En fait, n’importe qui à part lui n’aurait pas eu l’idée de faire ça. Et si quelqu’un l’avait eu quand même, il l’aurait sans doute refoulé, pensant que c’était complètement stupide et que les chances de réussites étaient proches de zéro. Mais le marin n’avait pas eu d’autres idées et n’avait pas prit le temps de réfléchir au taux de réussite. Il fallait agir ! Et si ça ne fonctionnait pas…Eh bah ils risqueraient tous d’y passer. Donc ça avait intérêt à marcher. Enfin bon, Sindbad ne pensa pas un seul instant à l’échec. Il se tenait toujours au pataras tandis que sa moitié de navire penchait de plus en plus. L’attaque de tentacule s’était calmée, peut-être que l’explosion avait aveuglé ou déstabilisé la pieuvre géante. Mais Sindbad ne se faisait pas d’illusion et se doutait que ça n’allait pas durer. Soudain, il aperçut un homme le rejoindre et s’étaler lamentablement à proximité. C’était l’homme aux cheveux roses. Mais qu’est-ce qu’il faisait là ? Il n’avait pas arrêté de fanfaronner tout le long de la bataille. Une chose était sûr, il n’avait pas froid aux yeux. Sans doute avait-il l’habitude des batailles contre des monstres en tout genres. Cela se voyait dans son regard.

-Oyé Capitaine ! Un petit coup de main ?

Bon, ce gars n’avait rien à faire là. Mais puisqu’il y était, autant qu’il serve. Une paire de bras en plus n’était pas de trop, il fallait bien l’avouer. Sindbad lui lança un sourire plein de défis.

-Très bien matelot ! Tu vas te positionner et à mon signal, tu coupes la bastaque de tribord ! Dit-il, mais après réflexion, il pensa qu’il ne devait certainement pas savoir ce que c’était que le bastaque… il reprit donc. La bastaque, c’est cette corde, là  -il désigna une corde qui était solidement fixée au navire sur la droite- Elle est reliée au mât, tu vois ? Quand je te le dirai, tu la coupes ! Ensuite, direction l’île ! J’espère que tu nages bien !

Il laissa donc Gawain aller prendre position, en chantant. Sin pensa que cette chanson aussi était sympa. Même très sympa. Enfin bon, ce n’était pas le moment. Le navire coulait, et bientôt, ils se retrouveraient à la verticale, ou pas loin. C’était bientôt le moment de lui faire sa fête à cette sale bête ! Sindbad monta à l’arrière du navire et se teint debout, son regard plongeant vers la mer, là où devait être la pieuvre.

-Tu es redoutable, mais tu as eu la malchance de t’attaquer à Sindbad ! La légende des mers ! Retient ce nom, celui de l’homme qui va t’envoyer en enfers ! Tu vas regretter de t’en être prit à moi et à mon équipage !

Et surtout tu vas regretter de m’avoir fait gaspiller tout ce rhum !!! Bon, cette partie-là, il ne la dit pas à haute voix mais il la pensait très fort. Il leva son sabre, prêt à couper le pataras, corde qui était relié au sommet du mât, puis il se tourna vers Gawain et lui cria :

-Maintenant !

Son sabre s’abattit sur la corde, la tranchant net. Le navire commença à râler. Sindbad ne perdit pas de temps et son regard se dirigea immédiatement vers la bastaque de bâbord. En fait, c’était vachement pratique que Gawain soit venu. Sindbad aurait un peu galéré à couper les deux bastaques, mais comme son matelot s’occupait du droit, il n’avait plus qu’à se charger du gauche. Il sauta vers le cordage, le coupa pendant sa chute et atterrit dans l’eau. Lorsqu’il remonta à la surface, il pu observer son mât qui se décrochait du navire dans un craquement énorme. Il bascula vers l’avant, Et son sommet plongea dans l’eau, suivit du reste. Le tout pointé droit vers la bête. Au cours de la chute, le mât allait sans doute se rapprocher de la verticale et le but était clair, empaler cette vilaine grosse pieuvre.

L’idée lui était venue en remontant dans le navire, quand il avait regretté de ne pas avoir de harpon géant. Il avait à ce moment vu son mât et il s’était dit que ça jouerait à merveille ce rôle. En plus, la pieuvre se trouvait juste en dessous du navire. Il n’avait plus qu’à trouver comment l’orienter, mais ça, c’était venu vite. En cassant le navire en deux, non seulement il laissait la place libre, mais en plus cela ferait pencher le navire. Il n’y avait plus qu’à couper les cordages qui retenaient le mât au navire pour être sûr que tout se casse bien comme il fallait et la gravitation faisait le reste. Après, il y avait plein de facteurs qui pouvaient tout faire foirer. Le monstre pouvait esquiver, mais Sindbad espérait qu’avec l’explosion, il l’avait suffisamment déstabilisé. La créature pouvait aussi avoir une peau très résistante, plus qu’au niveau de ses tentacules. Mais le capitaine n’y pensait pas. Il fallait que ça fonctionne et puis c’est tout !

