Fairy Tales, la ville de tous les contes, n'est plus ce qu'elle était. En vérité, tout est en train de changer et vous allez bientôt vivre un cauchemar.
 
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Chat de Brême
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Nom : Pod'Paille
Univers original : Les Musiciens de Brême
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Mer 13 Mar - 19:44
Pod'paille se baladait toujours dans les couloirs, un peu au hasard. De toute façon, il ne savait ni où il était situé dans ce château, ni où il devait aller. Alors pour essayer de suivre une trajectoire, c'était pas gagné. En plus, ce château n'avait pas l'air d'avoir été construit suivant une certaine logique. Ou alors une logique tellement complexe qu'elle en paraissait illogique. Tout ça pour dire que notre petit félin humain avait vraiment du mal à se repérer. Bon, en même temps, il a toujours un peu de mal à se repérer. Ce n'est pas pour rien qu'il préfère ne pas s'éloigner des endroits qu'il connaît, en général. Les territoires inconnus, ça ne le réussit pas toujours. Et voilà qu'il était carrément dedans, maintenant. Et cet endroit était vraiment gigantesque, ce qui n'aidait pas vraiment, loin de là. On n'en voyait pas le bout. Encore aurait-il fallut avoir des yeux qui fonctionnent. Bon, ok, blagues à part.

Bref, Pod'paille se baladait tranquillement vu qu'il n'avait pas grand-chose d'autre à faire. Tout allait bien. Jusqu'à ce qu'il se prenne un bout de plafond sur la tête. Deux hypothèses. Soit le château tombait en ruine, soit il avait suffisamment de malchance pour qu'un petit bout de plafond décide de s'écrouler juste à cet endroit et juste au moment précis où il passait en dessous. Le pire, c'est que c'était très certainement la seconde hypothèse celle qui était vraie. D'un côté, ce serait plutôt rassurant. Parce qu'être enfermé dans un endroit qui s'écroule, c'est pas très rassurant. Donc bref, il se prit un bout de plafond suffisamment gros quand même pour le faire tomber et lui faire mal. Le pire, c'est qu'il l'avait entendu venir. Mais voilà, un énorme manque de réflexe, pour ce coup-là. Du coup, il n'avait pas évité. Remarque, c'est pas comme si il s'y était attendu. Sa vie serait bien triste s'il restait en permanences sur ses gardes à veiller à ce que le plafond ne lui tombe pas dessus. N'empêche que ça faisait quand même mal. Une belle bosse qu'il aura. Quoi qu'il ne savait pas comment une bosse pourrait être qualifiée de « belle » mais bon, ce n'était pas nécessaire de lancer un débat sur ce sujet. On peut débattre sur tout, mais tout n'est pas un sujet suffisamment intéressant pour en valoir la peine.

Et donc après quelques secondes passées étalé sur le sol, Pod'paille posa une main sur le mur pour s'aider à se relever. Seulement sa main rencontra quelque chose qui n'était pas un mur. Une forme qui ressemblait à une poignée de porte. Plutôt bien faite, d'ailleurs...Pas de défauts... Pas le genre de poignée faite à la va-vite et qui ne ressemble à rien. Le musicien chercha à tâtons son archet et son bâton, les ramassa et termina de se relever. Remarquez qu'il n'avait pas ramassé son violon. Pour la simple et bonne raison qu'il ne l'avait pas lâché. Et dans sa chute, il s'était même arrangé pour faire en sorte qu'il ne subisse aucun dégât. Cet instrument, c'était toute sa vie, il ne voulait absolument pas qu'il soit abîmé. Il passa d'ailleurs un coup de main dessus pour être sûr qu'il n'ait rien. Une fois qu'il s'en fût assuré, il ouvrit la porte pour pénétrer dans la salle. Ça changera des couloirs un peu trop étroit et dont les plafonds sont un peu trop douteux à son goût. Il était donc désormais dans une nouvelle pièce. Grand silence. Il n'y avait personne. Bon, à force, ça ne l'étonnait même plus. Il savait qu'il n'était pas le seul ici. Il avait d'ailleurs déjà croisé quelqu'un. Mais ce château devait vraiment être très grand pour que pas un son d'origine vivante ne parvienne à ses oreilles pendant plusieurs heures. Voir pas un seul son tout court. A part ceux de ses pas, de son bâton et de sa respiration, il n'entendait pas grand-chose. C'en était déstabilisant. Pas un seul son pour se repérer. D'habitude, il y a toujours quelque chose à entendre. Ne serait-ce qu'un chant d'oiseau. Mais là non. A part ses propres bruits. Les petits coups de bâtons qu'il donnait sur le sol pour éviter de se prendre un mur résonnaient légèrement. Il était sans doute dans une grande salle. Une grande salle silencieuse.

