Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Ouverture d'une nouvelle sous-partie du Flood pour votre contenu "fanmade" et autre relatif à l'univers d'HnE.

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Ariel
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Prince des Sushis nudistes !

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Sam 21 Déc - 22:02
Une route de brique jaune. Voilà ce que je suivais depuis deux jours. Et je ne savais même pas si j’étais dans la bonne direction de cette route, ni où elle menait. Mais elle devait bien avoir une fin et mener quelque part, donc je la suivais, sans autres idées en tête. La chance m’en voulait, car par un merveilleux coup de malchance, ma carte du pays s’était envolée, avec mes espoirs de rentrer chez moi. C’était la seule capable de me dire par où aller, ne pouvant pas demander mon chemin aux passants que je croisais. Être muet était franchement embêtant lorsqu’aucun son ne pouvait sortir de notre bouche. Et histoire d’en rajoutant à mon malheur personnel, mon carnet était tombé dans l’eau lors de ma dernière baignade. Baignade qui remonte maintenant à plus d’une semaine. Une semaine, pour un poisson, c’est long, très long. Et c’était un soleil ardent qui surplombait la terre, je pouvais presque sentir les pavés jaunes sous mes pieds, petits soleils miniatures chauffés depuis le levé de l’astre doré. J’avais de l’eau à boire et de quoi manger, du moins pour un jour encore, mais ce qui me manquait vraiment, c’était de pouvoir dégourdir mes nageoires, plonger dans l’eau et dormir au plus profond des abysses pour ne serait-ce quelques heures.

Au loin se dessina l’horizon d’une ville, une ville verte qui contrastait avec le bleu du ciel. Les rayons du soleil la faisaient tant briller qu’elle me faisait déjà mal aux yeux. C’était bien beau une ville, mais quand on a même pas assez de sous pour se payer une chambre à l’auberge (et au passage une baignoire pour prendre un simple bain), et bien ça ne sert à rien, une ville. A part à demander où se trouve le prochain lac. Demander quand on ne peut pas parler, c’est tellement facile !

Le soleil déclinait déjà lorsque je mis enfin les pieds dans la ville d’émeraude. Il n’y avait pas grand monde dans les rues, et j’en profitai pour m’approcher d’une fontaine régnant au milieu d’une place. Je n’allais pas me baigner dedans, mais cela suffirait pour me rafraichir pour le moment. J’avais cette horrible impression d’être un poisson pas frais, c’est donc sans hésitation que je plongeai ma tête sous l’eau. J’y serais bien resté, si le regard insistant de quelques habitants ou Tinmen ne pesait pas sur mon dos. Je finis donc juste de remplir ma gourde, et partie me mettre à l’ombre du soleil couchant au fond d’une ruelle. J’arriverai sans doute à y fermer l’œil, et puis prions pour qu’il pleuve.

Jamais à l’époque j’aurai pensé souffrir un jour de déshydratation, et pourtant je me dis maintenant que si je ne me jette pas à l’eau bientôt, je vais finir en poisson séché. Trainer dans la poussière, cela n’avait rien de bien glorieux, mais je ne voyais pas d’autre endroit où dormir. C’est donc caché derrière la poubelle d’une ruelle que je somnolais,  rêvant à mon bon vieil océan.
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Dim 29 Déc - 19:39
Frankenstein avait enfin terminé cette longue journée de travail, les Tinmen s'étaient succédé les uns les autres pour des broutilles plus ou moins importantes, il avait fallu une bonne dose de thés calmants pour que certains se tiennent enfin tranquilles. Il n'était pas mécontent pour une fois de s'arrêter là pour aujourd'hui, il était plus qu'éreinté par ce défilé presque insaisissable qu'il avait eu, et même la dose pour la réveiller un bon coup n'y avait pas vraiment fait grand-chose, à croire qu'il allait devoir se mettre en quête d'une plante bien plus forte.

