Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Sindbad
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Nom : Sindbad
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Mer 15 Avr - 22:55
Sindbad souffla sur une mèche de cheveux qui était venu le gêner pour la repousser. Assit sur le sable, il contemplait l'horizon d'un air blasé... Mais rien. Rien que de l'eau. De l'eau de mer en plus. Même pas buvable. Il y a tellement de sel dedans que t'as plus soif après qu'avant en avoir bu. Et pour couronner le tout, le soleil dans le ciel le réchauffait plus que nécessaire et semblait se moquer de lui. Et pas un souffle de vent pour le rafraîchir. Tout était calme. L'île sur laquelle il se trouvait était minuscule. Au moins il n'y avait pas de monstre qui allaient tenter de le tuer. Quoi que ça aurait pu lui faire de quoi manger. Mais rien. Pas âme qui vive, hormis la sienne. Pas même une mouette. Le seul bruit qu'on entendait était celui des vagues qui allaient et venaient paisiblement. Comme si tout allait bien.

Une seule question tournait dans sa tête : Pourquoi est-ce que ça finissait TOUJOURS comme ça ? Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'il partait en voyage, il se retrouvait tout seul abandonné sur une p***** d'île déserte !? Il poussa un long soupir. Pour comprendre la situation de Sindbad, il faut revenir à peu près deux jours en arrière.

Il était tranquille, à la barre de son navire tout neuf qu'il avait acheté une fortune parce que soi-disant c'était le plus solide de tous les navires disponibles. Il y avait du vent, du soleil, le temps idéal quoi ! Il s'était débouché une bouteille de rhum qu'il buvait allègrement. Quand soudain, un membre de son équipage vint briser cette tranquillité. A moins que c'était son second ? Il venait de les engager, il n'avait pas encore retenu les têtes.

-Capitaine ! On nous signale une tempête qui arrive droit sur nous !
-Une tempête ? Ce serait dommage, on a pas eu un temps comme ça depuis longtemps !
-Peut-être, mais le nuage là-bas ne nous permet pas d'espérer.

Sindbad regarda dans la direction indiquée par son second présumé. Effectivement, il y avait un gros nuage noir qui n'annonçait rien de bon... Et à en juger par le vent... ils étaient dans la mouïse. C'était sûr que ça allait leur tomber dessus. Etant donné la vitesse et le sens du vent, ça ne durerait pas bien longtemps avant que ce nuage n'arrivent sur eux.

-Bon, on s'active !!! Tout le monde à son poste !!!!

Et aussitôt, tout le monde si mit à s'activer sur le pont. Ils mirent les voiles pour tenter de s'éloigner de la future tempête mais Sindbad se doutait par expérience que c'était déjà trop tard. Nan mais il faisait beau quoi... sérieusement... Quelle était la probabilité que ça arrive ? Et pourtant, ça arriva. Un peu plus tard, le navire se retrouva au coeur d'une violente tempête. Le pluie se déversait sur le navire et l'équipage. Des vagues gigantesques surgissaient de toutes parts et inondaient le pont. Certains hommes hurlaient quand ils passaient par-dessus-bord, entraîné par la force de l'eau. Sindbad se démenait à la barre pour tenter de maintenir le navire à flot. Il commençait à avoir l'habitude de ce genre de situations ! Et cette tempête ne lui faisait pas peur ! Il indiquait les ordres à suivre à son équipage de sa puissante voix. Soudain, une énorme vague arriva à bâbord et s'écroula violemment sur Sindbad qui fût projeté au sol quelques mètres plus loin. Par contre, il avait toujours la barre dans les mains... Mais c'était pas dans ses mains qu'elle devait être....C'était à sa place !

-Le plus solide, mon oeil !!!

Et comment il était censé pouvoir guider le navire sans barre !? Il jeta violemment l'objet qui ne servait plus à rien et se releva rapidement. Et à ce moment, une nouvelle vague arriva. Une énorme vague, qui fît chavirer le navire qui fût réduit à l’état d’épave. L’équipage fût aussi avalé par l’océan. Sindbad ne s’en sortit pas plus et fût engloutit.