Sindbad mit la tête sous l’eau pour contempler son mât piquer droit vers  la créature. C’était nickel, ça lui arrivait pile dessus ! Il ressortit la tête hors de l’eau puis il se mit à nager pour rejoindre l’île à toute vitesse. Il ne fit pas attention à la couleur rouge que prenait la mer. Il nagea aussi vite qu’il pu.

Au bout de plusieurs longues minutes de nage, il y arriva enfin. Les vagues le poussèrent sur le rivage pour les derniers mètres et Sindbad se laissa tomber sur le dos sur le sable mouillé pour reprendre son souffle. Toute l’adrénaline de la bataille retomba et la fatigue le submergea d’un coup. Deux tempêtes plus une sale bête avec seulement une demi-heure de repos, c'était trop. Il envisagea de s’endormir là, maintenant, tout de suite. Mais non. Il n’était pas seul sur cette île. Il avait vu qu’une partie de son équipage avait réussit à l’atteindre. Et ils avaient besoin d’un capitaine fort et sûr de lui. Il se releva donc, masquant au mieux sa fatigue comme il savait si bien le faire et contempla les rescapés. Six. Il y avait eu six survivants, lui y comprit. Dans leur regard, il lisait de la peur, de l’incertitude, mais aussi de la tristesse. Il connaissait bien ce regard. Il s’adressa à eux en ces termes.

-Chers amis. Aujourd’hui, nous avons perdu plusieurs de nos camarades. Mais ne nous laissons pas  ronger par le chagrin ! Regardons plutôt leurs derniers instants comme des exemples de courage ! Puissions-nous en avoir autant tout au long de notre vie. Relevez donc la tête et observons une minute de silence pour tous ces braves qui ont péris.

Le silence s’ensuivit pendant de nombreuses secondes qui parurent interminables. Puis Sindbad reprit la parole.

-Merci messieurs. Il se tourna vers la forêt qui peuplait le centre de l’île, qui semblait immense à première vue. Lorsqu’il fera jour, je partirai à l’exploration de cette île avec quelques volontaires s’il y en a. Les autres resterons ici à guetter l’arrivé des secours. Pour l’heure, reposez-vous. On fera des tours de garde de deux heures. Je commence alors allez dormir. Oh et une dernière chose, je ne veux aucun feu, c’est comprit ?

Ses hommes acquiescèrent et se préparèrent à aller dormir. Sindbad voulait tellement en faire autant. Mais il fallait qu’il ait l’air fort pour ces marins. Et puis, il n’avait que deux heures à tenir. Après il pourrait enfin dormir jusqu’au jour. Il s’assit sur un rocher et regarda son équipage. Dormir allait leur sembler bien difficile après tout ça. Mais finalement, la fatigue les rattraperait, c’était sûr. Et il savait de quoi il parlait pour avoir été dans une situation similaire un nombre incalculable de fois. Sindbad bailla puis passa sa main sur son visage. Deux heures, Sindbad… deux heures…

Son regard se dirigea vers la mer, la lune, les étoiles… Et l’absence de son bateau qui avait finit de coulé. Tout semblait si calme. Et dire que quelques minutes avant il avait manqué d’y passé. Enfin c’était habituel chez lui. Mais à chaque fois il appréciait d’avantage le calme après la tempête. C’est fou comment tout semblait plus beau, plus mélodieux, plus paisible quand on venait de frôler la mort. Même si Sindbad appréciait naturellement le reflet des étoiles sur la grande mer bleutée, cela paraissait plus magnifique encore en cet instant. Il poussa un soupir. Une fois de plus, il se retrouvait victime d’un naufrage, sur une île perdue. Mais cette fois, il n’était pas seul. Il y avait cinq personnes avec lui. Sindbad avait presque été étonné qu’il y en ait autant. Et puis, il avait réussit à tenir une semaine en mer. Si on comparait ces deux états de fait par rapport à ses autres voyages, ce n’était pas si catastrophique. Il se surprit même à sourire de cette pensée. C’était peut-être ça le pire. Le fait que cette situation soit plutôt positive par rapport à ce qu’il avait déjà vécu. Enfin, il n’avait pas encore visité l’île. Qui sait quels mystères elle renfermait ?
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Sir Gawain
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Mar 12 Mai - 17:03
"Très bien matelot ! Tu vas te positionner et à mon signal, tu coupes la bastaque de tribord !"