Victor s'apprêtait donc à partir lorsqu'un agent lui demanda son aide, ce qui lui eut le don de lui décrocher un énième soupir, non pas qu'au fond ceci le dérangeait vraiment, plutôt un soupir qui espérait que la situation ne serait pas trop grave. Il le lui laissa donc exposé où était le problème, redoutant le fait qu'il se trouvait face à un chouineur qui a peur de la moindre infection à la moindre piqûre de moustique ou il ne savait quoi encore, car oui le cas s'était déjà présenté et l'avait laissé dans un sentiment assez mitigé.

Le cas était tout autre heureusement, ou malheureusement plutôt. Le jeune agent avait aperçu un étranger dans une situation assez préoccupante dans une rue de la cité, ne voulant pas alarmer les autres sous peine de voir cet individu être mis sous les barreaux sous prétexte qu'il pouvait être potentiellement dangereux, on ne rigolait pas à Oz avec l'ordre et encore moins quand il risque d'être perturbé par quelqu'un n'appartenant pas à la cité. Les Tinmen faisaient leur boulot certes mais qu'est-ce qu'ils pouvaient être butés pour certains, ils n'étaient pas tous ainsi sinon ça ferait sans doute un moment qu'il aurait quitté le navire.

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que le sentiment philanthropique du docteur prenne le dessus sur le reste,  il ne pouvait pas laisser une personne qui a besoin d'aide se débrouiller seule.
C'est ainsi qu'il se retrouvait donc à suivre la jeune recrue qui le guidait vers le futur patient, il avait pris le minimum pour les premiers soins dans sa sacoche, pas besoin du superflu et le peu était le nécessaire de base pour n'importe quelle intervention rapide. D'ailleurs il allait être sous peu informé de l'état de santé du nouvel arrivant puisqu'on lui fit signaler qu'ils étaient à destination, le tout maintenant était de savoir avec précision où l'anguille avait bien plus se faufiler exactement.

Frankenstein le trouva enfin après quelques minutes de recherche, se dirigeant vers lui avec quand même prudence, on ne peut jamais prévoir la réaction des gens lorsqu'ils sont mal ou blessés, mais devant se rendre rapidement compte que la personne ne semblait d'une part pas vraiment en état de riposter et de l'autre ne rentrait plus dans la catégorie poids plume qu'impressionnant.

Il s'accroupit devant lui qu'il commença sans introduction son examen pour déterminer la cause de ce mal-être. Tout d'abord il pouvait observer aucune trace de sang ou même de blessures, pas forcément le signe d'un bon point puisque le problème avait donc une autre origine. Il claqua légèrement des doigts pour voir si la personne arrivait à prendre meilleure consistance, soupçonnant un peu de désorientation ou une grande fatigue tout du moins. Ensuite il prit le poignet du jeune garçon toujours sans demander d'accord ou quoique ce soit d'autre, constatant un pouls un peu trop rapide et fort à son goût. Puis il posa sa main sur le front du petit tout en le fixant droit dans les yeux, sans se rendre compte qu'il pouvait être très intimidant ainsi, concentré à diagnostiquer ou non une fièvre qui débutait tout juste.

Dans sa tête il additionnait les éléments où s'ajouta le fait qu'il régnait une certaine chaleur si on n'était pas habitué, que c'était un étranger qui avait semble-t-il beaucoup voyagé, et qui avait cherché à se rafraîchir vu les cheveux encore mouillés. Il laissa échapper un soupir de soulagement, rien de trop grave à déplorer, juste les signes d'un début de déshydratation d'après ce qu'il pouvait voir.
Le tout maintenant était de savoir ce qu'il allait en faire, une chose est sûre l'inconnu ne pouvait rester là sous le risque d'être amené au commissariat, et quoi qu'il pense il arrivait toujours à la conclusion qu'il allait devoir s'en occuper le temps qu'il soit sûr que le futur invité serait sur pied.

« Est-ce que tu peux te relever ? Vu ton état tu ne peux pas rester ici, tu vas devoir venir avec moi, tu ne crains rien je suis médecin... D'accord ? »

Le docteur se releva doucement pour ne pas brusquer trop la situation, signalant à l'agent qu'il pouvait repartir et que de son côté il allait s'occuper de tout. Il reporta son attention sur le frêle individu, prêt à l'aider pour se relever, devant se rendre à l'évidence qu'il allait bientôt avoir un nouveau colocataire juste qu'il ne savait pas encore qu'il était assez spécial.

