Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Ouverture d'une nouvelle sous-partie du Flood pour votre contenu "fanmade" et autre relatif à l'univers d'HnE.

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Dim 29 Déc - 20:19
"Souquez ferme ! Souquez ferme ! PAR LES MERS, SOUQUEZ !"

La tempête faisait rage. De partout, le bateau craquait. Des vagues hautes comme la mort, le vent hurlant, la foudre. Bref, une nuit typique sur l'Odyssien, le bateau du Capitaine Seuss.

Ce qui était moins typique, c'était les espèces de harpies ... choses ... étranges qui étaient en train de foncer en piqué sur l'équipage pour en faire leur repas. Un tronc de femme, des ailes dotées de griffes acérées pour bras et des serres aux jambes, le tout ponctué par de magnifiques crocs luisants dans la bouche. Sexy. Ulrich était assez fasciné par ces créatures. Elles étaient frêles et petites, et pourtant elle lutaient contre la tempête sans soucis, comme si elle était une simple brise.

Un de ces créatures décida de faire d'Ulrich son repas. Le ressac fit tomber l'homme, lui faisant esquiver de peu les serres de la créature. D'un geste gracile, l'homme sortit une flèche de son carquois, banda son arc et tira. Le vent fit fortement dévier la flèche qui alla se planter dans le cou d'un autre des monstres, trop occupé a dévorer un pauvre marin pour éviter le trait. Après tout, pourquoi pas. Il tira une nouvelle fléché de son carquois et regarda le monstre qui l'avait attaqué. Pas question de manquer cette fois çi. Il attendit que la bête revint à l'assaut et, quand elle fut proche, lâcha sa flèche, qui alla se planter dans la jointure d'une des ailes. La créature perdit le contrôle et s'écrasa contre la capitaine, déchirant sa chemise et laissant une coupure cuisante sur son torse avant de glisser sur le pont et de finir à la mer.

"DÉFENDEZ VOUS, NOM D'UN BOUC !"

L'homme était obliger de hurler pour se faire entendre. Les hommes se remuèrent, comme libérés de leur stupeur. La bataille faisait maintenant rage sur le pont du bateau. Ulrich était en train de flécher à vue les créatures quand il remarqua une personne qu'il n'avait jamais vu, et qui, encore plus, ne se défendait pas. Tirant sans regarder une flèche dans l'oeil d'une des créatures (la chance dans le malheur), le capitaine s'approcha de l'inconnu.

"Remue toi mon grand !"
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Lumière
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Dim 29 Déc - 21:06
What the fucking fuck fuckiting fuck fuck ? Lumière ne comprenait juste rien à ce qui se passait autour de lui. Cramponné comme une moule sur un rocher à un palan de grand voile, il hésitait entre vomir par dessus bord et se laisser tuer par ce qui semblait attaquer l'endroit où il se trouvait. Ce n'était que la deuxième fois qu'il s'aventurait dans les rêves des gens et il ne s'attendait pas à ça suite à sa première rencontre. Fini le confort du salon douillet et du sable fin en compagnie d'une douce demoiselle, Lumière se retrouvait avec un peloton de mâles viriles sur un rafiot qui prenait la flotte, attaqué par des femmes oiseaux qui les éventraient. Il se retourna pour vomir une première fois. Le goût de la bile et le ressac lui faisaient tourner la tête et c'est à ce moment que quelqu'un lui hurla quelque chose. Tentant tant bien que mal de se tourner vers l'homme encapuchonné qui venait de lui sauver la vie sans qu'il s'en rende compte. D'une voie sans assurance, il tenta de crier au delà des bruits de bataille.

"Pensez au calme ! Vous allez me tuer !"

Le pauvre n'allait sûrement pas comprendre les propos du dandy borgne mais le pauvre André n'avait pas la force de crier davantage. Il ne voulait pas mourir et se réveiller déjà mais le mal-être était grand dans ce décors. Rentrer de force dans un cauchemar n'était décidément pas ce à quoi il aspirait. Vomissant une seconde fois par dessus le bastingage, il lança un second appel à la seule personne aux contours réellement nets.

"Faites les disparaître !"

Incompréhensible ou alors il fallait avoir un esprit perché pour comprendre le fond de la chose. Si le capitaine ne se rendait pas compte bientôt qu'il était dans un rêve où Lumière n'avait rien à y faire, le maître d'hôtel risquait de perdre bêtement une dose de l'immonde breuvage dont il raffolait dernièrement.