Enfin c’était ce qu’il avait pensé, mais plus tard, il s’était réveillé, allongé sur une plage, avec une planche en bois pour seule compagnie. Sans doute avait-il dérivé sur ce radeau d’infortune jusqu’ici. Depuis, il avait fait le tour de l’île, mais ce fût très rapide. Elle était vraiment petite. Et il n’y avait absolument rien. Enfin si, quelques arbres… Mais pas de fruits… Et pas assez solides, et surtout pas assez nombreux pour se faire un radeau. Du coup, il était retourné s’asseoir là où il s’était réveillé et il contemplait l’horizon en espérant apercevoir un navire qui viendrait l’aider. Et ça faisait plus d’une journée qu’il était là, à attendre. Et le temps passait vraiment lentement. Il avait l’impression que ça faisait déjà une semaine qu’il était là. Son estomac commençait à réclamer à manger. Enfin, la routine habituelle quoi. Cela lui rappelait cette fois avec la baleine… ça avait commencé comme ça. Et son voyage précédent avait commencé de la même manière aussi. Les autres, il y avait au moins eu quelques divertissements sur les îles sur lesquelles il atterrissait. Serpents, cannibales, et autres joyeusetés. Mais là, rien… le calme plat. Il regarda le soleil. Pourquoi est-ce que c’était maintenant qu’il brillait ?! il ne pouvait pas être là à la place de la tempête !? Le soleil lui-même devait le détester… ça ne pouvait être que ça. Enfin… Un nouveau soupir vint traverser ses lèvres. Il  repensa à son équipage. Ils étaient sans doute tous morts.

Mais le pire dans toute cette histoire, c’est qu’il n’avait même pas pu finir sa bouteille de rhum.
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Captain Nemo
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Jeu 3 Sep - 11:55
Au fond des mers, le Nautilus suivait tranquillement le cap que son capitaine avait donné au départ de Wasteland. Maintenant que la construction de cette base flottante était achevée, maintenant que tous les tests avait été fait, maintenant qu’ils s’étaient tous habitués à cette étrange vie, le véritable but de Nemo pouvait commencer. Certes ils s’émerveillaient tous encore de ce monde sous-marin qui s’offrait à eux, mais désormais le Nautilus et son équipage avait tout d’une mécanique bien huilée. Il avait englouti toute sa fortune ou presque dans ce projet gigantesque mais il s’en fichait. Parce que tout ceci allait servir une cause bien plus grande que sa propre personne. C’était pour la liberté, pour le savoir, pour la justice. Oui c’était pour ces trois mots gravés qu’il se battait et se cachait chaque jour.

Installé à la barre, surplombant l’étendue marine qui s’offrait à sa vue par l’immense hublot du carré de commandement, Nemo tenait le cap.  Les hélices battant les flots de leur régularité mécanique, le submersible d’acier continuait de s’enfoncer dans les profondeurs, sans rencontrer ni obstacle ni avarie d’aucune sorte. Silencieux et d’un calme sans faille, il laissait son regard parcourir cet océan aussi bleu que ses iris. Il avait cette sensation de sérénité et de calme, cette sensation de ne faire qu’un avec sa machine. Cette machine qu’il avait tellement rêvé, avant qu’elle ne devienne réalité. Ca avait été un travail de longue haleine, un travail auquel il avait sacrifié ses jours comme ses nuits, un travail qui avait occupé tout son esprit. Un travail qui lui avait couté sang et eau, mais le résultat en valait largement la peine. Oui le Nautilus était sa maison, sa vie, comme une partie de son âme.

-Capitaine, on détecte un écho droit devant !

Un écho à cette profondeur ? C’était étrange. Mais après tout le fond des mers devaient regorger de mystères. Car qui d’autre que lui avait pu s’enfoncer aussi loin sous la surface pour dire exactement ce qui s’y trouvait. Oui le fond des mers devait être rempli de mystères qui ne demandaient qu’à être découvert et étudié. Et il n’en fallait pas plus pour que sa curiosité scientifique s’éveille.