Spoiler:
 
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Ariel
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Dim 29 Déc - 23:31

Des bruits de pas me sortirent de mon sommeil, mais je n’ouvris point mes yeux pour autant. Ils s’avançaient vers moi, semblait-il. Apparemment j’avais finalement attiré l’attention, en bien ou en mal ? L’un deux s’accroupit devant moi, je sentais clairement sa présence au dessus de moi. Il claqua des doigts, comme pour me réveiller. J’étais pourtant bien parti pour retourner dans les bras de Morphée. Je laissai donc ces inconnus faire, tout ce que je voulais, c’était dormir. Un mal de crane m’empêcher de penser à autre chose de toute manière, mais l’instinct me mettait à l’écoute du moindre mouvement de la part de ces personnes.

L’une d’elle attrapa mon poignet, semblant prendre mon pouls. S’inquièterait-on de ma santé ? C’était peut être un bon point. Cela me permet d’entrouvrir les yeux. On me fixait du regard. J’en aurai blêmi dans d’autres circonstances. A la place, je me concentrais sur ses iris bleutés, ils me rappelaient la mer. Des vagues qui s’entrechoquent les unes sur les autres, dans une lutte pour savoir laquelle irait le plus haut dans le ciel. Je souris.
On m’adressa alors la parole, m’étonnant presque. Un médecin, cela expliquait tout. Mais un médecin humain pouvait-il aider un non-humain ? Surtout sans le savoir ? L’autre partit, sans que je ne m’en rende vraiment compte. Je grimaçais juste à l’idée de devoir m’installer ailleurs. Finalement la fontaine n’était peut être pas si mal…

Lentement, je me décollai de mon mur adoré du moment, mais préférais éviter de me mettre debout pour le moment. Mes jambes ne sont pas fiables en général, alors dans un moment comme celui-ci, je n’y comptai même pas. Des sales bêtes ces choses là. Je jetai un regard à la poussière qui recouvrait le sol. Peu de personnes passaient par là apparemment. Je traçai un simple mot dans la poussière, de mon écriture chaotique :
« Eau »
C’était court, simple, et permettrai peut être une certaine compréhension. Je fronçai les sourcils. Je ne voulais pas de l’eau, je voulais être dans l’eau ! Je rajoutai au dessus du premier mot :
« Dans »
Dans l’eau… Etait-ce assez clair ? J’espérai bien, e n’avais pas envie de rajouter poisson ou triton, je voulais éviter cette découverte au plus loin possible. Ce n’était peut être pas une si bonne idée que ça, d’omettre sa condition de non-humain à un docteur, mais je n’étais pas vraiment en condition pour y réfléchir.

Il fallait maintenant que je me lève. Je fixai mes jambes qui semblaient résolues à ne faire aucun mouvement. Je crois qu’elles aussi veulent dormir… Une moue se dessina sur mon visage. Du bout du doigt, j’essayai de les « réveiller ». Un contrecoup que je ne connaissais point ? A rester au sec les jambes finissaient par faire grève ? Allez savoir…
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Lun 30 Déc - 12:17
Apparemment le jeune garçon avait l'air d'avoir un certain mal à se mettre sur ses jambes, ne serait-ce que le fait de se décoller du mur semblait être une véritable épreuve, il devait sans doute être exténué et lui seul pouvait savoir depuis combien de temps il marchait. C'était légèrement problématique et signe que la santé du patient pouvait se dégrader d'un moment à l'autre au point de devenir catastrophique. Le constat était fait de toute façon, si Frankenstein voulait déplacer cet individu ça serait à lui de s'assurer que ceci se fasse quitte à devoir le porter lui-même du mieux qu'il pourrait. Pas vraiment le choix, de toute façon il ne voulait pas perdre du temps inutilement à se poser des questions sur le comment et du pourquoi, plus vite il agirait plus vite l'autre se sentirait largement mieux.