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Dim 29 Déc - 21:55
Dans un craquement sinistre, le bateau céda enfin sous la force des vagues. Dans un mélange de sang et d'écume, les restes du fier galion s'enfoncèrent dans la mer. L'homme cria à l'intrus de s'accrocher au plus gros morceau de bois qu'ils pouvait. N'étant pas loin de la cote, ils pourraient se laisser porter par les flots jusque la terre ferme. Enfin, si les monstres et la tempête voulaient bien les laisser tranquille. Et si Ulrich avait appris une chose lors de ses voyages jusque maintenant, c'est que si vous pouvez penser à une façon dont la situation pouvait empirer, c'est que le pire pouvait se produire.

Néanmoins, au lieu de s'enfoncer dans les eaux déchainées, les deux hommes se retrouvèrent à l'orée d'une jungle, près d'un plage. Cette fois si, Ulrich était torse nu et maigre. Très maigre. Une barbe broussailleuse, de longs cheveux sales et un pantalon rapiécé indiquait que l'homme était sur cette île depuis surement un bon moment.

Ulrich regarda Lumière, légèrement interloqué. Il indiqua du doigt une rivière proche dont les eaux étaient d'un turquoise surnaturel. Bas, il dit, un doigt sur la bouche pour intimer le dandy au silence :

"Ne buvez pas cette eau, vous allez oublier qui vous êtes. Letho ... Lathé ... Je ne sais pas comment ils appellent ça ... Attendez ici."

La plage était maintenant peuplée de 3 hommes près d'une petite embarcation, une barque avec des rames. Comme un félin, Ulrich s'approcha du groupe, caché. Puis, d'un bond, il sauta sur le premier, dont il brisa la nuque d'un coup sec. Avant que les autres ne puissent réagir, il dégaina le couteau en os qui pendait à sa ceinture. D'un coup rapide, il ouvrit la gorge du premier homme, avant de planter la lame dans le cœur du dernier. Avec un cri d'exultation, il retira la lame du cadavre encore fumant et s'approcha de Lumière, un regard dur sur le visage.

"Maintenant, vous allez me dire qui vous êtes. Vous ne devriez pas être ici. J'y suis seul normalement. Vous ne devriez pas ici. QUI ÊTES VOUS ?"

Ulrich semblait à moitié fou et postillonnait un peu.
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Lumière
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Dim 29 Déc - 22:48
La situation semblait s'aggraver de minute en minute et le pauvre maître d'hôtel pensait vraiment qu'il allait finir par faire un malaise. Mais c'était sans compter sur le changement de rêve qui se produisit alors que le bateau coulait comme une brique. Immobile sur le sable fin, à genoux le temps de reprendre son souffle, le jeune albinos n'avait jamais autant aimé être sur le sol que ce jour là. Mais le soleil tapait fort et sa peau semblait déjà réagir à la source de chaleur. Même dans un rêve il ne parvenait pas à supporter ça trop longtemps. A quatre pattes, il rampa à l'ombre d'un arbre un peu plus loin en jetant rapidement un coup d'oeil au fleuve indiqué par l'homme alors qu'il se mettait à tuer sauvagement d'autres silhouettes floues. Il retint difficilement une montée de bile et hâta le pas vers la jungle. Cet homme l'effrayait et c'est en tremblant qu'il répondit, ne tenant pas à mourir même s'il s'agissait d'un rêve. En voyant l'homme s'approcher de lui, Lumière s'interrompit avant de prononcer le moindre mot, trop effrayer pour raisonner de manière cohérente. Il revoyait là toute l'image de son paternel ivre morte qui avançait avec une bouteille dans la main avant de lui hurler de filer dans la rue vendre ses allumettes pour lui payer sa boisson du lendemain. Assis sur le postérieur, si recula le plus possible en s'appuyant sur ses talons qui s'enfonçaient dans le sable vers la terre naissante.

"Lu-Lumière ! Je suis Lumière ! S-Stop ! Ne-Ne m'approche pas papa !"

Mort de peur comme il l'était, sa raison commençait à céder du terrain à la terreur. Le "papa" était sorti sans même qu'il ne s'en rende compte. Peu importe ce qu'il se passerait par la suite, il serait sûrement surpris lui même s'il entendait l'autre répéter ses propos.


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Lun 30 Déc - 0:03
Papa ?

Dans un tourbillon d'images, la scène changea de nouveau. Cette fois-si, l'homme était plus vieux et rasé de près. Le décor avait changé aussi. Ils étaient maintenant sur ce qui ressemblait à une place de marché dans un petit village. Ulrich était entouré de plusieurs gardes, toutes des femmes. Sur une petite estrade se tenait une femme plus richement vêtue. Elle parlait d'un voix aussi froide que l'air :

"Comment cela ? Tu veux prendre la place de Bourgmestre ? Haha. Tu es bien un homme. Jamais tu ne pourrai diriger une ville, comme ton idiot de père. En tant que ta femme, cette place me reviens. Et n'essaye pas de lutter, ou je serais obligé de t'exiler, comme ton bon a rien de fils."