Bon ça suffit. Trop de silence tue le silence. Pod'paille n'aimait pas vraiment ça. Le silence, c'est toujours mieux que des bruits désagréables, certes. Dans ces moments-là, il n'y a pas à réfléchir. Le silence vaut mieux qu'un horrible son. Mais quand on a l'occasion d'écouter quelque chose d'agréable, autant ne pas s'en priver ! Il ne s'était pas encore beaucoup avancé dans la salle. Il chercha donc le mur qui ne devait pas se trouver bien loin. Il le trouva donc sans difficulté et il déposa son bâton contre. Puis il fit quelques pas en avant histoire de ne pas être gêné et il commença à jouer de son violon qu'il ne quittait jamais. Aux premières notes qu'il joua, son visage s'éclaircit. Un doux sourire vint égailler ses lèvres. Il jouait un petit air calme, doux, agréable.

Enfin. Un son mélodieux.
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Mer 13 Mar - 21:29
Mère Grand soupira en s’arrachant au miroir de la salle de bain. Voilà plus d’un quart d’heure que Big Bad Wolf avait disparu après avoir dit « je vais faire un tour, je reviens dans cinq minutes ».

Mère Grand n’était pas une femme particulièrement patiente ou impulsive aussi l’avait-elle attendu pendant un bout de temps en s’apprêtant dans une immense salle de bain mais là s’en était trop. Elle n’était pas du genre gentille poire qui fait sagement tout ce qu’on lui dit, tant pis pour lui. Elle était suffisamment forte et indépendante pour s’en sortir toute seule et surtout elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle était à sa disposition… En fait c’était même mieux s’il passait du temps à la retrouver. Ca lui donnerait un petit côté mystérieux et inaccessible, et peut être même qu’il s’inquiéterait pour elle… Oui, c’était définitivement une bonne idée.
Forte de cette résolution elle quitta tranquillement la salle - bien qu’elle doive admettre qu’elle l’aurait fait en courant si elle n’avait pas eu cet étrange orgueil qui guidait tout ses actes, car celle-ci lui donnait des frissons : à plusieurs reprises elle aurait juré que le miroir essayait de communiquer avec elle.

Secouant la tête pour en chasser ses pensées elle se mit à déambuler dans les couloirs telle une âme en peine. Sachant pertinemment que personne n’avait encore trouvait d’issu elle n’en cherchait pas vraiment, elle errait juste de salle en salle sans but particulier.

Comme à chaque fois qu’elle ne faisait rien, elle se mit à réfléchir, et son esprit se tourna irrémédiablement vers son défunt mari. Soudain mélancolique elle entendit une douce musique au loin, une sorte d’écho à ses sentiments qui semblait chantait sa tristesse. Intriguée elle tendit l’oreille et avança en direction de la litanie avec une sorte de fascination magique. Plus elle s’approchait, plus elle sentait le son envahir chacune de ses fibres avec une délicieuse sensation de bien être et de chaleur.

Désormais souriante elle évita un amas de grava qui trônait au milieu du couloir et poursuivit sa route vers une salle immensément grande et pourtant occupée tout entière par le son d’un violon. Captivée elle s’assit silencieusement sur l’une des chaises en velours et le regarda jouer accoudée sur le dossier de la chaise, sa menton enfouit dans ses bras.