Cet homme est bien sympathique, mais s'il pouvait m'éclairer... Qu'est donc qu'une... Bastaque ? On dirait un nom d'arme de siège, un mixte entre une baliste et un... je ne sais pas trop quoi d'ailleurs, un onagre..? Je lui sors donc un sourire interrogateur en haussant un sourcil accompagné d'un mouvement d'épaule.

"La bastaque, c’est cette corde, là. Elle est reliée au mât, tu vois ? Quand je te le dirai, tu la coupes ! Ensuite, direction l’île ! J’espère que tu nages bien !"

Oh oui bien sûr la corde ! Je lui lance un regard ironique accompagné d'un mouvement de la main vers ma tempe, claquant les doigts dans un genre "d'Eurêka" ou de "mais oui bien sur suis-je bête !", le tout dans la plus belle ironie du monde. Parce que oui je n'ai rien de mieux à faire que de me moquer. De toute évident il faut que j'attende avant de sectionner la dite "bastaque".

"Tu es redoutable, mais tu as eu la malchance de t’attaquer à Sindbad ! La légende des mers ! Retient ce nom, celui de l’homme qui va t’envoyer en enfers ! Tu vas regretter de t’en être prit à moi et à mon équipage !"

Oui quelle malchance, le navire est foutu et les réserves de rhum y sont passées, bien que j'admire l'idée lumineuse.

"Maintenant !"

Bah voilà, on y est ! Je tranche donc la fameuse bastaque et jette un œil au capitaine qui se dirige par dessus bord. J'adresse un salut militaire de la main à notre ami mollusque avant de ma jeter à l'eau.

"Bon voyage l'ami ! Envois-moi une bouteille !"

Je plonge alors avec grâce dans l'océan avant de nager avec rapidité jusqu'au bord. Il n'y a pas à dire je crois que je préfère être sous l'eau que sur l'eau... Enfin, au moins je ne suis plus malade sur un navire, ce qui est déjà bien. Je me suis même fait au goût du rhum. J'arrive sur le rivage trempé, ma chemise blanche entrouverte laisse entrevoir mon torse viril et musclé. Mes longs cheveux gorgés d'eau retombent sur mes épaules et une mèche coupe mon visage. D'un geste fluide lors d'un mouvement de tête je lance ma chevelure en arrière laissant perler des gouttelettes d'eau autour de moi. Je prends donc ma tignasse dans mes mains et les tors pour les essorer un peu, puis les relance en arrière d'un coup de poignet, rabattant ma tresse par dessus mon épaule devant moi, laissant au passage tomber une plume blanche. La question étant tout de même de savoir comment je me suis débrouillé pour y laisser des plumes sans jamais avoir pris l’apparence d'un griffon.

Je me retourne observant le navire sombrer lourdement dans les fonds marins. Paix à son âme. J4observe alors les hommes sur le rivage, constatant leur nombre réduit, j’aperçois le jeune Tim à moitié noyé essayant de reprendre son souffle. Je m'approche de lui et lui tend la main pour l'aider à se relever avec un sourire réconfortant.

"Ça va petit ? T'as une sacrée trempe toi !"

Je me tourne de nouveau vers le Capitaine qui s'apprête à nous parler. Il prend un air que je connais bien. Celui du meneur qui fait son discours pour redonner du moral aux troupes quand tout va au plus mal. J'y ai moi-même eu recours lorsque j'étais en mission avec des hommes. Comme celle où nous devions aller récupérer l'or sous les griffes d'un cracheur de feu. Ces bestiaux sont assez avides, mais en plus ils sont intelligents... Bref...

"Chers amis. Aujourd’hui, nous avons perdu plusieurs de nos camarades. Mais ne nous laissons pas  ronger par le chagrin ! Regardons plutôt leurs derniers instants comme des exemples de courage ! Puissions-nous en avoir autant tout au long de notre vie. Relevez donc la tête et observons une minute de silence pour tous ces braves qui ont péris."

De longues secondes de silences suivent ce discours, je ne sais pas vraiment comment les morts en mers sont honorés ici, mais chez nous, lorsque des hommes ont péris valeureusement, il est coutume de lever nos épées. Je dégaine donc mon épée dès la fin du discours et la brandit en direction du large, la gardant ainsi jusqu'à ce que Messire Sindbad reprenne la parole, où je la rengaine enfin.

"Merci messieurs. Lorsqu’il fera jour, je partirai à l’exploration de cette île avec quelques volontaires s’il y en a. Les autres resterons ici à guetter l’arrivé des secours. Pour l’heure, reposez-vous. On fera des tours de garde de deux heures. Je commence alors allez dormir. Oh et une dernière chose, je ne veux aucun feu, c’est comprit ?"