L'homme posa un genou par terre. Après tout ces voyages, toutes ces souffrances, on lui refusait son droit ? Et en plus, la femme qu'il avait épousé avait exilé son fils seul dieu sait où. La femme repris son discours, un sourire cruel sur les lèvres :

"C'est bien, je vois que tu acceptes ton ..."

Sa phrase finit en un gargouillement. En un éclair, l'homme sortit une flèche de son carquois, banda son arc et tira sur la femme. La flèche se ficha dans le ventre de la femme, la propulsant en arrière. De quelques mouvement souples et rapides, les larmes aux yeux, l'homme cloua les gardes contre les murs, fichant des flèches dans leurs cous, ventres ou épaules. Le sang coula a flots en cet après midi d'hiver.

L'homme se retourna et vit l'intrus. Des cris de guerre et des insultes indiquaient que la cavalerie arrivait, et que les deux hommes feraient mieux de fuir. D'un bond, l'homme se mit a courir en saisissant le bras de l'intrus pour l'enmener dans la foret, où ils pourraient discuter.
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Lun 30 Déc - 0:24

Bordel mais y avait-il un seul instant dans les rêves de cet hommes où il n'y avait pas du sang qui giclait de partout ? Pour le fragile André, tout cela était de trop. Il se sentait vidé, exténué, comme si son âme avait été arrachée et piétinée sauvagement par quelqu'un de particulièrement sadique. A présent c'était des femmes qu'il tuait ? Un psychopathe ! Il était tombé sur un psychopathe ! Il ne faisait pas attention aux paroles de la femme riche ni aux larmes du meurtrier. Pour lui il n'y avait que le mort et le sang qui coulait à flot. Tentant de lutter en vain face à la tentative d'enlèvement de l'homme désormais rasé, il sentit des larmes de terreur brûler ses yeux sans pour autant rouler sur ses joues. Effrayé mais pas désespéré, il savait qu'il ne mourrait pas pour de vrai, pourtant il ne pouvait contrôler le flot qui engourdissait son esprit de pensées peu rassurantes. Tout ce qu'il trouvait à faire était de tenter de ralentir l'allure pour se libérer d'une façon ou d'une autre de desserrer la prise sur son bras. Il ne connaissait pas les silhouettes qu'ils fuyaient mais il en avait beaucoup mains peur que de son ravisseur. Bataillant contre l'homme, il ne réussissait qu'à balbutier des plaintes enfantines qu'il ne s'était jamais imaginé redire un jour depuis qu'il était rentré au château de son vénéré Maître.

"Arrête ! Lâche moi ! Je veux pas y aller ! Lâche moi je te dis ! Tu me fais mal ! Arrête ! J'ai-J'ai peur arrête !"

A la fin, une larme avait fini par tomber, emportée par le vent de la course. Il ne savait pas où ils allaient mais il voulait que tout ça cesse. Il en avait presque oublié qu'il s'agissait uniquement des effets du bois sorcier...


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Lun 30 Déc - 11:06
Les larmes du jeune homme touchèrent le sol, qui, dans un nouveau tourbillon d'images, se transforma en mer. Il étaient maintenant sur un radeau de fortune en plein milieu de l'océan. A une respectable distance, on pouvait même apercevoir des sirènes faire des aller-et-retour.

Ulrich était de nouveau redevenu l'homme chétif et barbu de son ancien rêve. Assis sur le radeau, il contemplait le jeune homme en train de pleurer. Il y avait vraiment un problèmes avec son rêve. D'habitude, il était seul sur le radeau. L'homme lança une des couvertures élimées qui se trouvaient sur le radeau et la lança au jeune homme. Ulrich était assis sur le radeau et emmitouflé dans dans une autre couverture, un poisson a moitié dévoré a coté de lui. D'un geste de la main, il poussa les restes dans la mer, remerciant silencieusement la créature qui lui avait apporté ce repas.

"Voila, sèches tes larmes, tout va bien, je ne vais pas te faire de mal."

L'homme se leva en attendant que cessent les pleurs. Au loin, on pouvait voir la cote. L'homme se caressa doucement la barbe, l'air assez inquiet. Ils allaient arriver, si ses souvenirs étaient bons, sur l'île des cannibales. Changer de scène serait peut être intéressant, si le jeune homme ne supportait pas les effusions de sang.

"Tu as dit que tu t'appelais Lumière, c'est ça ? Je ne connais pas de Lumière, alors comment es-tu rentré dans mon rêve ?"

Ulrich s'assit de nouveau devant le jeune homme, attendant sa réponse. La scène avait de nouveau changé, et ils étaient dans une petite auberge de campagne, installés à une table. La couverture puante avait disparu. L'homme était maintenant assez jeune, âgé de surement moins de 20 ans.