-Très bien allumez les lampes supplémentaires et voyons un peu mieux ce qui se cache devant nous.

Obéissant aux ordres, les lampes bleutés du sous-marin qui n’étaient pas déjà allumé s’enclenchèrent une à une, permettant une visibilité encore meilleure aux hommes qui se trouvaient derrière la vitre. Pourtant malgré ça, rien ne semblait se profiler à l’horizon, rien en dehors de l’étendue d’eau salé et d’un banc de poisson.

-Hm, c’est curieux… stoppez les moteurs ! Mieux vaut aller voir ça de plus près avant de continuer.

Il réfléchit une demi-seconde avant de lancer un nouvel ordre.

-Préparez le Nautiloïde, je veux allez voir ça.

Accompagné d’un des membres du petit équipage, Nemo avait rejoint le sas de plongée principal et grimpa à bord du petit module d’exploration qu’était le Nautiloïde. Les portes étanches fermées, le sas c’était alors rempli d’eau et le mini-submersible c’était alors enfoncé dans les profondeurs. Contrôlant et vérifiant les niveaux d’airs et de pressions, Nemo et son acolyte avait avancé tout droit, cherchant la chose étrange qu’avaient détecté les machines du Nautilus. Ils venaient tout juste d’atteindre un petit renfoncement de récifs et d’algues vertes quand soudain un choc ébranla la structure métallique du petit module. Redressant le cap Nemo, avait immédiatement braqué son regard sur les profondeurs marines pour voir ce qu’ils avaient bien pu heurter, mais déjà un deuxième choc les propulsaient au loin.

-Capitaine !!! Je crois qu’on nous attaque.

-Non sans blague ?! Ce que je voudrais savoir moi c’est plutôt qui ou quoi nous attaque. Qu’indiquent les radars ?

-Seulement un écho comme nous avons détecté tout à l’heure Capitaine. Il vient de bâbord.

Effectivement quelques secondes plus tard un nouveau choc  frappa le Nautiloïde à bâbord. Alors sans plus attendre, Nemo poussa à fond sur le levier des moteurs, propulsant en avant le mini-submersible pour s’échapper de cet endroit.

-Capitaine cette chose nous suit !

C’était bien leur veine ça, attaqué par un ennemi qu’ils n’arrivaient pas à distinguer dans ces profondeurs. Mais Nemo n’était pas prêt à finir noyer ou dévorer avec sa création aussi poussa-t-il une nouvelle fois sur les turbines tout en redressant le cap pour remonter et fuir. Avec de la chance, ce qui les poursuivait se lasserait avant qu’ils n’atteignent la surface. Et en effet la chance leur sourit puisque les radars du Nautiloïde finirent par ne plus détecter aucune présence.

-Capitaine, on dirait que la manœuvre a réussi.

-Tant mieux, essayez d’envoyer un signal au Nautilus, pendant que j’essaye de constater les dégâts.

Se détournant de la barre de commandement, Nemo examina plus attentivement les baromètres et jauge du tableau de commande, vérifiant les niveaux, s’assurant que la structure du bâtiment n’avait pas été trop endommagée. Toutefois il ne voulait pas prendre de risque et après que le contact fut établit avec le Nautilus, le Capitaine reprit la barre.

-Je crois qu’il va nous falloir remonter à la surface au moins quelques minutes pour vérifier que rien ne va lâcher avant d’avoir rejoint le Nautilus. Paré les ballastes, nous remontons !

-A vos ordres Capitaine.

Evacuant un peu de pression, le module avait attaqué sa remonté, ses hélices le propulsant vers la surface, dont l’eau se teintait de lueur verdâtre à mesure qu’ils approchaient de la lumière du soleil. Vérifiant rapidement sur une des cartes qu’il avait pensé à prendre, Nemo fut soulagé de constater qu’ils allaient refaire surface dans une zone normalement très peu passagère. Après tout ce n’était pas le moment d’attirer l’attention, surtout si il voulait que l’existence du Nautilus continue de rester la plus secrète possible.