Le docteur fut quelque peu surpris de le voir écrire par terre tout d'abord un mot, la communication allait donc se faire difficilement si le plus jeune ne pouvait pas parler bien qu'il reste l'écriture, surtout que cette dernière restait assez particulière ou même brouillonne. Ça restait quand même assez lisible, il avait vu des agents avoir une écriture qui s'approchait du surnaturel et indéchiffrable, et puis lui-même avait parfois une écriture qui laissait à désirer donc il était assez mal placé pour juger.
Il lit donc le premier mot, de l'eau, le liant donc à la sensation de soif qu'on ressent quand on commence à se déshydrater et qui confirmait ce qu'il craignait un peu.

« Ne t'inquiète pas je vais te donner assez d'eau pour que ça aille mieux. »

Il le regarda de nouveau, se montrant calme et patient pour ne pas effrayer le vagabond de passage dans la cité d'émeraude. C'était totalement logique qu'il recherche de l'eau vu l'état, par contre ce qu'il l'était moins c'était le deuxième mot qu'il ajouta au-dessus du premier. Vouloir être émerger dans l'eau c'était peut-être beaucoup mais quelque part si son patient ressentait ce besoin c'est qu'il devait y avoir une bonne raison, associant ce besoin au fait qu'il y avait un début de fièvre qui devait amplifier la sensation de chaleur du corps. Il ne pouvait donc pas ignorer ce message et ferait tout pour que l'état de jeune s'améliore rapidement, même à le mettre dans un bain.

Les jambes du patient ne semblaient plus avoir la moindre force et venaient donc confirmer le fait qu'il allait devoir le porter pour le bouger de là. Il revient donc s’accroupir auprès de lui, attrapant ses clés de maison dans sa main pour éviter par la suite à devoir les chercher et risquer de faire tomber l'autre. Une fois ceci fait il vient doucement attirer le frêle damoiseau contre lui pour pouvoir le soulever par la suite, avec un bras ça allait vraiment être très compliqué il le sentait déjà, le seul point favorable c'était la faible corpulence face à lui. Il essaya de donner quelques directives comme par exemple de s'accrocher autant qu'il pouvait à lui ou à son cou, sinon il y allait y avoir un sacré déséquilibre là-dedans.

Frankenstein laissa échapper un soupir, les choses auraient été largement plus faciles avec deux bras, il devait faire avec comme il le pouvait. Après quelques instants à trouver la meilleure manière il était enfin près, d'un bras il portait donc le jeune homme comme on aurait fait avec un enfant, se relevant et sortant de la ruelle pour se diriger vers sa maison. Il ne parla pas vraiment avec son invité, juste deux trois phrases pour le rassurer par-ci par-là, mais vu que l'autre ne pouvait semble-t-il pas parler c'était une cause perdue.

Il arriva à sa demeure, reconnaissable de toute avec son paratonnerre sur le toit, se démêlant comme il pouvait pour faire rentrer la clé dans la serrure tout en ne faisant pas tomber le patient. Une fois chose faite il entra et ferma la porte avec sa jambe, constatant qu'il avait laissé traîner partout ses planches anatomiques dans le salon avec tout un tas de bouquins qui faisait sans doute froid dans le dos. Il rangerait ça plus tard, un jour...

Se dirigeant aussitôt vers la salle de bain où il déposa dans la baignoire le colocataire temporaire, lui indiquant tout ce qui était eau chaud et froide selon sa préférence.

« Je vais te chercher de quoi boire avant tout et aussi quelque chose pour que tu puisses écrire, fais comme chez toi je reviens tout de suite. »

Il quitta la pièce pour aller prendre avant tout un grand pichet d'eau pour stopper la déshydratation dont souffrait son protégé, le reste pouvait bien attendre quelques minutes, la santé avant tout. Le docteur revient donc après avec le récipient contenant de l'eau.
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Ariel
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Lun 30 Déc - 21:49