"Allez, réponds moi maintenant. Je ne vais pas te faire de mal et on devrait être tranquilles ici."
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Lun 30 Déc - 11:41

Le décor changeait encore et encore. Cette fois, c'était un radeau. La houle provoqua un nouveau haut le coeur à l'albinos qui ne supportait décidément vraiment pas la mer. Il ne fit même pas attention à la prise de conscience de l'homme qui avait enfin réalisé pour de bon que quelque chose clochait. Pour lui, il n'y avait que le retour qu'un appui stable sous ses jambes tremblantes. Une chaise ? La chaleur d'un feu le réconforta à peine tant il allait mal en ce moment même. C'est à ce moment que la voix de l'homme parvint à ses oreilles et in se recula inconsciemment, renversant la chaise sur laquelle il se trouvait. Trébuchant sur un des pieds en bois renversés, il s'écoula sur le parquet, sanglotant nerveusement mais retenant tout son qui pourrait trahir la profondeur de son mal-être. L'homme continuait de parler et lorsqu'il prononça le mot rêve, quelque chose dans la tête du maître d'hôtel sembla reprendre sa place. Sans doute sa raison. Il resta silencieux le temps de se rassembler, se redressant en respirant de manière saccadée. Les poings serrés et un semblant de convictions dans le regard, il se tourna vers le jeune adulte qui lui faisait face. Tant mieux, il n'avait pas peur des petits jeunes !

"Alors comme ça tu te rends enfin compte que ce n'est qu'un rêve, espèce de malade ?"

Sa voix tremblait sur les mots importants de sa phrase, à savoir le "alors, rêve, malade". Mais il semblait retrouver petit à petit un semblant d'aplomb dans sa tenue. Il poursuivit, sa voix s'arrangeant à chaque nouvelle parole prononcée.

"Normal que tu ne me connaisses pas ! Il y a des créatures dans ce monde qui n'ont pas la chance de pouvoir apercevoir le monde d'un autre moyen que par les rêves. Et je me serais bien passé des tiens ! A toi de me dire qui tu es, je veux savoir quel genre d'individu rêve décemment de scène aussi..."

Un résidu de haut de coeur le coup dans sa phrase tandis que les images qu'il avait vécu défilaient dans sa tête. Les meurtres, les morts, les cadavres, le sang, les tripes, la peur, la peur, la peur. Il remit sa chaise en place d'une main qui manquait de force. Zut, il pensait aller mieux que ça. Il avait réussi à ressortir sa phrase de présentation préparée et récitée par coeur, à partir de là, le reste importait moyennement mais il aurait aimé pouvoir faire ça en grandes pompes, pas en tremblotant comme une pucelle apeurée. Il s'assit sur la chaise et apprécia de sentir le soutien d'un meuble pour se donner bonne figure.


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Lun 30 Déc - 13:33
"Un rêve ? Hahaha."

La voix de l'homme était sèche et dénuée d'humour. Ce n'était pas la voix du jeune homme qu'il était visuellement, mais sa vraie voix. Un sourire cruel déforma le visage de l'homme tandis qu'un arc chargé apparut dans les mains de l'homme. Il banda l'arc et visa l'intrus.

"Quel genre d'homme tu veux savoir ? Ce n'étaient pas des rêves, jeune fou. Tu ne connais pas le principe du cauchemars ? Et c'est comme ça toute les nuits ! Hahaha."

Il relâcha la tension de son arc et le posa sur la table.

"Je suis le genre d'homme qui a vécu toutes les horreurs que tu as bien pu voir. Je suis le genre d'homme qui revit ces cauchemars toutes les nuits."

Un rire sec et cassant du bois mort retentit dans l'auberge. D'un coup, l'auberge était devenue plus poussiéreuse, plus vieille. L'homme aussi. D'un geste leste, il attrapa l'arc et envoya la flèche avec force. Cette flèche s'enfonça dans l'œil de la garde qui venait d'ouvrir la porte dans un fracas. Fauchée dans son élan, la jeune femme fit un tour sur elle même avant de s'effondrer sur le ventre. La flèche, au lieu de se briser, s'enfonça plus profondément jusqu'à ressortir par le crane.

"Quel genre d'homme je suis ? Je suis le danger. Un homme se ballade tranquillement en foret et une flèche vient se planter dans son dos ? JE SUIS L'HOMME QUI TIRE !"