Jaillissant dans les remous d’écume, le Nautiloïde refit finalement surface.  Repérant un ilot tout proche qui semblait inoccupé, il relança les machines et se dirigea vers la côte sans avoir encore remarqué que cette ile comptait déjà un habitant.


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Sindbad
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Jeu 10 Sep - 16:16
-Et c’est comme ça que j’ai vaincu ce serpent qui devait bien faire dans les vingt mètres de long !

Toujours assit sur sa plage, Sindbad avait trouvé un interlocuteur à qui parler. Un superbe coquillage. Oui, bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et pour le coup, il n’avait pas grand-chose. Mais une vague avait amené ce vestige de la mer sur le sable et comme notre marin s’ennuyait de pied ferme, il entreprit de lui raconter une de ses incroyables aventures. Aaah la solitude. En tout cas, le coquillage s’était avéré être d’une écoute assidue. Il ne l’avait jamais interrompu. Bon, il manquait de réactivité aussi. C’est toujours sympa de voir son auditoire tressaillir quand il évoque des monstres gigantesques. En même temps, il ne fallait pas s’attendre à grand-chose de la part d’une coquille vide. Mais bon, au moins ça l’occupait. Il entreprit de raconter la suite de son histoire lorsqu’une vague arriva et emporta le coquillage au large.

-Eh bah dis-le si mon histoire t’ennuie !

Et le voilà de nouveau seul. Bon, en soit il l’avait toujours été. Il se leva et commença à marcher un peu pour se dégourdir les jambes. Il n’allait pas rester assit là toute la journée. C’est pas qu’il s’ennuyait mais…si en fait. Deux jours coincé ici, niveau fun, il y avait mieux. Et ça n’allait sans doute pas s’arranger tout de suite. Sindbad avait le chic pour atterrir sur des îles où absolument personne ne passait. C’est pour ça qu’il ne s’attendait généralement pas à être secouru dans les heures qui suivaient ses naufrages. C’est qu’il commençait à avoir l’habitude. En l’occurrence, il était loin des chemins traditionnellement utilisés par les marchands, ce qui réduisait considérablement les chances de sauvetage. Après, il restait les marins qui écumaient les mers au hasard, genre les explorateurs ou les pirates mais étant donné la taille des Sept mers, ce serait vraiment un coup de chance que quelqu’un passe par ici dans les prochains jours.

Alors que cette pensée lui traversait la tête tandis qu’il marchait sur son îlot, il vit quelque chose jaillir soudainement de l’eau. A cette distance, il n’arrivait pas à distinguer de quoi il s’agissait mais ça se dirigeait visiblement dans sa direction. Etait-ce une quelconque créature agressive ? Dans le doute, il dégaina son sabre, prêt à en découdre si nécessaire. Rien ne lui prouvait que c’était effectivement quelque chose de potentiellement dangereux, mais il savait par expérience qu’il valait mieux se tenir prêt à toutes éventualités, surtout celles impliquant un danger mortel. Mieux vaut prévenir que guérir hein. Il retourna sur la plage en courant, pour se rapprocher de la chose et peut-être voir ce dont il s’agissait. C’était difficile à dire… C’était à moitié immergé. Enfin à moitié… il n’en savait rien. En tout cas vu la taille de la partie qui était hors de l’eau…euuuh… c’était un peu petit pour être un baleineau. Et puis un baleineau tout seul, ça aurait été surprenant. Et il n’y avait pas d’aileron, donc ce n’était pas un gros requin ou un truc du genre. L’hypothèse la plus logique, c’était une tortue de mer, mais ça n’y ressemblait pas… Qu’est-ce que c’était que ce truc encore ?