J’étais heureux d’apprendre que cet homme avait compris ma demande : de l’eau, je voudrais toute l’eau du monde ! Cela me suffisait pour me rassurer. Je sais qu’il ne faut pas parler aux inconnus, mais vu le point où j’en suis… Ma famille m’aurait déjà enfermé à double tour à ce rythme. La honte de la famille même pas fichue de se débrouiller tout seul, et pourtant, j’avais qu’une envie, c’était les revoir…

L’inconnu m’attira vers lui, cherchant apparemment une prise pour me porter. Cela me soulageait d’un poids bien grand, me voyant mal marcher jusque je ne sais où. Ce n’est qu’à ce moment, m’apercevant qu’il n’utilisait qu’une main, que mon médecin avait un bras manquant. Je me sentis mal à l’aise, j’avais ce fichu don d’être un poids pour les autres finalement. Mais d’un autre coté, qu’est ce que j’aurais bien pu faire d’autre ? Je m’accrochai donc à lui, ma bouée de secours, mes bras autour de son cou. Pour moi cela ressemblait presque à un câlin, et depuis le temps que je n’en avais pas eu… Je m’y serais presque endormi finalement. Les quelques mots rassurant dits durant le parcourt étaient tout juste bon à m’éviter de roupiller.  

Après une petite lutte pour ouvrir la porte, nous étions à l’intérieur me semblait t-il. Je n’avais même pas prit la peine d’ouvrir les yeux, je voulais juste dormir dans un coin moi. Très vite, je me retrouvai dans une baignoire vide, et obligé d’ouvrir les yeux pour comprendre de quoi on me parlait. Eau chaude et eau froide, ok, peu m’importait de toute façon. Dès qu’il fut parti, je retirai tel un diable ces vêtements que je haïssais, voulant tout de même éviter de les déchirer, comme leurs prédécesseurs. J’ouvrai les robinets à fond, tel un drogué qui voulait sa dose au plus vide. Le collier enlevé, et ma gentille queue de poisson était de retour. Sentir de l’eau à nouveau dessus, mais quelle merveille ! Même si la baignoire n’était pas assez grande pour moi, je me pliai en deux, la tête sous l’eau qui remplissait la baignoire, sur le ventre et le derrière qui dépasse. Position charmante, certes, mais au moins, j’étais confortablement installé.  Béa, je faisais des bulles. J’étais bien parti pour me rendormir, quand je repensai à ce que m’avais dit le médecin : « je reviens tout de suite ». L’idée même qu’il puisse être là me fis rougir. Je me relevai d’un bond, et ma malchance fit qu’à ce moment là, le médecin revint avec un pichet d’eau. Une grimace se dessina sur mon visage.

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Sam 4 Jan - 15:10
Rentrant dans la pièce dans plus de préambule, de toute manière quoiqu'il ait pu dire il n'aurait eu aucune réponse de la part de son protégé muet, et il était médecin dont des corps humains il en voyait chaque jour. Sauf que là il ne s'était pas du tout préparé à ceci, loin d'imaginer qu'une telle situation puisse bien entendu se produire et encore plus sous son toit, le laissant dans la surprise la plus totale au point qu'il laissa retomber son bras où l'eau s'échappa du récipient.

Victor resta quelques secondes interdit, le temps d'essayer de comprendre le comment du pourquoi et de trouver une suite logique, un cheminement scientifique qui se faisait dans son esprit. Déjà c'est sûr qu'il comprenait bien mieux la demande de son invité de vouloir être dans l'eau, poisson et chaleur faisaient très mauvais ménage ensemble, la déshydratation n'était pas seulement interne mais aussi extérieure en quelque sorte.

« Fascinant... »

C'est tout ce qu'il put dire sur le coup. Et ça l'était. Franchement ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait voir des tritons, même lorsqu'on est au bord de la mer, et il ne semblait pas en avoir vu de vivant de toute son existence. Il y avait eu certes un squelette qu'une connaissance lui avait montré un jour, mais un corps où on peut observer le fonctionnement comme celle de respirer sous l'eau, ça c'était une première, et les bouquins sur ce sujet se comptaient sur les doigts d'une main. Alors avoir un spécimen vivant c'était une chance inespérée d'en apprendre bien plus sur la composition et l'organisme de la créature qui avait se trouvait dans sa baignoire, ça le rendait encore plus curieux qu'à son habitude.