Une autre flèche se matérialisa magiquement dans les mains de l'homme, qui banda de nouveau l'arc et visa cette fois si l'albinos. D'une voix lourde de menace, l'homme lança :

"Maintenant, "Lumière", tu vas me dire ce que tu veux, pourquoi tu es venu dans mon rêve. Je n'ai encore jamais tué de personne dans un rêve, et je suis assez curieux de voir ce qui se passerait."
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Lun 30 Déc - 15:31

Pas de rêves ? Pas de cauchemars ? Juste des souvenirs du passé qui tournaient en boucle et en boucle dans sa tête. Le sourire de l'homme ne rassura pas le moins du monde le pauvre André qui se recroquevillait sur sa chaise. Il se relaxa un peu en voyant l'arc posé sur la table mais une peur liée aux événements qu'il avait vu s'emparait de lui à la vue de l'arme. Et sa peur se confirma. Le décor avait changé légèrement et en voyant l'homme tirer une flèche à quelques pas de lui pour tuer une nouvelle femme qui n'avait rien demander le choqua au plus profond de son âme. Instinctivement, il était rassemblé sur sa chaise en position fœtale en se bouchant les oreilles pour ignorer le bruit de chair inerte s'effondrant sur le sol. Puis l'autre le pointa d'une flèche en le menaçant de le tuer. Trop, c'était trop. Les nerfs de Lumière avaient lâché et, tandis que les larmes coulaient librement sur ses joues, sa voix avait retrouvé tout l'aplomb de l'énergie du désespoir. Ses jambes retrouvèrent le sol et il se redressa d'un coup en criant.

"Et ben vas-y ! Tire vu que c'est tout ce que tu sais faire ! De toute façon c'est pas comme si j'allais crever en vrai ! Je t'ai dit que je venais juste découvrir le monde en rentrant dans les rêves des gens et tout ce que tu trouves à faire c'est d'éluder mes questions et de tuer sans cesses des cadavres du passé ! Alors vas-y, tue moi également ! Tu n'es qu'un filou de la pire espèce qui ne connaîtra jamais que la solitude ! Je connais une créature qui s'est fait insulter de monstre pour moins que ça ! Tu es un mécréant, un animal ! Non, pire, tu es juste une crapule qui prend plaisir à tuer et qui se complaît dans sa solitude ! Moi qui tente de la fuir, je t’exècre ! Vas-y ! Tue moi et reste seul, j'irai discuter avec quelqu'un d'autre ! Avec quelqu'un qui est prêt à me montrer des paysages agréables et des instants qui me feront connaître le VRAI extérieur !"

Il n'en pouvait plus, sa respiration était plus profonde qu'après avoir récuré le château de fond en comble et il tremblait de la tête aux pieds. L'adrénaline retombant, il se sentait comme vidé et retomba lourdement sur sa chaise. De toute façon il allait mourir dans ce rêve alors rien ne servait de forcer...


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Lun 30 Déc - 18:25
Comme toujours, une autre garde passa la porte et comme toujours, une flèche vola vers le visage d'Ulrich. D'un geste expert, il attrapa la flèche en plein vol, se retourna et renvoya son cadeau à l'envoyeur. La flèche se ficha dans le ventre de la garde. L'homme fonça vers la femme, brisa la flèche et enfonça la hampe du projectile dans la gorge de la jeune femme, qui s'effondra dans un gargouillis.

"C'est marrant, tu parles du vrai extérieur et de paysages agréables comme si c'était la même chose."


La scène changea encore une fois. Ils étaient de retour sur une île, quelque part dans l'océan. Ici au moins, ils seraient au calme. L'homme était redevenu le maigrelet barbu.

"Je ne sais pas qui tu es, petit. Mais je pense que tu te trompes totalement sur ce qu'est le monde. Pendant 20 ans j'ai navigué sur les mers. J'ai littéralement été partout. Et ce que tu vois, c'est le plus joli."

L'homme se laissa tomber sur le sable. Il avait l'air si vieux en ce moment, si fatigué. Sa voix se cassait, comme si il était très fatigué.

"J'aimerai pouvoir connaitre la solitude. Tu as de la chance, de pouvoir découvrir le monde dans les rêves. Mais c'est pas la vérité. C'est de la poudre aux yeux."

Comme pour ponctuer sa phrase, Ulrich prit une poignée de sable dans sa main et la lança en l'air.

"Tu veux savoir à quoi ressemble le monde ? Voila à quoi il peut ressembler. Nous ne vivons pas dans un compte de fée, même si ça y ressemble ... Haha."

Le rire de l'homme était, encore une fois, sans amusement aucun.

"Le monde est froid, triste et cruel. Et c'est savoir ça qui me pousse à aider les autres. Nous autres humains sommes la seule source de chaleur de ce monde. Et puis tant pis si ça veut parfois dire mettre des flèches dans certaines personnes."