Je prends la parole directement après, nous n'avons plus de navire, la terme ferme, et d'autant plus la forêt, sont plus mon domaine, et je ne le considère nullement comme mon supérieur ici, néanmoins je respecte son titre de capitaine.

"Pardonnez-moi Capitaine, mais je pense qu'il serait judicieux que je vous accompagne pour explorer l'île. J'ai pour habitude de travailler en mission d'exploration sur la terre ferme et la forêt reste notre domaine de prédilection, bien que je n'ai jamais eu affaire à l'une d'entre elles en climat tropicale. Je vous accompagnerais donc demain, je pense qu'il faudrait partir dès le levé du soleil et mettre en place des signalisations pour retrouver notre chemin rapidement. Simple mesure de précaution, ce n'est que du pistage."

Je me retourne et vois les hommes restant aller se coucher, je me dirige alors vers le rivage pour observer le large, puis je reviens vers le capitaine Sindbad assis sur un rocher à lutter contre le sommeil. Je me dirige vers lui et l'observe de ma hauteur avant de lui adresser la parole.

"Vous devriez aller vous reposer capitaine, je peux vous relevez si vous voulez. Je ne suis pas vraiment fatigué personnellement, nous ne sommes pas parti en mission avant de rentrer, nous avions trop de préparatifs pour le voyage, ce qui fait que nous sommes plutôt en forme. Par nous j'entends moi et les autres chevaliers, mais bon, comme il n'y a que moi ici."

Ma dernière phrase prend une intonation amusée, mais je m'assoie non loin sur capitaine accompagné d'une demande autorisation polie.

"Cela doit être difficile de perdre autant d'hommes et votre navire dans la même journée. Enfin je ne sais pas ce que cela fait de prendre un navire, d'ailleurs, je ne connaissais même pas son nom, mais ayant déjà perdu des hommes au combat je sais que cela est parfois inévitable."
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Mer 13 Mai - 12:51
"Pardonnez-moi Capitaine, mais je pense qu'il serait judicieux que je vous accompagne pour explorer l'île. J'ai pour habitude de travailler en mission d'exploration sur la terre ferme et la forêt reste notre domaine de prédilection, bien que je n'ai jamais eu affaire à l'une d'entre elles en climat tropicale. Je vous accompagnerais donc demain, je pense qu'il faudrait partir dès le levé du soleil et mettre en place des signalisations pour retrouver notre chemin rapidement. Simple mesure de précaution, ce n'est que du pistage."

Sindbad regarda la personne qui venait de prononcer ces mots. Décidément, ce petit nouveau aimait se faire remarquer. Mais ce n’était pas pour déplaire à Sindbad. Il s’était avéré plutôt utile pour quelqu’un qui ne tient pas debout sur un navire. Cet homme avait du sang-froid et après ce qu’il venait de dire, Sindbad devinait qu’il avait pas mal d’expérience question exploration et l’épée qu’il avait avec semblait indiquer que niveau combat, il devait pas mal se débrouiller. Il allait s’avérer être un bon allié pour la suite des opérations. Sindbad laissa échapper un sourire en coin.

-Tu as du cran moussaillon ! J’aime ça ! C’est d’accord ! Tu viendras avec moi demain.

Pour ce qui était des autres, ils n’avaient pas l’air de se manifester pour l’instant. Trop déprimés et épuisés pour réfléchir correctement. Sindbad allait leur laisser la nuit avant de donner leur réponse. De toute façon, il ne s’attendait pas à avoir beaucoup de volontaires. A la limite, qu’il n’y en ait pas du tout, cela ne l’étonnerait guère. Mais cela n’avait pas d’importance. Il aurait très bien pu y aller seul dans cette forêt que ça ne l’aurait pas dérangé. L’habitude.

Sur ce, il alla s’installer sur son rocher en regardant le large. Quelques instants plus tard, il entendit un bruit de pas sur le sable qui venaient vers lui.

"Vous devriez aller vous reposer capitaine, je peux vous relevez si vous voulez. Je ne suis pas vraiment fatigué personnellement, nous ne sommes pas parti en mission avant de rentrer, nous avions trop de préparatifs pour le voyage, ce qui fait que nous sommes plutôt en forme. Par nous j'entends moi et les autres chevaliers, mais bon, comme il n'y a que moi ici."

Sindbad regarda Gawain s’asseoir. Cela se voyait donc tant que ça qu’il était crevé ? Enfin c’est vrai qu’il s’était un peu laissé aller. Mais bon, on se ressaisit et on arrête de bailler, que diable ! Il était capitaine ! Capitaine d’un navire qui a coulé, certes, mais capitaine quand même ! Même si le principe d’un capitaine…C’est d’avoir un navire en état de fonctionnement. Enfin bref. En tout cas c’était sympa de la part de ce petit gars de vouloir le relayer mais… pas maintenant. La nuit était belle et il voulait encore en profiter un peu.