Ça continuait de se rapprocher, nul doute qu’au bout d’un moment, il finirait par voir ce que c’était. Mais pour l’instant, plus ça se rapprochait, plus ça ne ressemblait… juste à rien. Et ça avait l’intention d’aller jusqu’où ? Il cherchait à s’échouer sur la plage ? Des bestioles suicidaires maintenant. En même temps, ça l’arrangeait. Quoi que ça puisse être, tant que c’est un animal, ça veut dire que c’est fait de viande ! Et de la viande, Sindbad en avait cruellement besoin, comme son estomac ne manquait pas de le faire savoir en permanence. Qu’est-ce qu’il avait faim. Bon, il avait connu pire, cela ne faisait que deux jours qu’il n’avait pas mangé, mais quand même, c’était toujours aussi embêtant. Et ce serait vraiment bien que cette chose inconnue vienne lui servir de repas. Mais bon, il ne fallait pas trop espérer. Les créatures marines, tant que ça reste dans l’eau, c’est pas facile à chasser. A moins d’avoir un harpon. Chose qu’il n’avait pas. Personne n’avait encore pensé à déposer des harpons sur les îles désertes pour dépanner les naufragés. C’était bien dommage. Il n’est de pire frustration que de voir son repas sous son nez et de ne pas pouvoir le manger.  Mais s’il avait de la chance, c’était une créature qui allait aussi sur la terre ! Et là, il y avait moyen de manger !

Mais pour l’heure, son estomac n’était pas la priorité. La curiosité l’emportait largement sur toute envie de manger. C’est qu’il se demandait vraiment ce que c’était que ce machin. Et il voulait sa réponse ! Si ça venait sur la terre, ce serait on ne peut plus facile de découvrir le fin mot de l’histoire. En plus, ça avait le mérite de l’occuper.

-Allez, viens par là que je vois c’que t’es.
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Captain Nemo
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Mar 20 Oct - 19:19
Une fois sûr que la créature qui les avait attaqué ne les avait pas suivi et une fois la surface atteinte, le Nautiloïde avait continué sa route, son moteur ralentissant à l’approche de la côte. Ils auraient pu longer l’ile pour trouver un endroit plus adapté et plus à l’abri mais en s’approchant de l’ile Nemo avait alors remarqué la silhouette seule et abandonné sur la plage. Un naufragé ? Un ermite solitaire ? Dur à dire à cette distance mais il était certain au vu des signes extérieurs que cette ile était peu, pour ne pas dire pas habité. Stoppant les machines avant de s’échouer sur la plage, le capitaine et son matelot déverrouillèrent l’écoutille supérieur, avant de grimper à l’échelle et de ressortir à l’air libre. Le soleil se réfléchissant sur le blindage d’acier, Nemo avait dû porter une main à ses yeux pour protéger son regard et ainsi mieux distinguer ce qui les environnait.

-Landers, vérifie que les parois n’ont subi aucune avarie… il serait bête de rencontrer un problème en retournant au vaisseau mére.

Son subordonné s’exécutant, le capitaine descendit le long de l’échelle à tribord, ses bottes provoquant des éclaboussures dans l’eau, alors qu’il faisait ses premier pas sur la plage de l’ile où attendais le marin naufragé. Car oui maintenant qu’il n’était plus qu’à quelque pas, il n’avait pas besoin de le détailler des heures pour voir que cet homme au teint presque aussi basané que le sien avait du affronter de nombreuses avaries. C’était visible à son allure fatigué, à ses cheveux emmêlés et sableux, à ses vêtements asséchés par le sel de mer. Oui il n’avait pas du tout bonne mine cet inconnu et même si Nemo aurait préféré qu’il ne voit jamais le Nautiloïde, il était bien obligé de lui porter assistance.

-Et bien vous êtes dans un salle état…vous devriez rengainer votre sabre… il serait idiot de se blesser.

Il avait souri, un brin moqueur, mais sur ses gardes quand même. Même si il ne voulait aucun mal à cet inconnu, il n’hésiterait pas à se défendre si l’homme l’attaquait. Car même si il n’avait rien d’un truand, rien ne prouvait encore qu’il n’était pas cinglé ou pire qu’il soit un TinMan à la solde du nouveau régent. Dans tous les cas Nemo ne se laisserait pas faire facilement et il disposait d’atout secret qui pouvait aisément lui donner l’avantage.

-Et si vous me disiez plutôt ce qui vous est arrivé ? Vous aurait-on abandonné seul sur cette ile au milieu de nulle part ?