Le vent se leva, emportant avec lui des feuilles de palmier. Une des feuilles passa près de la tête d'Ulrich, lui faisant presque comme une capuche. Ah, le sens de la théâtralité et le coté amusant du subconscient.
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Lun 30 Déc - 23:13

Mais ironiquement, la mort n'était pas là. Du moins, pas pour lui. Des tripes, des tripes, des tripes et des morts ! Lumière ne se retournait même pas, se bouchant une fois de plus les oreilles après le premier gazouillement d'agonie. Son instinct de survie avait commencer à assimiler le procédé pour se protéger contre la violence autour de lui. Du moins jusqu'à ce que le décor change à nouveau. Du sable ? Apparemment pas encore de silhouette à trucider, maigre réconfort. Il n'aimait pas ce qu'il racontait ce vieux fou barbu ! Lumière avait connu deux facettes très différentes du monde et celle qui avait duré le plus de temps avait été agréable et il la regrettait aujourd'hui. Décidément, cet homme était encore plus à plaindre que lui. Peut être serait-il devenu pareil s'il était resté dans la rue à vendre ses allumettes... Ou alors il serait mort de froid ou d'un quelconque problème respiratoire. Il s'éloigna de quelques pas avant de se posant à son tour par terre. Il appréciait de pouvoir enfin voir un endroit sans personne. Sans personne ? Serait-il heureux de voir ce qu'il essayait de fuir ? Le message du vieux gagnait en conviction mais il ne parvenait pas à se laisser convaincre. Lui aussi usé par les aventures du barbu, il pris la parole d'un air las.

"J'ai connu un monde similaire à une époque mais j'ai réussi à m'en échapper. C'est dans le monde suivant que j'ai le plus apprécié ma vie. C'est là que l'on m'a appris tout ce que je sais aujourd'hui. J'avais une place, ma vie avait un sens et des gens tenaient à moi. Sans mort ni magie, ma vie serait restée la même qu'à cette époque. C'est à cause de gens comme toi que ma vie est devenue la gigantesque blague qu'elle est aujourd'hui. Sans personne comme toi, le Maître aurait pu mener une vie glorieuse et connaître les joies de la vie à mes côtés ! Je sais que tu n'y es pour rien mais je t'en veux. J'en veux à ce que tu m'inspires. Je ne veux pas que les gens meurent."

Il semblait perdu dans ses propres songes, repensant à l'époque du règne du père d'Adam et à ce que ce dernier était devenu aujourd'hui. Et à Belle. Boarf, s'il remplissait pas la seule tâche à laquelle il était bon, il pouvait bien crever celui là ! Il se corrigea aussitôt.

"Oublie ce que je viens de dire, il y en a bien dont la mort m'importent peu sous certaines conditions."

Il avait une tête d'enfant qui boudait. Oui, il boudait Belle parce que le Maître avait laissé Lumière et Big Ben au second plan depuis qu'il était là ! Et tout ça sans promesse que la malédiction ne se lève ! Fichtre que c'était frustrant pour le maître d'hôtel !


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Mar 31 Déc - 0:25
Le Maitre ? Mais de quoi parlait-il ? Une vie glorieuse ? Quelle genre de vie glorieuse un "Maitre" pouvait-il avoir s'il était un "Maitre" ? En tout cas, Ulrich ne comprenait pas ce que le jeune homme voulait dire. En quoi un combattant de la liberté comme lui pouvait faire de la vie d'un chien-chien un enfer ? En fait si. Et si celui qui se tenait devant lui n'était qu'un autre fragment de rêve, un peu plus persistant, d'une de ses victimes les plus récentes ? Il n'avait pas le souvenir d'avoir tué un albinos récemment, mais bon, on ne peut pas se souvenir de tout le monde, hein, quand on est un homme occupé.

"Un Maitre ? Tss ..."

L'homme s'énervait, et ça commençait a se ressentir dans le rêve. Le ciel commençait à se couvrir, et un orage n'allait pas tarder à éclater, alors que les vents commençaient à souffler de plus en plus fort.

"Je sais que tu n'es qu'un vulgaire fragment de mon imagination, mais as tu pensé à ce que toi, tu voudrais vraiment ? Je sais ce que tu es. Tu es le cauchemar du manque de motivation. Mais comme tout les cauchemars, je vais te mater. Si tu viens de mon esprit, ne sait tu pas quelle est ma phrase préférée ? "Sic semper evello mortem tyrannis" : "Ainsi toujours j'arrache la vie aux tyrans". Tu ne me fais pas peur, pauvre victime."

Des petits tourbillons se formèrent autour des bras d'Ulrich, qui commençait a s'élever dans les airs, porté par un courant d'air ascendant.