Posant le pichet dans la vasque de la salle de bain, il n'attendit pas plus pour approcher et observer sous toutes les coutures cet étrange le poisson. C'était plus fort que lui, il ne pouvait s'empêcher de toucher au niveau des écailles pour voir comment le tout se formait, faisant quelques remarques pour lui et des annotations mentales par la même occasion, il avait tellement de questions à lui poser pour assouvir sa soif à ce sujet.

Frankenstein réalisa alors qu'il devait plus effrayer le triton plus qu'autre chose avec ses manies de vouloir toujours trouver des réponses autres que magiques à ses questions, lâchant alors le bout d'une écaille qu'il était en train d'observer. Reculant de deux trois pas pour regarder la situation dans son ensemble, les choses semblaient assez compliquées.

« Bien bien... Réfléchissons ! Tu es donc un triton... dans ma baignoire... »

Non décidément il n'arrivait pas s'y faire, surtout si la communication entre eux allait être difficile, bien sûr qu'il voulait l'aider mais la situation présentait tellement de caractéristiques particulières.
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Lun 6 Jan - 19:21

Mon médecin sembla assez étonné, voir carrément dépassé, comme s’il n’avait jamais vu de triton de sa vie. En y réfléchissant bien, il est vrai que beaucoup de monde n’y connaissent rien en sirène et triton, certains doutant même de leur existence. C’était certainement dû à la loi de mon père, interdisant les habitants de mon royaume d’aller à la surface. Je n’ai jamais aimé les règles…

Il était fasciné, comme il le disait. Pour ma part, j’étais plutôt intimidé, me réinstallant en position assise dans la baignoire, prêt au moindre questionnement de sa part. Le voir tourner autour de moi était intimidant. Très intimidant. Je me voyais déjà attaché à une table de dissection, un morceau à gauche et l’autre à droite. Rien que d’y penser me donner envie de vomir. Je me répétai alors en boucle qu’il était docteur, que ce n’était pas son travail d’explorer les entrailles des gens, du moins, quand ils n’en avaient pas besoin.

Il en profita même pour tripoter mes écailles ! Le sang me montant au visage, j’étais sans doute tout rouge, effectuant ainsi un merveilleux mélange de couleur. J’essayais discrètement de me reculer dans la baignoire, mais il fallait avouer que pour aller plus loin, il fallait en sortir. Il sembla alors le remarqua, vu qu’il recula de quelques pas en arrière, pour me voir en intégral.

Oui, j’étais un triton, dans sa baignoire. Et si je le pouvais, je détalerai avec toutes mes écailles. Entourant l’équivalent de mes genoux de mes bras, je me faisais petit dans cette minuscule baignoire. Je demandai timidement, avec un léger mal de gorge, n’ayant plus l’habitude de parler :
« C’est la première fois que vous voyez un triton n’est-ce pas ? »
J’examinai ensuite mes écailles, voulant éviter un contact visuel. Elles avaient séchées elles aussi, certaines semblaient vouloir se faire la malle. Je suis bon pour rester dans la baignoire pour un long moment.
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Mer 8 Jan - 9:59
Décidément c'était le jour des grandes surprises puisqu'il s’avérait que finalement le jeune triton avait le don de la parole, se demandant si ceci était en lien avec le fait qu'il avait été déshydrater plus tôt, la bonne nouvelle était que son côté il pourrait au moins posséder pas mal de questions pour assouvir sa curiosité face à créature de grande rareté.

« Un triton vivant oui je dois bien avouer que c'est la première fois... »

Frankenstein avait répondu le plus naturellement du monde, sans vraiment se rendre compte sur le coup que sa réponse était des plus dépassées, ayant trop l'habitude de répondre franchement aux questions qu'on lui posait. Ce n'était pas vraiment dans sa nature de passer par trente-six chemins, même si la vérité était parfois difficile à dire. Mais pour le coup il devait bien avouer qu'il venait de manquer de délicatesse, déjà que son patient se trouvait dans une situation critique sans que de son côté il vienne rajouter une couche supplémentaire.