Si Nemo envisageait certes d’apporter son aide à ce qui semblait de prime abord un malheureux infortuné, le capitaine avait trop de secret des plus important à protéger pour ne pas vouloir savoir à qui il avait affaire. Et même si l’homme était un TinMen le capitaine ne l’abandonnerait pas sur l’ile, mais il était évident qu’il lui ferait faire un somme bien avant qu’il puisse poser les yeux sur le Nautilus…encore moins y mettre un pied. Un bon gout de pistogaz et le problème était réglé. Mais toutes les précautions étaient nécessaires pour leur survie à tous, et il préférait mourir que de laisser un intrus s’emparer des secrets du Nautilus. Mais si jamais ce n’était là que spéculation un brin paranoïaque alors Nemo se ferait un plaisir de ramener l’homme à bon port sans le neutraliser.

-Capitaine, tout est ok ! Nous sommes prêt à repartir des que vous en donnerait l’ordre.

Ils venaient d’être rejoints par le jeune matelot qui s’était assuré que les chocs subit n’avaient causé aucun dommage.

-Parfait allez remettre les machines en route dans ce cas.


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Sindbad
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Dim 22 Nov - 18:37


…Qu’est-ce que…quoi !? Le…truc, là, le…machin… Il venait de s’échouer sur la plage. Cela ressemblait à un gros caillou en métal. Sérieusement, il ne savait pas comment mieux décrire ça. Enfin, en l’absence d’auditoire, il avait la flemme de chercher une métaphore épique pour décrire ce qu’il voyait. Cela ne ressemblait à rien de ce qu’il avait déjà vu, et pourtant, il en avait vu des choses. Mais ce n’était pas ça qui l’avait le plus surprit dans le lot. Non, ce qui lui avait valu de lui décrocher la mâchoire d’étonnement, c’était de l’avoir vu s’ouvrir et voir deux hommes en sortir.

-Landers, vérifie que les parois n’ont subi aucune avarie… il serait bête de rencontrer un problème en retournant au vaisseau mère.

Sérieux, des trucs en métal qui sortent de l’eau. En général, ces machins, ça va sous l’eau, ça coule et ça ne remonte pas. Et encore moins avec des gens à l’intérieur. Il était dans l’optique qu’il n’allait plus voir personne avant un bon moment et voilà que des gens débarquaient… dans un truc en métal… en sortant de l’eau… Alors, mon vieux Sindbad, soit t’as trop forcé sur le rhum, ce qui serait étonnant vu que t’en as pas bu depuis des lustres (oui, deux jours, sans rhum, c’est des lustres), soit le soleil a trop tapé sur ton crâne. C’était une hallucination ? Le type qui venait vers lui était une hallucination ?

-Et bien vous êtes dans un salle état…vous devriez rengainer votre sabre… il serait idiot de se blesser.

Le type qui venait de lui parler était une hallucination aussi ? Certainement pas. Et il devait avoir l’air fin, là, avec sa bouche grande ouverte, prêt à gober les mouches qu’il n’y avait pas. Allez, on se reprend ! On ferme cette bouche et on prend un air sûr de soi ! Voilààà, mieux ! Beaucoup mieux ! Bon, il fallait l’avouer, il s’était laissé surprendre par cette chose. Mais il fallait relativiser. Des trucs étranges, il en avait vu au cours de sa vie. S’il pouvait encore être surprit dans un premier temps, il était capable de se reprendre à la vitesse de la lumière, même s’il n’avait aucune idée que la lumière puisse avoir une vitesse.

-Un sale état ? Je trouve que je m’en sors plutôt bien ! J’ai connu pire !

Et il se mit à rire de manière fort bruyante pour conclure sa phrase avant de rengainer son sabre. Hé oui, perdu sur une île depuis deux jours, et toujours de bonne humeur, avec la plaisanterie facile. Et l’énergie qui va avec.

-Et si vous me disiez plutôt ce qui vous est arrivé ? Vous aurait-on abandonné seul sur cette ile au milieu de nulle part ?