Il semblait tellement pris dans son art qu’il ne l’avait même pas encore remarqué. A moins qu’il ne la juge pas suffisamment digne d’intérêt pour lever le nez et donc s’arrêter de jouer. Rien que l’idée blessait son égo, mais, toujours muette, elle profita de l’occasion pour l’observait de près. Il était évident qu’il était passionné par la musique, il n’y avait qu’à voir l’amour qu’il mettait dans chacun de ses gestes, la façon que l’archer avait de caresser les cordes du violon avec, et la fermeté avec laquelle il tenait son instrument dans ses doigts. A croire qu’il avait peur qu’il s’envole. Mais au-delà de ça, elle le sentait d’un naturel soigné et assez joyeux, peut être même quelque peu malicieux. Il est difficile de juger une personne rien qu’en la regardant mais MG était plutôt douée dans le domaine et si elle se trompait parfois ses déductions étaient souvent exactes.

MG attendit ce qui lui sembla être la fin d’un morceau avant d’applaudir délicatement. « Epoustouflant » déclara-t-elle d’une voix enjôleuse. Puis décidant d’engager la conversation elle opta tout naturellement pour une banalité sur la musique. « Cela fait longtemps que vous jouez du violon ? »
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Jeu 14 Mar - 19:17
Le temps semblait s'être arrêté. Plus rien autour n'avait d'importance. Il n'y avait que le son merveilleux qui sortait de l'instrument. Le reste n'aurait pas existé que ça aurait fait la même chose. C'était vraiment comme ça que le musicien se sentait le mieux. Quand il n'y avait que la musique, sans aucun bruit parasites. Là, il ressentait tout le plaisir que la vie pouvait bien offrir. Puis le morceau toucha à sa fin. Le moment où le monde recommence à tourner arriva. Le moment où on sent de nouveau le sol sous ses pieds. Le moment où on sent le temps reprendre son cours. Puis le silence, de nouveau. Certes, un court silence. Peu de temps après que Pod'paille ai joué la dernière note, il entendit un autre son répondre au sien. Deux mains. Deux mains qui tapaient l'une dans l'autre. Un applaudissement ? Il semblait proche. Mais pour cela, il fallait qu'il y ait quelqu'un. Une personne serait-elle entrée ? Il ne l'avait pas entendu. Sa musique avait le don de le rendre sourd, dans un certain sens. Parce que quand il jouait, il n'entendait plus rien à part la mélodie de son violon. Heureusement qu'il n'était pas réellement sourd. Ce jour-là, ce sera une catastrophe. Une tragédie. La fin du monde. De son monde en tout cas. Mais bon, ça ne servait à rien d'y penser. Un sujet aussi déprimant et aussi improbable ne mérite pas qu'on lui prête le moindre intérêt.

« Epoustouflant»

Une voix. Bon, il y avait donc vraiment quelqu'un. Déjà qu'il n'y avait plus moyen d'en douter depuis le son des applaudissements, c'était vraiment devenu une certitude. La personne ne devait pas être loin, à en juger par l'intensité. Quelques mètres. Une très jolie voix d'ailleurs. Légère, douce. Aucune difficulté à deviner que c'était celle d'une femme. Une jeune femme, certainement. Il imaginait mal une grand-mère avec une voix comme celle-là. En tout cas, elle était vraiment magnifique. La voix, hein, pas la grand-mère ou même la jeune femme. Enfin, peut-être qu'elle l'était. Mais ça, il aurait du mal à en juger par lui-même. De toute façon, cela faisait bien longtemps qu'il n'associait plus la beauté à une apparence physique.

« Cela fait longtemps que vous jouez du violon ? »

Vraiment très agréable à l'oreille. C'était pas tous les jours qu'il pouvait entendre des voix comme ça. Voilà qui changeait de la grosse voix de l'homme qu'il avait rencontré plus tôt. Enfin bref. Savoir utiliser correctement ses cordes vocales, c'est pas donné à tout le monde, c'est vrai. Toujours est-il qu'une conversation semblait s'amorcer. Il abaissa lentement et soigneusement son instrument sans le lâcher, bien évidemment et dirigea son regard vide en direction de là d'où provenait la voix. A peu près. C'est jamais facile. Essayez de viser les yeux d'une personne que vous ne voyez pas, je vous jure que vous aurez toutes les peines du monde et vous ne serez jamais sûr de réussir. Vous êtes même sûr de vous rater. Enfin bon. Pod'paille sourit poliment et joyeusement à son interlocuteur en guise de salutation.