Déjà que son colocataire de baignoire provisoire semblait au plus haut point mal à l'aise, au point d'éviter le moindre contact visuel avec lui, pour sa part il se devait de le rassurer sur ses intentions. Vrai qu'il avait fortement envie de voir ce qui se cachait sous la peau, d'examiner comment le jeune triton réagissait face à une série de tests, étudier le mode de vie et tout ce qui pouvait s'accompagner avec. Sauf que ce n'était pas vraiment le moment de penser à ceci, et même s'il le désirait il ne pouvait pas non plus faire comme bon lui semble en matière de dissection.

Il laissa échapper un long soupir, devant prendre une décision sur ce cas-là et assez rapidement, analysant la situation sous l'ensemble des angles possibles. De toute évidence le triton ne pouvait plus marcher à cause de ses écailles, d'ailleurs il allait devoir savoir comment elles étaient apparues celles-ci, et même s'il avait pu marcher ça aurait été dangereux de le laisser partir dans cet état de fatigue avancée. Non Victor ne pouvait pas l'abandonner à son sort, ça il se l’interdisait.

« En vue de la situation dans laquelle on est, tu peux rester aussi longtemps que tu veux, ça ne me dérange nullement et il ne t'arrivera rien... »

Le docteur essaya vraiment de se montrer le plus inoffensif possible pour ne pas l'effrayer, parlant calmement pour le mettre en confiance. De toute façon tout ce qu'il avait dit était vrai, même si pour l'avenir il risquait d'avoir plusieurs problèmes à régler, regardant la nageoire du jeune triton qui avait sans doute dû être très affectée par le manque d'eau.

« Il faudra que je te trouve quelque chose de plus grand que cette baignoire si jamais tu restes hm... Ah, j'allais oublier, je suis Victor Frankenstein, tu peux m'appeler comme tu veux. Et toi c'est ? »

Un peu de politesse ne ferait de mal à personne bien au contraire, de toute façon il n'allait pas le nommer le triton pour s'adresser à lui, et puis c'était une autre base pour installer un semblant de confiance aussi.
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Dim 26 Jan - 20:59
Un triton vivant… Il en avait déjà vu des morts ?! Cette nouvelle me refroidie complètement, je sentant encore plus mal à l’aise qu’avant. Mais où est-ce que j’avais atterri ? En plus, je ne le connaissais même pas ! Il faut que j’arrête de parler aux inconnus, cela ne va m’apporter que des misères ! Je ne connaissais même pas ses véritables intentions à ce docteur ! Il avait plus l’air d’un scientifique déchiqueteur qu’un bon soigneur doux comme un agneau.

Et pourtant, après un soupire qui me fit presque frissonner, il tenta d’avoir l’air aussi gentil et sage qu’une image, me donnant la possibilité de rester aussi longtemps que je le voulais. Donc pas aussi méchant qu’il en à l’air, ou juste une ruse ? Je n’avais pas vraiment le choix de toute façon, et j’acquiesçai donc en silence, le regardant maintenant fixement.

Cet homme m’intimidait, je n’arrivai pas à dire s’il était méchant, ou si j’avais eu de la chance de tomber sur lui. Après tout, sans cet homme, je serais encore dans la rue à me dessécher, jusqu’à devenir qu’un tas d’arêtes. Et il m’assurait qu’il ne m’arriverait rien ! C’était tout bon non ? Si père me voyait, il m’enfermerait pendant au moins un mois…

Je souris légèrement aux dires d’un quelque chose de plus grand que la baignoire. Rien que l’idée de nager me suffisait à regagner une certaine forme de bienséance.  Restait à savoir où est-ce qu’il allait trouver une baignoire plus grande, ou un bassin… Une piscine peut être ?

De plus, je connaissais enfin son nom ! Il ne me disait rien, mais je pouvais au moins le nommer ! Victor Frankenstein ! Je ne savais même pas si j’allais réussir à prononcer ce nom… J’espérai juste que cela ne le dérangerait pas de se faire appeler docteur Victor.