Abandonné ? Abandonné ? Lui ? Le grand, le magnifique, le merveilleux Sindbad ? Personne n’abandonnait Sindbad ! Il était trop génial pour être abandonné. Ouais en fait pas tout à fait vu que ça lui était déjà arrivé une fois. Ouaiiis mais il était jeune, à l’époque, ça compte pas. En tout cas, cet homme avait posé une question, et il lui devait une réponse ! A cette simple idée, Sindbad eu un petit sourire et commença à raconter son histoire avec enthousiasme.

-Ce qui m’est arrivé ? Eh bien c’est toute une histoire ! Il y a quelques semaines, j’ai prit la mer avec mon équipage pour explorer les merveilles que renferment les Sept Mers. Seulement il y a deux jours, nous avons été prit par une tempête ! En temps normal, ce genre d’intempéries n’est nullement un obstacle pour moi, mais là, il s’agissait d’une tempête des plus violentes comme on en voit rarement sur ces mers ! J’arrivais pourtant à maintenir le navire à flot. Quand soudain, une immense vague d’au moins tente mètres arrive sur nous sans que je ne puisse rien faire et nous fait chavirer. J’ai survécut miraculeusement et j’ai fini par rejoindre cette île, avec une simple planche de bois comme seule embarcation, dernier vestige de mon navire.

Avouez que son récit pétait la classe, hein ! Là où n’importe qui se serait contenté de dire « bah j’ai fait naufrage et voilà, quoi », lui, il faisait toute une histoire, faisait vivre son périple à travers des phrases qui captivaient le public, accompagnées de grands gestes, parce que rester statique, c’était juste pas son truc. Quand il racontait une histoire, il ne faisait pas les choses à moitié !

-Capitaine, tout est ok ! Nous sommes prêt à repartir des que vous en donnerait l’ordre.
-Parfait allez remettre les machines en route dans ce cas.

Oh tient, il y avait même eu un jeune homme qui les avait rejoint. Sans doute avait-il aussi entendu Sindbad. Il parlait tellement fort qu’on pouvait l’entendre de loin de toute façon. Mais il parlait de… machines… ? C’était au sujet de ce truc non-identifié là-bas ? Ouais nan, sa curiosité était définitivement piqué, il ne pouvait s’empêcher de questionner l’homme en face de lui à ce sujet.

-Et vous deux, qu’est-ce que vous faites ici ? Et qu’est-ce que c’est que… ça ? C’est peu commun comme moyen de transport ! J’en ai vu des choses au cours de ma vie et j’avoue que ça, c’est une première !

C’est encore plus surprenant qu’une baleine de la taille d’une île quoi !
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Captain Nemo
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Lun 7 Déc - 23:52
Nemo avait beau ne pas avoir prévu cette rencontre en approchant de l’ile, il n’en resta pas moins que l’effet de totale stupeur qu’il provoqua en sortant du Nautiloïde lui tira un large sourire. Oh bien sûr il n’avait besoin de personne pour connaitre la valeur de ses idées et de ses projets, mais il devait reconnaitre qu’il était toujours appréciable de voir les réactions que pouvait provoquer son génie créatif. Surtout quand cette réaction n’était pas la mine dubitative et effrayée de Samir. C’était toujours comme ça avec les idées de l’inventeur qui rencontraient souvent deux types de réaction, pas forcément opposées les unes aux autres d’ailleurs : l’émerveillement et la frayeur. Tant qu’elles restaient sur le papier, on s’amusait de la folle imagination de cet original dont le cerveau ne semblait pas connaître de limite dès qu’il s’agissait de trouver une idée inédite pour résoudre tel ou tel problème. Lorsque les idées passaient du papier à la pratique, en revanche, c’était une autre histoire. Alors oui, voir cet homme sur le point de se décrocher la mâchoire de stupeur était au fond d’un amusement certain du point de vue de Nemo.