-Je vous remercie. Je joue de cet instrument depuis mon enfance. Vous aimez ?

Ah les souvenirs... C'était agréable de parler avec quelqu'un qui semblait apprécier la musique. Enfin, il ne pouvait pas en être sûr qu'elle aime. Mais le fait est qu'elle l'avait félicité et applaudit plutôt que de lui demander d'arrêter de "produire un vacarme insupportable" alors qu'il est en plein milieu d'une improvisation tout à fait splendide. Pas comme d'autres. Enfance difficile. Pourquoi avait-il été élevé par une personne totalement dépourvue de bon goût ? Enfin, "élevé"... Un bien grand mot pour dire qu'ils vivaient sous le même toit et qu'elle lui permettait de manger. Quoi que. Il devait quand même se débrouiller par lui-même pour manger. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle l'avait adopté. Si seulement il avait grandi avec une personne capable d'apprécier les bonnes choses. Mais bon. On ne refait pas le monde avec des "si". La vie est ce qu'elle est. Il n'avait pas eu de chance. Enfin c'était toujours mieux qu'être mort dès la naissance. Sans doute devait-il être un peu reconnaissant envers cette vieille femme. Peut-être que sans elle, il ne serait pas en vie aujourd'hui. Même si elle était vraiment insupportable. Enfin bon, le passé, c'est le passé. Il ne laissa rien paraître sur son visage de ces pensées bien sombres qu'il chassa rapidement. Il préférait reporter son attention sur le moment présent. En l'occurrence, sur la jeune femme en face de lui.

-Pourrais-je savoir le nom de la personne à qui cette magnifique voix appartient ?
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Mer 20 Mar - 20:26
MG eu un sourire presque attendrit devant la candeur de sa réponse. Ainsi il jouait depuis, pour ainsi dire, toujours. Cela expliquait pourquoi ses accords étaient aussi harmonieux et pourquoi elle sentait une telle passion. Pour ne pas se lasser de quelque chose pendant tout ce temps il fallait l’aimait plus que tout au monde.

Elle remarqua qu’il la regardait mais en diagonale, son regard n’était pas fixé sur elle et elle s’en étonna, elle s’en sentit même presque vexé : pourquoi il ne voulait pas la regarder en face ? Puis son compliment lui fit comprendre qu’elle avait horriblement manqué de discernement. D’habitude on la complimentait sur sa beauté, on l’interrogeait sur sa couleur inhabituelle de cheveux, mais on ne chantait pas les louanges de sa voix. Il ne voyait pas. Elle se sentit stupide de ne pas avoir deviné plutôt mais n’en montra rien. Voilà bien la première fois qu’elle était confrontée à un aveugle. Bizarrement elle se sentit fascinée. Comment séduire un homme qui n’avait pas conscience de ses courbes généreuses ? Voilà qui représentait un sacré challenge. Et puis… ça lui donnerait l’occasion d’apprendre à faire plus attention à sa voix : à transmettre tout son charme dedans. Elle n’avait pas la finesse de son ouï mais savait pertinemment que les cordes vocales permettaient des nuances incroyables. Elle s’appliqua donc à continuer de parler sur une voix douce et mélodieuse, une voix qu’elle voulait apaisante mais légèrement enjôleuse. Pas facile du tout.

« Oui j’aime beaucoup. » Murmura-t-elle avant de se rapprocher lentement de lui. Arrivée à proximité elle se glissa doucement contre le mur à son tour. Elle était suffisamment proche de lui pour qu’il sente sa présence mais suffisamment éloigner pour qu’ils ne se frôlent pas.
« J'apprécie la musique mais j’ai rarement entendu quelque chose d’aussi beau. » reprit-t-elle absolument sincère dans ses propos. Son interlocuteur avait un talent certain.