-C’est bien gentil de ta part, mon gars. Mais je peux encore tenir le coup !

Sindbad observa l’homme assit à côté de lui. Que de mystères l’entourait. Il disait qu’il venait d’un autre monde. Il y avait fait plusieurs fois référence, et ça n’avait pas manqué d’éveiller la curiosité du marin. Sindbad avait d’abord pensé qu’il s’agissait d’une île lointaine et inconnue. Une île lointaine et inconnue où on connait des chansons hyper sympa. Il devrait demander à Gawain où est-ce que c’était, peut-être qu’il pourrait y faire un saut un jour. Oui, Sindbad avait l’espoir qu’un de ses navires pourraient tenir assez longtemps pour ça. L’espoir fait vivre comme on dit. C’était sans doute pour cette raison qu’il était encore vivant.

"Cela doit être difficile de perdre autant d'hommes et votre navire dans la même journée. Enfin je ne sais pas ce que cela fait de prendre un navire, d'ailleurs, je ne connaissais même pas son nom, mais ayant déjà perdu des hommes au combat je sais que cela est parfois inévitable."

Ah si il savait… Si il avait la moindre idée du nombre de fois où ça lui était arrivé. A chaque fois, bien sûr, c’était déprimant… Tant de morts… tant de navires… et tant de rhum gaspillé. Bien sûr, la fin tragique de tout ses hommes ne le laissait pas indifférent. Même en ayant vécu ces choses-là plusieurs fois, cela ne changeait rien à la tristesse de la situation. Mais Sindbad n’était pas homme à se laisser abattre ! Il était fort ! Après tout, il était une légende ! Et il y avait des survivants dont il devait s’occuper. Il s’adressa à Gawain en souriant.

-Oh tu sais, il vaut mieux sourire aux vivants plutôt que de pleurer les morts ! Les Sept mers est un endroit dangereux et chaque homme qui s’y engage connaît les risques. Je suis sûr que c’était pareil pour ceux que tu as perdu au combat. Et il faut se dire qu’ils sont sans doute dans un endroit bien plus agréable que le notre !

Il ponctua sa dernière phrase par un rire franc, quoi qu’un peu moins fort par rapport à ceux qu’il avait l’habitude de faire. C’est qu’il y en avait qui essayaient de dormir à côté.

-Et puis ne t’inquiète pas pour le nom du navire, il n’en avait pas. J’ai pour tradition de leur donner un nom que s’ils survivent au premier voyage. Celui là en était justement à son premier.

Nouveau rire. Rien que de penser au fait que pas un seul de ses navires n’avait eu un nom était désespérant. Mais il valait mieux en rire qu’en pleurer, n’est-ce pas ? Et puis chaque navire coulé équivalait au début d’une grande aventure. Sindbad n’avait jamais regretté d’avoir prit la mer. Mine de rien, même avec tout les malheurs qu'il avait connu, il ne pouvait imaginer un vie meilleur que celle qu'il avait choisit de mener. Mais bon, c’est vrai que ce serait cool qu’un jour il reste plus longtemps que ça sur un navire. En plus, ça coûte cher, ces trucs-là ! Il devait en faire des parties de poker pour pouvoir s’en repayer à chaque fois.

-Et toi, mon gars, t’as l’air d’avoir vécu ton lot d’aventures aussi ! Aura-t-on droit à une de tes histoires un jour ? Sur ton autre monde et tout ça ?

Oui, Sindbad aimait beaucoup raconter ses périples. Mais il appréciait tout autant écouter ceux des autres ! Et puis changer de sujet allait aider à détendre un peu l’atmosphère.
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Sam 8 Aoû - 19:09
Le capitaine semble être décidé pour rester éveillé. Qu'importe, je n'ai pas l'intention d'aller dormir, le soleil de la journée aura été un bon remontant et je pense largement tenir le coup jusqu'à demain soir. Il va vraiment falloir trouver une solution pour rentrer, je suis certains que mes frères m'attendent, mes frère d'armes et de sang.

"Comme vous voudrez. Cela doit être difficile de perdre autant d'hommes et votre navire dans la même journée. Enfin je ne sais pas ce que cela fait de prendre un navire, d'ailleurs, je ne connaissais même pas son nom, mais ayant déjà perdu des hommes au combat je sais que cela est parfois inévitable."