Mais l’homme se repris rapidement, se lançant alors immédiatement dans le récit de la folle escapade qui l’avait amené à s’échouer sur l’ile. Et c’était comme se retrouver face à un tout autre homme, l’entrain du marin perdu s’éveillant à mesure que les mots sortaient avec passion. Et c’est avec plaisir que le capitaine du Nautilus écoutait le récit de son aventure malchanceuse. Parce que c’était tout un spectacle cette histoire, avec les grands gestes et l’enthousiasme dont faisait montre l’inconnu de la plage. Parce que cet homme avait la verve et le talent des conteurs du désert que Nemo a écouté toute son enfance. Oui c’est évident que les deux hommes sont du même sable. De la même contrée, du même endroit aussi chaud que possible où un astre de plomb règne en maître sur les villages et ses habitants. C’est comme de croiser un frère, puisqu’après tout ils ont semble-t-il était tissé dans un sable similaire.

-Et bien l’ami, une chance pour toi que nous soyons passés près de cet ilot… sache en tout cas que je suis navré pour la perte de ton équipage.

Passer deux jours sur cet ilot perdu avait dû être très long entre le soleil, la faim et la soif. Il était clair que Nemo se devait de l’aider à s’échapper d’ici. On n’abandonne pas un homme à son sort. En tout cas Nemo avait bien trop de morale pour ça malgré sa tête recherché et tous ses secrets. Et d’ailleurs face à l’allure plutôt sympathique du marin, Nemo avait choisi de finalement mettre la politesse et l’éducation de côté pour finalement reprendre le ton plus familier qu’on retrouvait chez les natifs de The Great Sandplace.

-Et vous deux, qu’est-ce que vous faites ici ? Et qu’est-ce que c’est que… ça ? C’est peu commun comme moyen de transport ! J’en ai vu des choses au cours de ma vie et j’avoue que ça, c’est une première !

-J’espère bien que c’est une première ! Sinon cela voudrait dire que je n’ai plus qu’à aller recycler mes idées aux marché aux puces.

La question lui fit échapper un rire malicieux. Toutefois, ménageant son effet, Nemo préféra entrainer le marin vers le submersible miniature et suivre le marin qui était déjà remonté à bord avant de répondre. S’arrêtant à quelques pas de l’échelle bâbord, il fit face au naufragé, de l’écume jusqu’au cheville, l’observant un instant de ses iris océan et scrutateur avant de reprendre la parole.

-C’est une longue histoire … mais ceci est le Nautiloïde ! Une machine que j’ai créée et qui me permet de naviguer sous l’eau. Nous allons donc pouvoir te ramener au sein du monde civilisé… enfin si tu ne crains pas de monter à bord bien sûr…

Pas la peine de l’ennuyer avec les détails techniques obscurs sur le fonctionnement de sa machine. Et puis un inventeur ne livre pas ses secrets comme ça. Il n’y aurait plus aucune magie, plus aucun mystère sinon. Quant au fait de monter à bord du Nautiloïde, c’était avant tout une petite provocation, tel un défi amical, même si une réaction logique était d’abord de s’assurer qu’on pouvait avoir confiance en la machine avant d’oser s’enfoncer à des lieues sous la surface. Mais c’était soit ça, soit attendre que Nemo retourne à terre et envoi un navire récupérer l’inconnu. D’ailleurs, avant tout ça, il pouvait déjà demander à qui il avait à faire, même si à vrai dire il pensait déjà en avoir une vague idée.

-Au fait, je suis le Capitaine Nemo. C'est un honneur de croiser la route d'une légende capable de survivre à des vagues de trente mètres de haut.

Tendant sa main gantée en direction du naufragé pour accompagner sa présentation, il avait laissé un pli amusé s’accrocher à ses lèvres. C’est vrai qu’en bon originaire du désert et fréquent client de la Sirène Borgne, la taverne du port, il pouvait compter sur les doigts d’une main les aventuriers qui pouvaient se vanter d’avoir déjà affronté pire que des vagues de 30 mètres. Et une fois associé à l’exubérance du naufragé il n’en restait plus qu’un. Toutefois le Capitaine attendait quand même confirmation, même si il était certain de ses déductions. Quant à lui et bien il avait choisi de se présenter en tant que Nemo et non en tant que Dakkar l’inventeur et Tin Man recherché. Et puis Nemo était une couverture qui offrait bien des libertés, un nom qu’il s’était choisi, celui qu’il avait décidé d’associer au Nautilus et à ses projets secret.


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