« Appelez moi MG, et si vous vous demandez à quoi ses initiales correspondent sachez que vous ne le saurez sans doute jamais » répondit-elle en plaisantant, bien décidée à détendre l’atmosphère.
« Et vous Maestro, comment vous nommez vous ? »
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Lun 25 Mar - 20:52
Pod’paille cru percevoir que son interlocuteur encore anonyme forçait légèrement sur sa voix pour la faire paraître avec d’avantage de douceur. Chose qui ne servait pas beaucoup. Sa voix était déjà très agréable à l’entendre. Puis il la sentit s’approcher. Il sentait qu’elle était vraiment proche de lui. Juste à côté. Il pouvait sentir son odeur. Très belle odeur, par ailleurs.

En tout cas, il était heureux. Il aimait quand il était en présence de quelqu’un qui apprécie la musique. Il aimait quand on le complimentait sur son art. La personne qui était avec lui était définitivement une personne tout à fait charmante. C’est pour ce genre de personne qu’on a envie de jouer, même si notre félin n’avait pas besoin de ça pour le faire. C’était toujours plus agréable. C’est pour cela que jouer pour lui-même ne le décevait jamais. Parce que forcément, il appréciait ce qu’il faisait. Il est sûr de capter toutes les émotions qu’il met dans sa musique. C’est tout l’avantage. Et puis de toute façon, si on n’aime pas ce qu’on fait, eh bien on ne le fait pas. Mais jouer pour soi et jouer pour quelqu’un d’autre, ce n’est pas tout à fait la même chose. Le plaisir n’est pas le même. On a envie de partager le bonheur qu’on ressent. On a envie de faire comprendre à l’autre sa passion, ses émotions. La musique, c’est bien plus que des notes sur un bout de papier, bien plus qu’une suite de son aménagés dans un certain ordre. La musique, quand elle est bien faite, c’est l’âme du musicien. C’est pour cela qu’il est d’autant plus agréable de jouer en présence d’une personne qui est capable d’apprécier cet art si noble. Pour notre Pod’paille, la communication passait tellement mieux par la musique que par de simples paroles. Les mots n’étaient que de faibles choses.

En tout cas, jouer pour quelqu’un qui savait apprécier, c’était une expérience très agréable. C’est pour cela qu’il ne refuserait pas de jouer pour…pour…euh…

« Appelez moi MG, et si vous vous demandez à quoi ses initiales correspondent sachez que vous ne le saurez sans doute jamais »

…Pour MG. MG ? Voilà un surnom bien surprenant. Des initiales, hein ? Mais que quoi, ça, il semblerait que ça allait rester un mystère. Mais il pouvait laisser libre court à son imagination. A l’envers, ça pouvait donner « Gamme Majeure ». C’était joli. Et bizarrement, il n’avait pas d’autre idée dans l’immédiat. Celle qu’il venait de trouver était juste parfaite. En tout cas, c’était un super moyen de ne pas oublier comment cette demoiselle s’appelait. Demoiselle ou Dame. Il n’en savait rien. Et après tout, c’était le cadet de ses soucis.

« Et vous Maestro, comment vous nommez vous ? »

...Ah zut. Ça, c'était un soucis. Oui, le principe des présentations, c'est que tout le monde doit se présenter. Sinon, c'est très incorrect. Il aurait dû y penser avant de lui demander son nom, à la jeune fille. Il aurait dû se dire qu'il y avait des risques de retour de question. Il n'aimait pas donner son prénom. C'était trop hideux. Tel Cyrano qui refuse de pleurer car ce serait trop laid si le long de ce nez une larme coulait. Enfin, ce n'est pas le moment de faire de la littérature. Pod'paille était bien embêté. Ce serait tout de même impoli de ne pas répondre. Après tout, elle avait bien donné son nom, elle. Enfin, ses initiales. En plus, c'était lui le premier avoir posé la question. C'est malin, ça. Et dire qu'un peu plus tôt, il s'était dit qu'il lui fallait un nom de scène. Il aurait dû y réfléchir un peu plus et en trouver un ! Mais ce n'était plus le moment d'y penser à présent. Sa réponse se faisait déjà suffisamment attendre comme ça. Va pour l'improvisation.