"Oh tu sais, il vaut mieux sourire aux vivants plutôt que de pleurer les morts ! Les Sept mers est un endroit dangereux et chaque homme qui s’y engage connaît les risques. Je suis sûr que c’était pareil pour ceux que tu as perdu au combat. Et il faut se dire qu’ils sont sans doute dans un endroit bien plus agréable que le notre !"

Perdre des hommes au combat est souvent inévitable, mais on s'y attend, on connait les risques. Les pires pertes restent celles auxquelles on ne s'attend pas, celles qui n'auraient pas dû en être. Celles qui sont dû à des traitrises. J’ai toujours ce sentiment amer quand je pense à Gahéris. Mon frère ne méritais pas un tel sors. Il était bien jeune, trop jeune, cela à ruiné la vie de notre famille, surtout celle Agravain. Mais on ne pouvait rien faire. Il ne nous reste que la vengeance pour justice contre ce traitre.

"Vous savez, les pire pertes ne sont pas forcément les hommes perdus au combat. Quand on connait les risques, on sait que c'est parfois inévitable. On s'y attend, et même si on a parfois des remords et qu'on se dit qu'on aurait pu faire quelque chose, on n'a pas le goût amer d'une perte inutile qui n'aurait jamais dû avoir eu lieu. Je ne sais pas si vous avez déjà eu à faire à des mutineries, mais les trahisons sont parfois les pires expériences auxquelles on puisse avoir à faire, on se dit souvent qu'on aurait du le voir et qu'on aurait pu éviter le pire."

Je regarde vaguement dans le vide. Si je retrouve ce traitre, ma rancœur reprendra le dessus et je ferais tout pour le tuer. Mon frère fera sans doute pareil, mais il le traque et ça m'inquiète. J'ai espoir que Gareth ne reproduise pas nos erreurs. Il est lui aussi bien trop jeune pour mourir.

"Et puis ne t’inquiète pas pour le nom du navire, il n’en avait pas. J’ai pour tradition de leur donner un nom que s’ils survivent au premier voyage. Celui là en était justement à son premier."

"Vous parler comme si aucun de vos navires n'avaient jamais tenu un voyage ? Vos hommes vous voient comme un des plus grands marins de ce monde, ils vous admirent vous et vos aventures. Alors qu'arrive t-il à vos navires ?"

Sindbad riait de bon cœur, il n'avait pas l'air trop abattu, comme un arrière goût d'habitude. Je lui souris en retour. Au moins il était positif, c'est une bonne chose pour un leader, motiver les troupes et garder le moral coute que coute. Pas toujours évident, pas toujours la meilleur chose pour soi-même.  Je sais ce que c'est en tant que frère ainé de devoir garder le moral, j'ai essayé pour Gareth, Agravain est plus âgé, il est plus fougueux, il aurait les qualités d'un bon leader s'il n’était pas aussi imprudent...

"Et toi, mon gars, t’as l’air d’avoir vécu ton lot d’aventures aussi ! Aura-t-on droit à une de tes histoires un jour ? Sur ton autre monde et tout ça ?"

Je souris et ris à cette évocation. Mes aventures ne sont que des enchainements de quêtes et de missions au service de mon roi. Je n'ai pas à m'en venter ou à les conter, si elles doivent se propager ce seront mes exploits qui se dévoileront seul. Je ne suis pas le plus grand des héros, je suis un chevalier de la table ronde, je dois faire preuve d'honneur et de droiture, nous travaillons ensemble main dans la main, c'est l'histoire de notre confrérie qui restera dans les mémoires, pas la mienne.

"Voyez-vous mon ami, mes aventures ne sont que rarement dû au hasard. Elles ne sont qu’un enchainement de quêtes pour le Roi. Je voyage souvent avec mon ami et cousin le Seigneur Yvain, nos exploits sont dû a une préparation physique et une bonne connaissance des lieux, des épreuves qui nous attendent et de nous mêmes. Si nos aventures sont connues c'est que nos exploits en valaient la peine et qu'on on voyager de bouche à oreille. Mais si quelque chose devait resté dans les mémoires, ce ne sera que celle des Chevaliers de la Table Ronde de Camelot sous le commandement du Roi Arthur. Mon histoire est quant à elle sans le moindre intérêt, je n'en ai pas le mérite, même si je dois avouer être reconnu par mes frères et mon roi pour ma bravoure et ma chevalerie, je n'en suis pas peu fier, c'est mon devoir."