"Va t'en, chien de son Maitre. Sors de mon esprit, faiblesse ! Retourne te baigner dans la gloire de ton soi disant "Maitre", si c'est tout ce que tu sais faire !"

Ulrich tendit le bras vers Lumière. Une bourasque violente tenta de projeter au loin d'albinos.
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Mar 31 Déc - 1:46
Ce type était pire qu'un barghest enragé ! Il attaquait à vu tout ce qui ne semblait pas lui convenir sans réfléchir ni même chercher à comprendre la situation. Sans doute à force de tuer tout le monde il avait fini par oublier qu'il était possible de dialoguer comme des gens civilisés ! Et que disait-il ? "Sic semper evello mortem tyrannis" ? Une phrase de chien pour un chien enragé ! Tout était clair pour le noble. C'était un des membres de cette fichue troupe qui tentait de jouer les caïd dans la région et dont on parlait depuis quelques tempes ? Voilà qui expliquait tout. Ce n'était pas que de la malchance, cet homme avait finit par choisir de rester de lui même dans un univers de massacre et de solitude perpétuelle. La peur de Lumière se muait en un mur de convictions inébranlable et au delà de la raison, le pouvoir de sa propre imagination reprenait ses droits dans ce monde. Son unique œil dur affichait un air dédaigneux et méprisant et il haïssait déjà cet homme qu'il jugeait comme pathétique et faible, incapable de formuler le moindre rêve d'avenir pour lui et les siens. Il préférait rester enfermer dans un cocon de cauchemar plutôt que d'avancer vers l'avenir, voilà qui allait au delà de tous les préceptes de vie de l'ancien Maître du majordome. Levant une main devant lui alors que la bourrasque se levait, l'air semblait rebondit sur un mur invisible, se séparant en deux comme une vague se fracassant sur les rochers. Pas le moins du monde affecté par le vent, il savait désormais qu'il maîtrisait une partie des événements. Sa présence dans ce rêve, c'était son rêve, pas celui du barbu. Tant qu'il désirait rester ici, il pouvait se maintenir dans cet univers créatif. Il suffisait juste qu'il ne cède plus à la peur. Pas toujours évident mais il apprendrait à le faire. Confiant, il regarda l'homme avec un air suffisant, amplifiant sa voix comme si elle était portée par un vent contraire d'une force incommensurable et occupait tout l'espace.

"Je m'en irai, bête sauvage, quand je le déciderai. Je suis dans ton rêve et ma présence obéit à des règles que tu ne peux déroger. Si tu veux maintenant te débarrasser de moi, tu aurais du profiter des opportunités que je t'ai laissé ! J'ai bien un Maître mais ce n'est pas toi et je n'ai aucune raison de me courber à tes désirs. Moi qui suis le bras droit de celui-qui-vous-gouverne-tous, comment oses-tu m'insulter de la sorte ? Il n'y a aucune gloire dans laquelle je me baigne, seulement un devoir que je dois accomplir. Que sais-tu des devoirs et des responsabilités d'un homme qui vit avec les siens ? Toi qui méprise la vie des autres sans en avoir le droit, d'où te permets-tu de donner des ordres à une personne telle que moi ?"

Il fallait peut de choses pour qu'il se cache derrière un masque de mégalomanie divine telle qu'il le désirait initialement. Il savait qu'il ne craignait rien et que sa volonté pouvait influer sur le rêve de cet homme. Et bien il allait enfin pouvoir mettre à exécution ses plans initiaux. Les événements passés pourront parfaitement trouver leur place parmi ses alibis. De nouveau sur les planches, Lumière retrouvait ses talents d'acteur et jouait la comédie mieux que jamais. Il avait toujours préféré être le marionnettiste plutôt que la poupée...


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Mar 31 Déc - 9:58
Ah, Ulrich se découvrait il un complexe de dieu qu'il ignorait. "Celui-qui-vous-gouverne-tous" ... Quel autre genre de connerie pouvait il bien encore inventer ?

"Je ne méprise pas la vie d'autrui, juste celle de ceux qui pensent valoir plus que ce qu'ils sont. Tout ces gens qui pensent être le "Maitre" des autres, que ce soit grâce a leur position où leur richesses. Toi qui est si puissant et si intelligent, tu devrais le savoir, non ?"

Ulrich n'était pas impressionné. Le problème avec le fait d'avoir vécu tant de choses en une vie, c'est que plus rien ne pouvait vraiment vous surprendre. Il se souvenait d'une magicienne qui se prenait pour une déesse et qui avait transformé son équipage en sangliers. Rien de plus qu'un peu de vent et de poudre de perlimpinpin. Mais lui aussi savait jouer la comédie. Il avait, au cours de ses voyages, entendu parler d'un produit qui permettait aux gens de s'introduire dans les rêves des autres. Il en avait même déjà été victime, même si la jeune femme de cette époque avait été un peu plus ... amicale, pour rester dans les euphémismes.