- "Maestro" est un mot si radieux, surtout sortant de votre bouche. Je serai ravi que vous continuiez de m'appeler ainsi.

Le tout avec un magnifique sourire. Vive l'improvisation. Il espérait néanmoins ne pas l'avoir vexé en gardant son prénom secret. Ce serait vraiment dommage. D'autant plus que ce n'était nullement son intention. C'était tout de même très impoli. Il fallait qu'il rattrape cette petite erreur de sa part. Sans arrêter de sourire, il ajouta :

-Je suis navré de ce mystère. Pour me faire pardonner, sachez que si l'envie d'entendre une nouvelle fois le son de mon violon vous prenait, je me ferai un plaisir de jouer pour vous.
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Dim 7 Avr - 13:58
[Arf désolée pour l’attente, je n’avais pas trop d’idée !]

Définitivement Mère-Grand appréciait son interlocuteur. Il savait lui-même s’entourait de cette charmante part de mystère. Il avait l’air mal à l’aise de ne pas lui dire son véritable nom et elle trouvait son espèce de timidité mignonne. Ca lui changeait du caractère exécrable de BBW – qui au passage ne s’était toujours pas manifesté.
Cette pensée la renfrogna légèrement mais il su la calmer. Il savait parlait aux femmes. Elle n’avait pas l’habitude qu’on la complimente sur sa voix, et ma foi, ce n’était pas désagréable.

-Je suis navré de ce mystère. Pour me faire pardonner, sachez que si l'envie d'entendre une nouvelle fois le son de mon violon vous prenait, je me ferai un plaisir de jouer pour vous.

Elle accueillit avec plaisir sa proposition de jouer. Elle ne mentait pas (pour une fois !) quand elle disait qu’elle aimait beaucoup sa façon de jouer.

« Dans ce cas, je vous écouterai avec plaisir, Maestro. » Lui répondit-t-elle d’une voix mélodieuse en accentuant volontairement les syllabes de son pseudonyme. Par malice – car elle savait qu’il s’en sentirait un peu gênait – mais aussi pour attirer son attention, car notre patroyme à ce pouvoir de nous impliquait plus largement. Manipulatrice un jour, manipulatrice toujours. Enfin, ce n’était pas bien grave…

Elle lui sourit même si elle savait désormais qu’il ne pouvait pas la voir. Elle se demanda rapidement ce que ça faisait d’être aveugle. Ne pas pouvoir voir les gens, les couleurs, les formes… Elle le plaignait sincèrement. Cela ne devait pas être facile tous les jours. Et pourtant il gardait cette espèce d’innocence de bonheur dans la musique.
D’ailleurs, comme s’il lisait dans ses pensées il se mit à jouer.

Savourant les notes elle ferma les yeux et se laissa légèrement glissé contre le mur, parfaitement détendu. Néanmoins, comme toujours depuis qu’elle était arrivée là, le calme était éphémère et le son du violon ne tarda pas à être altéré par le bruit du tremblement qui agitait la salle. Mère-Grand se releva d’un bond. Il fallait sortir au plus vite s’ils ne voulaient pas finir écraser par un morceau de plafond.
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Mar 16 Avr - 19:17
[pas de soucis, prend ton temps pour répondre ^^]

Pod'paille se sentit en joie devant la réponse de la jeune demoiselle. Il ne se fît pas attendre pour à nouveau se mettre en position et pour à nouveau laisser son archet caresser les cordes de son violon. Rien ne pouvait être plus doux que le son émanant de son instrument au moment où les notes de musiques sortaient de ce dernier en dansant. Il resta quelques instants dans cet état de profonde paix intérieur...

...Jusqu'à ce qu'il se sentit légèrement déséquilibrer par un mouvement du sol. Là, il fit un très grand effort pour que cette perte d'équilibre n'ai aucune influence sur la note qu'il était en train de jouer. Plutôt tomber et même se casser une jambe ou quoi que ce soit d'autre plutôt que de gâcher la musique ! Non mais ! Fort heureusement, il ne tomba pas et sa jambe resta intact et, encore plus important, il parvint en effet à ne pas faire de geste brusque qui aurait pu massacrer son art musical. Le château était peut-être en train de s'écrouler, c'était peut-être la fin du monde, peu importe. Là, il était en train de jouer alors la fin du monde, elle attendra deux secondes qu'il ait fini son morceau ! Un peu de politesse, que diable ! C'est pour cela qu'il fit comme si il ne s'était rendu compte de rien. Il continua juste de jouer. Sans faire attention aux petits cailloux du plafond qui lui tombaient sur la tête. Après tout, il avait eu droit à pire avant d'entrer dans cette salle.