Il s’était donc présenté. La règle voulait que je présente à mon tour, sous peine de faire preuve d’une grande impolitesse.
« Moi c’est Ariel, juste Ariel… »
C’est vrai que chez nous, il n’y avait pas de nom de famille, comme chez les humains. On était peut être pas assez nombreux pour ça… Et puis tout le monde me connaissait à cause de mon statue de prince… Presque j’oublie mon rôle tout les jours, pour dire à quel point je me sens important !

Je regardai à nouveau son bras, ou du moins, le bras qui aurait dû être là. Cela m’intriguait assez, cette absence de membre. Je ne savais pas vraiment quoi faire d’autre de toute façon. Je n’osai poser une seule question, et dans ma baignoire, je ne pouvais pas faire grand-chose. Alors je regardai ce bras absent, comme l’impoli que j’étais. Ce que je remarquai bien vite, préférant regarder alors le plafond, histoire de faire comme si de rien n’était.
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Dim 2 Fév - 14:28
Son invité possédait un prénom des plus curieux, il ne semblait jamais avoir entendu quelque chose s'y approchant de près ou de loin, mais en même temps avoir un triton dans sa baignoire était encore plus bizarre que tout. Au moins il avait une façon de le nommer, c'était certes un patronyme peu commun mais pas non plus désagréable à prononcer au moins, c'était assez exotique quand on connaissait les origines de la personne.

« Ariel ? Vraiment ? C'est peu commun comme nom mais joli. »

C'était la même technique que lorsqu'il avait des enfants comme patients, toujours dans l'optique qu'il pouvait lui faire confiance sans problème et que de toute évidence il ne lui ferait rien de mal, même si bon la créature marine semblait avoir déjà dépassé le stade d'avoir besoin d'une nounou ou qu'on lui change les couches.

À situation particulière méthodes particulières, de toute façon il fallait bien que Victor fasse le minimum la conversation pour éviter qu'un silence trop lourd puisse s'installer dans la salle de bain. Déjà qu'il n'avait aucune idée comment il allait faire avec Ariel dans sa baignoire, ce que l'avenir allait réserver, le tout en l'accueillant convenable et obtenir des réponses pour des futures recherches possibles. Oui le docteur pensait déjà à des sujets possibles, des thèses à faire sur les tritons, enrichir le plus possible ses connaissances sur ce sujet qui lui était d'un flou total.

Par contre il faudrait lui apprendre un peu plus la politesse des êtres terrestres, ça ne se faisait en aucun cas de dévisager quelqu'un de la sorte, certes il l'avait plus ou moins fait tout à l'heure mais à but scientifique, même si quelque part Frankenstein avait l'habitude à force que le temps passe mais ça restait assez désagréable dans tous les cas. Préférant ne faire aucun commentaire dessus de toute façon, que pouvait-il bien dire à part l'évidence même qui sautait aux yeux, et si jamais le triton le posait la question il soulignerait jusque que c'était un regrettable accident.

Victor fut quelque peu soulagé de voir le regard de son convive vaguer ailleurs, au moins il semblait comprendre que c'était un sujet délicat qu'on n'aborde pas dès une première conversation, pouvant se concentrer plus librement de son côté que d'avoir lorsqu'il avait des yeux braqués sur lui.

Il n'était pas forcément la personne la plus sociable et la plus accueillante qu'il soit à première vue, cependant il mettait un point d'honneur à recevoir convenablement ses invités ou à s'occuper correctement d'une personne sans aucune distinction entre ses origines ou quoique ce soient d'autres. Ariel était dans ce cas de figure et il se devait de le remettre sur pied, ou sur les nageoires pour le coup il ne savait plus trop, le voyage d'un point d'eau à Oz avait dû être des plus éprouvants.

« Tu dois être fatigué je suppose d'avoir autant marché... Tu as peut-être faim aussi, tu voudrais quelque chose ? »

D'ailleurs il n'avait aucune idée de ce que ça pouvait bien manger un triton, première question de sa phase d'observation en quelque sorte, une manière très subtile de se documenter sur le sujet sans paraître trop envahissant par la même occasion.

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