L'honneur et le sens du devoir, voilà ce qui fait de moi ce que je suis. Un chevalier de la table ronde. L'amitié, l'honnêteté et la fidélité sont parmi nos mots d'ordre. Il aurait été de bon ton qu'une certaine personne le sache. Néanmoins, il y a bien une de mes aventures que j'affectionne particulièrement. Pas de grand acte de bravoure, pas d’exploit surnaturel, juste une aventure parmi tant d'autres, un moment passé, le genre d'amitié que l'on n'oublie pas, qu'on ne sait pas si on retrouvera. Quand j'ai quitté Allan après cela, je me suis toujours demandé si je le reverrais un jour. J'espère vraiment que nos chemins se recroiseront.

"Les meilleurs aventures ne sont pas forcément celles que l'on raconte, ni celles qui restent dans les livres et dans les mémoires. Ce sont celles qui nous apporte quelque chose que l'on n'avait pas avant de partir."


Dernière édition par Sir Gawain le Ven 4 Sep - 14:19, édité 2 fois
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Ven 4 Sep - 12:09
-Vous savez, les pire pertes ne sont pas forcément les hommes perdus au combat. Quand on connait les risques, on sait que c'est parfois inévitable. On s'y attend, et même si on a parfois des remords et qu'on se dit qu'on aurait pu faire quelque chose, on n'a pas le goût amer d'une perte inutile qui n'aurais jamais avoir eu lieu. Je ne sais pas si vous avez déjà eu à faire à des mutineries, mais les trahisons sont parfois les pires expériences auxquelles on puisse avoir à faire, on se dit souvent qu'on aurait du le voir et qu'on aurait pu éviter le pire.

Sindbad devina au ton sérieux et au regard dans le vide de Gawain qu’il ne disait pas ça comme ça. C’est que ça sentait le vécu. Il avait dû vivre une mauvaise expérience. Une trahison. Pour sa part, il avait effectivement déjà été victime d’une mutinerie. Mais de là à dire que c’était ce qu’il avait vécu de pire… Bon, c’est vrai que ça lui était un peu resté en travers. Surtout les premières heures où il s’était retrouvé privé de rhum sur cette île. Ajoutez à ça ce sentiment d’abandon et surtout d’incompréhension. Il n’avait jamais compris pourquoi son équipage avait décidé de le laisser mourir sur une île perdu. Peut-être que son second avait rejoint son équipage juste dans ce but pour pouvoir acquérir un navire gratuitement. Enfin bon. C’était il y a longtemps. L’eau avait coulé sous les ponts et Sindbad n’éprouvait absolument pas l’envie de se venger. Et puis en un sens, ils avaient été plutôt sympas. L’île sur laquelle il s’était retrouvé s’était avéré être vivable. Il aurait pu tomber sur pire. Bien pire. Et puis, cela lui avait permit de vivre une formidable aventure ! Dangereusement mortelle, mais formidable ! Oui, c’est comme ça qu’il fallait le voir. Enfin bref, l’autre semblait toujours perdu dans ses souvenirs qui ne devaient pas être des plus joyeux. Sin décida alors de détendre l’atmosphère et reprit.

-Et puis ne t’inquiète pas pour le nom du navire, il n’en avait pas. J’ai pour tradition de leur donner un nom que s’ils survivent au premier voyage. Celui là en était justement à son premier. Sin lâcha encore un rire pour ponctuer sa phrase.
-Vous parlez comme si aucun de vos navires n'avaient jamais tenu un voyage ? Vos hommes vous voient comme un des plus grands marins de ce monde, ils vous admirent vous et vos aventures. Alors qu'arrive t-il à vos navires ?

Un sourire nerveux s’afficha sur les lèvres du grand Sindbad tandis qu’il se grattait l’arrière de la tête en repensant à toutes les fois où il avait perdu ses navires. Accident de baleine, mutinerie, violente tempête doublé de dangereux récifs, oiseaux géants en colère, courants mortels, monstres marins… la liste était longue. Il jeta un regard en direction de là où avait coulé le dernier en date.

-Eh bien…

Son regard revint sur Gawain. Voyons, comment dire ça… ? Déjà en laissant tomber le sourire actuel pour reprendre la sourire confiant qui faisait tout son charme.

-Disons que j’ai dû affronter pas mal de situations difficiles, un peu comme aujourd’hui. Dans ces cas-là, même en étant le meilleur navigateur du monde, garder son navire intact, c’est pas franchement évident. Mais j’arrive toujours à m’en sortir, peu importe à quel point la situation est désespérée. C’est pour ça que mes hommes m’admirent autant ! T’en connais beaucoup qui ont survécu à une attaque de kraken ?

Sindbad avait plus appuyé sur ses capacités à se sortir de situations impossibles plutôt que sur son talent pour se retrouver dans ces fameuses situations. Sinon il allait passer pour le type le plus malchanceux du monde, et il préférait largement le titre d’aventurier fort et courageux. Enfin, mieux valait changer de sujet avant que Gawain ne pointe du doigt sa malchance.