Bref, tout ça pour dire qu'il ne s'arrêta pas. Si on ne l'avait pas regardé, on n'aurait pas pu savoir qu'il avait manqué de tomber. A aucun moment la musique ne s'était arrêtée. Il restait concentré sur ce qu'il faisait. Paix intérieur et tout et tout. Pod'paille restait fidèle à son rôle de musicien. Heureusement pour lui, il avait bientôt terminé. Ce n'est qu'une fois que la dernière note eu finie de se faire entendre qu'il se décida à abaisser son violon. Ce château était tout de même bien impoli. Sa destruction partielle avait fait du bruit parasite. Il devrait avoir honte. Oui parce que Pod'paille avait comprit qu'il y avait un problème. Quand le sol tremble un peu et qu'on se reçoit des cailloux sur la tête, c'est jamais bon signe. Mais il ne s'affola pas pour autant. De toute façon, il était un chat, il avait neuf vies d'après ce qu'on disait donc bon... il pouvait bien mourir une fois ou deux. Bon après, rien ne dit que cette histoire soit vraie. Dans le doute, autant pas mourir.

Il n'empêche que c'est pas demain la veille qu'on verra notre bon musicien paniquer. Il resta très calme. Et s'il avait perdu momentanément son sourire, c'était uniquement pour manifester son mécontentement à l'égard de cette salle qui tombait en ruine en faisant un bruit des plus désagréables. Déjà que ça avait presque gâché son superbe morceau, voilà qu'en plus ses oreilles délicates étaient soumises à une torture des plus cruelles... Pourtant, d'un point de vue extérieur, ça ne faisait pas tant de bruits que ça. Il avait juste l'ouïe fine et était très exigent pour ce qu'il entend.

En tout cas, il n’avait pas oublié qu’il n’était pas seul ici. Il sentait toujours la présence de la jeune fille à proximité.

-Nous ferions mieux de ne pas rester ici.

C’est bien, cela faisait sans doute un moment que Gamme Majeure avait eu la même idée mais Pod’paille pouvait être lent d’esprit. Disons que lorsqu’il joue, il ne réfléchit à rien d’autre donc forcément, quand il arrête, il a souvent un train de retard. Même deux. Après, il valait mieux ne pas louper le troisième, sinon il devra dormir à la gare. Bon, cette métaphore n’est pas des plus poétique, je vous l’accorde.

Notre félin chercha donc un peu à tâtons le mur pour y retrouver son cher bâton qu'il avait déposé contre ce dernier quelques instants plus tôt. Étrange, il ne le trouvait pas. Il aurait pourtant juré qu'il l'avait posé là... Ah bah oui, quel imbécile... Le sol a tremblé, il avait dû tomber. Il s'accroupit avec toute l'élégance qu'il avait l'habitude d'avoir et chercha son bâton en tâtonnant avec toute l'élégance qu'il est possible d'avoir quand on cherche un bâton par terre. Bon, il mit à peine deux secondes à trouver ce qu'il cherchait. Il le prit, se releva et se dirigea vers... où était la porte, déjà ? En général il prend soin de mémoriser ses déplacements afin de revenir sur ses pas mais là, avec toute cette agitation, il était un peu perdu. Bon, on réfléchit, il avait fait ça, ça et ça donc logiquement, la sortie devait se trouver un peu sur sa gauche. Il fit un pas dans cette direction, le bâton en avant, déjà il rencontrait du vide, c'était bon signe. Puis, à l'intention de la jeune fille en sa compagnie, avec un sourire, comme toujours vers là où il pensait qu'elle devait à peu près être :

-Après vous, très chère.
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