Un nuage noir s'empara de la scène. Quand la lumière revint, seul subsistait du rêve un tout petit lopin de terre grise autour de lumière. Ulrich était maintenant un géant couronné de lumière noire, les yeux remplacés par deux globes de foudre serpentine. Une fine bruine de sang commençait à tomber tandis que de l'air sortait chaque personne dont Ulrich avait causé la mort, avec toujours les flèches plantées, les nuques brisées ou les ventres ouverts. D'une voix divine, presque trop forte pour des oreilles humaines.

"Pour qui te prends-tu, petite chose insolente ? Je ne suis Personne, car c'est le nom de ceux qui me rencontrent et vivent pour en reparler. Tu vas maintenant retourner pleurer dans les jupes de ton maitre et lui rappeler que ..."

La voix venait maintenant de derrière Lumière. Ulrich, encapuchonné et méconnaissable était là, un arc bandé à la main. Le trait partit vers Lumière à la vitesse de la pensée.

"Ainsi toujours j'arrache la vie aux tyrans."
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Lumière
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Nom : Andrés DesLumières
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Mar 31 Déc - 11:46
L'ambiance avait encore changée et Lumière se retenait difficilement de grimacer face aux abominations de chair qui apparaissaient. Il sentait ses mains devenir moites mais quelque chose en lui l'empêchait de trembler. Il tentait de se convaincre lui même du rôle qu'il tentait de se donner. Il était puissant. Il était un être d'un autre monde venu en paix dans l'esprit d'un faible humain pour découvrir leur monde. Ses positions ne faiblissaient pas et il raffermissait sa présence dans le rêve, laissant la flèche le transpercer sans qu'il ne ressente aucune douleur. Il l'arracha de sa poitrine d'une main sûre et pas une seule goutte de sang n'en sortit. Il n'était pas mortel, il ne pouvait pas souffrir. Il était une entité supérieure qui était là pour montrer sa supériorité sur ce être disgracieux. Il laissa la hampe tomber au sol et s'adressa au rebelle gigantesque comme s'il s'agissait d'un enfant un peu capricieux.

"Ton idée de la justice est erronée. Je reconnais comme mon Maître celui que j'accepte de servir de mon plein gré. N'es-tu pas pire que ce que tu critiques, cherchant à être le maître de la vie des autres ? Et sinon quoi ? Sinon la mort ! "Pensez comme moi ou mourrez ! Vous êtes les tyrans et je suis la victime ! Je protège les faibles mais toi tu es insignifiant donc je vais te tuer ! Je défends la justice et l'égalité !" HAHAHAHAHA ! Ne me laisse pas rire, bouffon sanglant ! Tu es le pire hypocrite que la vie ne m'a jamais permis de voir ! Reste donc à patauger dans le sang et les excréments de ceux que tu tues en défendant ta soi-disant justice ! Je vais retourner voir mon vénéré Maître en effet, car même si je vis dans un monde de solitude avec lui, je me sentirai toujours moins seul qu'avec toi. Et dans ma grande bonté, je vais te livrer un des secrets de ton monde : le bonheur existe pour certains et ce n'est jamais pour ceux qui ont tué."

Son imitation de l'homme-bête avait été faite avec une voix moqueuse et presque insultante reflétant tout son mépris pour l'individu. Son rire avait été sincère cependant tant il le trouvait ridicule dans sa misère montée de toutes pièces. Digne et fier, Lumière avait également travaillé en pensée ses départs. Pour cette fois, il avait choisi de viser haut avec l'apparition d'une magnifique porte semblable à celle de la salle secrète du château. En dix fois plus grandes. Magnifiques, recouverte de dorures et de gravures finement ouvragées, c'était sa porte préférée. Il ne l'avais jamais ouverte en vrai et c'est magiquement qu'elle s'ouvrit ici, laissant apparaître un monde de lumière chaude mais pas aveuglante. Le genre de lumière qui donnait envie de s'y baigner pour s'y sentir bien. Les bras croisés comme un macchabée, il se laissa doucement aspirer par la porte qui le dématérialisa petit à petit. Ses yeux étaient fermés et sa bouche affichait un sourire moqueur qui termina en prononçant ces quelques mots.

"Au revoir Messire."

Pure boutade lancée pour montrer qu'il n'avait pas le moins du monde été affecté par cette rencontre insignifiante dans la vie du dieu qu'il était. Foutaises. Il n'était pas certain de vouloir se rendormir un jour après ça par peur d'en cauchemarder. Il allait devoir faire des stocks de bois dormant s'il voulait espérer profiter de ses nuits...


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