-Et toi, mon gars, t’as l’air d’avoir vécu ton lot d’aventures aussi ! Aura-t-on droit à une de tes histoires un jour ? Sur ton autre monde et tout ça ?
-Voyez-vous mon ami, mes aventures ne sont que rarement dû au hasard. Elles ne sont qu’un enchaînement de quêtes pour le Roi. Je voyage souvent avec mon ami et cousin le Seigneur Yvain, nos exploits sont dû a une préparation physique et une bonne connaissance des lieux, des épreuves qui nous attendent et de nous mêmes. Si nos aventures sont connues c'est que nos exploits en valaient la peine et qu'on on voyager de bouche à oreille. Mais si quelque chose devait resté dans les mémoires, ce ne sera que celle des Chevaliers de la Table Ronde de Camelot sous le commandement du Roi Arthur. Mon histoire est quant à elle sans le moindre intérêt, je n'en ai pas le mérite, même si je dois avouer être reconnu par mes frères et mon roi pour ma bravoure et ma chevalerie, je n'en suis pas peu fier, c'est mon devoir.

Là, Sindbad avait un peu de mal à comprendre le concept. Ne pas raconter soi-même ses exploits… laisser au hasard le choix de les faire connaître ou pas… les considérer sans intérêt… et dire que s’il a des qualités, c’est juste parce que c’est son devoir ? Mais c’est quoi cet esprit bizarre ? Ça ne devait pas rigoler tout les jours à la Table Ronde…

-Aucune histoire n’est sans intérêt voyons ! Faut pas te dévaloriser comme ça ! Dit-il en lui donnant une tape amicale sur l’épaule. Et personne ne saura raconter tes aventures mieux que toi. Après tout, c’est toi qui les a vécu. Et au-delà du fait que ça peut rapporter gloire et estime, c’est surtout une expérience très sympathique que de partager ses exploits !

C’était surtout pour ça qu’il racontait les siennes. Bon, aussi pour la gloire et l’estime, mais surtout parce que… C’était fun de raconter ! En plus avec son charisme, ça rendait toujours bien, ce serait dommage de priver le monde de son talent d’orateur. Et puis comme il était souvent le dernier survivant de ses aventures, il valait mieux pas compter sur le bouche à oreille.

-Les meilleurs aventures ne sont pas forcément celles que l'on raconte, ni celles qui restent dans les livres et dans les mémoires. Ce sont celles qui nous apporte quelque chose que l'on n'avait pas avant de partir.

Sindbad regarda le chevalier avec un air interrogateur. Mais de quoi est-ce qu’il parlait ? De diamants ? De rubis ? C’était généralement ce genre de choses que lui rapportaient ses voyages. En plus de certaines résolutions du genre toujours planquer des armes sous ses vêtements. Mais vu son air sérieux, il devait plutôt parler de trucs genre la maturité ou ce genre de choses… C’est vrai que voyager, ça forge le caractère. Quand il repensait au jour où il avait prit la mer, il se disait qu’il avait bien évolué depuis. L’expérience. A l’époque il était un peu plus naïf. Moins méfiant. Moins fort aussi. Aaah les dangers de morts. Rien de mieux pour s’améliorer.

-Je suis pas sûr de comprendre tout ce que tu racontes, mon gars. Pour ma part, je les raconte toutes alors les meilleurs sont forcément dedans !

Et il repartit dans un rire qui se termina en bâillement. Finalement il allait peut-être se laisser tenter par le sommeil. Après tout, Gawain avait l’air en forme et il s’était déjà proposé de le relayer. Ouais, le grand Sindbad avait bien mérité un peu de repos après toutes ces péripéties. Il fallait être en forme pour demain ! Qui sait ce qui les attendait ?

-Bon, je vais te laisser surveiller puisque tu t’es si gentiment proposé. Enfin n’en fait pas trop hein, j’ai besoin d’hommes en forme pour demain. Et si tu vois un truc effrayant, tu peux crier, personne ne te jugeras. Enfin évite de réveiller tout le monde parce que t’as vu un crabe, sauf s’il fait 10m de haut.

Sindbad rit encore une fois à cette petite provocation amicale. Il ne doutait pas que le chevalier n’était pas homme à crier pour rien. Mais il l’aimait bien, du coup il prenait plaisir à le charrier un peu. Sur ce, il souhaita lui souhaita la bonne nuit avant de se laisser glisser sur le sol et de s’allonger sur le sable, les bras derrière la tête. Il observa une dernière fois les étoiles en cette nuit paisible. Espérons qu’elle le reste. En tout cas, il ne fallu pas attendre longtemps avant que les ronflements du capitaine ne se fassent entendre.
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